Eté/chaleur = espèces thermophiles = verdettes

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Pas besoin de décrocher la Lune qui n’en peut mais dans la vie rêvée des mycophages mais de décocher quelques rayons du Soleil pour qu’apparaissent quelques Russules verdoyantes. La mycoastrologie retiendra que le Soleil est bien une Etoile d’où la forme de la verdette de droite écartelée par tant d’ardeur solaire.

Un Scléroderme « peau de léopard »

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Rencontrés sous couvert de feuillus tout près d’un chemin dans la ripisylve de l’Eau Bourde à Canéjan (33) ces sclérodermes étaient une des rares espèces présentes en ce jour de sécheresse récurrente.

Macroscopiquement ils se différencient notamment par leur taille (1 à 3 cm de diamètre pour notre récolte) du Scléroderme vulgaire plus massif et au péridium plus épais et craquelé une fois mature. La famille Sclerodermataceae est d’ailleurs caractérisée (Courtecuisse p. 67) par « péridium épais, rhizomorphes fréquents, spores brunes, globuleuses, verruqueuses ou réticulées ».

Chez Scleroderma areolatum les rhizomorphes abondent ainsi que le montre notre photo ci-dessus où des grains de sable s’y accrochent. Le caractère sans doute le plus discriminant est la ponctuation aréolée du revêtement de ce gastéromycète (détail ci-dessous en haut à droite). Certains auteurs parlent de « peau de léopard ». D’autres évoquent une odeur faible de caoutchouc que nous avons ressentie sur notre récolte surtout dans la phase de primo-dessication.

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Microscopiquement (montage ci-dessus) les spores (11,4 X 11µm en moyenne dans notre étude) sont globuleuses et nettement épineuses.

M.P.

Bibliographie: Eyssartier&Roux p. 1048; Courtecuisse&Duhem n° 1727; Bon p.302

Sur le Net (par exemple)Myco DB mycocharentes mushroomexpert fauneflore-massifcentral.fr

Tiques: prudence!

Tique Wikipedia.jpgLes chercheurs de champignons doivent être attentifs à la présence des tiques dans la nature. Elles attendent le passage d’un animal à sang chaud pour tomber d’une plante, fougère ou autre, et se nourrir du sang de leur proie en plantant leur rostre.  La bestiole gonfle alors et se repère ou pas sur la peau. Elle risque de transmettre la maladie de Lyme  Le Journal Sud Ouest évoque ce matin (lien précedent) l’appel lancé au gouvernement par une centaine de médecins qui estiment que « la maladie de Lyme, transmise par les tiques, est sous-diagnostiquée et mal soignée en France. 

Six comme le mois de juin

Photographies de six espèces courantes, immobiles sur l’objectif en cette fin de mois de juin dont trois qui éveillent les papilles.

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Ce Bolet réticulé n’a pas été dégusté ayant déjà fait les délices externes de limaces et plus intimes de vers mignons. Il a néanmoins attiré l’attention de sa station où seront guettés, plus tard, ses congénères.

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En revanche les Verdettes, d’ailleurs présentes sur plusieurs stations, ont eu l’honneur de l’assiette.

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De même que ces Girolles pruineuses fidèles au pied de leur chêne mais s’aventurant hors sol en moins grand nombre cette année alors que des cémaistes lot-et-garonnais ont rempli quelques paniers de ces champignons tout jaune.

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Quand le fauve montre ses dents. Cette amanite délicate mérite une pause pose pour en saisir l’élégance.

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Elle a tout d’un lactaire sans le lait cette russule…

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Enfin, en sixième position comme le mois de juin sur le calendrier, ces collybies ont quelque peu séché sur leurs pieds en fuseau bottés par quelques déchets de bois cachés par la mousse.

 

Un début de printemps sur le BRF et incursions en prairies(I) par Jacques Beck Ceccaldi

Nous publions le premier volet d’une étude de Jacques Beck Ceccaldi, co-fondateur du CEMA et chargé des études mycologiques, consacrée à quelques espèces rencontrées ce début de printemps sur le BRF et en prairies.

Aujourd’hui, focus sur Agaricus arvensis, Agrocybe praecox et Pluteus nigrofloccosus .Récoltes faites en Gironde – Bordeaux et environs. Avril – Mai 2016 (à suivre).

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  Agaricus arvensis J.C. Schaeff. : Fr. Psaliotte des jachères … Boule de neige

Chapeau : 5 à 15 cm de diamètre, globuleux si jeune puis convexe, lisse (parfois fibrilleux) et blanc à surface se déchirant en lambeaux concentriques du centre vers la marge par temps chaud et sec. Il jaunit en vieillissant. Chair : blanche, épaisse. Odeur anisée Saveur : douce. Lames : libres, larges, roses puis brun foncé à noir par les spores, arête entière. Stipe : 5-10 x 1-2,5 cm, cylindrique, plein, blanc et jaunissant faiblement au toucher. Anneau blanc, membraneux à roue dentée dessous. Habitat : de par son appellation, du latin arvum = champ labouré ou pâturé (ou en jachère) et suffixe « ensis » qui pousse dans les champs. Pairies mais tout près de peupliers pour ces exemplaires.                                       

 Type trophique *: (relatif à la nutrition) Shu = saprotrophe humicole                                   Statut patrimonial : (Liste rouge pour la France : R. Courtecuisse) HL = taxon évalué mais non menacé. 

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Basides : tétrasporiques, banales, sans boucles, 15-20 µm.  Sporée : brun foncé à noire.  Spores : ellipsoïdes, à parois épaisses, 6-8(9) x 4,5-5,5 µm. Cellules de la marge : (poils) cylindriques ou clavées, hyalines, 25-40×7-15 µm.  Pleurocystides : inexistantes.

 

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Agrocybe praecox    (Schaeff.) Pers.   Agrocybe précoce

Chapeau : 3 à 10 cm, hémisphérique, devient craquelé au soleil, très jeune brun noirâtre puis jaune pâle à centre plus foncé avec des restes de voile blanchâtres à brunâtres. Lames : libres, blanches jeunes puis beiges, arête entière. Stipe : 12 x 3 à 4 cm, cylindrique membraneux blanc à anneau en jupe blanche ou jaune pâle. Base pourvue de rhizoïdes blancs sur lesquels on peut voir, parfois, plusieurs primordiums (voir détails zoom photo ci-dessous).Jacques Beck Ceccaldi, CEMA, BRF, prairies, printemps, Agaricus arvensis, Psaliotte des jachères, Boule de neige

Chair : blanche dans le chapeau et plus brune dans le pied. Odeur : farine rance.  Non comestible.

Habitat : en centre-ville envahissant un parterre de plantes ornementales couvert de bois raméal fragmenté le long d’un trottoir, aussi sur les bords d’un chemin clair envahi par le Gratteron aparine (Gaillet – Rubiacées) sous chênes et charmes.

Type  trophique *: (relatif à la nutrition) Shu = saprotrophe humicole.

Statut patrimonial : (Liste rouge pour la France : R. Courtecuisse)  HL = taxon évalué mais non menacé.

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Basides : tétrasporiques, peu clavées, sans boucles, 40 x 10 µm, stérigmates assez longs 3 à 4µm.

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Sporée : brune. Spores : ellipsoïdes à losangiques, lisses, à parois épaisses et pore germinatif très net. 8-10 (12) x 5-6(8) µm.

jacques beck ceccaldi,cema,brf,prairies,printemps,agaricus arvensis,psaliotte des jachères,boule de neigeMarge des lames portant de très nombreuses cheilocystides clavées, bouclées et caténulées, non béquées ou courtement.

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Les pleurocystides de la face des lames  ne se contentent pas d’être béquées puisqu’elles peuvent porter un rostre important.

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Au-dessus de l’anneau le pied porte en surface de nombreuses caulocystides plus ou moins clavées à parois simples.

 

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 Pluteus nigrofloccosus   (R. Schulz) Favre    Plutée à arête noire

Synonymes : Pluteus tricuspidatus  Velenovsky, Pluteus atromarginatus  (Konrad) Kühner

Chapeau : 5 à 15 cm, brun noirâtre, convexe puis élargi mamelonné. Visqueux si humide. Centre couvert de squamules dressées mais apprimées si humide et pouvant passer inaperçues. Marge lisse et incurvée. Chair crème à blanchâtre et forte odeur raphanoïde. Lames : libres, larges, roses à arête  brune. Stipe : 15 x 3 cm, cylindrique, plein et fibrilleux de brun sur fond blanc.

Habitat : grégaire, isolé sur bois de conifères (BRF) le 2 avril 2016. Tendance montagnarde rare en plaine. Comestibilité : risque d’être indigeste.

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Basides : tétrasporiques, banales, boucles** rares, 20-30 x 8-10 µm. Sporée : brun rougeâtre. Spores : ellipsoïdes, lisses, roses, 5-8 x 4-6 µm.

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Cheilocystides : cystides marginales** très nombreuses, lisses, clavées, présence de lamprocystides (nombreuses ou rares à absentes**) intercalées et souvent dépourvues (ou pourvues**) de crochets.

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Lamprocystides : nombreuses pleurocystides à crochets (2 à 4) et parois épaisses.

Type  trophique *: (relatif à la nutrition) Sl = saprotrophe lignicole.

Statut patrimonial : (Liste rouge pour la France : R. Courtecuisse)  HL = taxon évalué mais non menacé.

 Remarques : dans l’individu décrit ici l’arête des lames possède des cystides pleurocystidiales intercalées très peu nombreuses et sans crochets apparents. Dans le revêtement du chapeau les hyphes sont bouclées aux cloisons.

Reportage mycologique Jacques Beck Ceccaldi

* Référentiel mycologique extrait de l’inventaire mycologique français rédigé par R.Courtecuisse (S.M.F.).

** Bien lire les descriptions des auteurs pour se rendre compte des différences certainement attribuables au caractère polymorphe de certaines espèces fongiques, mais pas seulement ! Peut-être est-ce une autre espèce que P. nigrofloccosus?

 

Amanites de printemps suite: SOUVENIRS-SOUVENIRS… 2

A la suite de notre dernière notule à propos des Amanites printanières landaises, Jacques Guinberteau, co-fondateur et conseiller scientifique du CEMA, qui a depuis longtemps fréquenté ces espèces sur le terrain, les a étudiées et décrites, nous confie quelques unes de ses archives.

Après un premier volet  publié hier et relatant notamment l’historique de leur médiatisation dans le « mundillo myco » voici la deuxième partie de notre retour SOUVENIRS-SOUVENIRS extraite des archives confiées par Jacques Guinberteau:

– un PDF AmanitesLandaises.pdf d’un article paru en 2002 dans le Bulletin mycologique et botanique Dauphiné-Savoie sous la signature de Jacques Guinberteau et Pierre-Arthur Moreau intitulé « Notes de récolte sur les amanites vernales landaises » où il est aussi question de Amanita decipiens, A. curtipes, A. ponderosa outre le « tiercé » boudieri-beillei-gilbertii.

– et quelques photos in situ

Amanita beillei

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Amanita boudieri

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Amanita gilbertii

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Le 8 mai 2008 avait été moins poussif que celui de 2016 ou plutôt … plus riche en pousses. Un grand merci Jacques G. 

 

Les champignons et la Mycoliste au cœur de la 6ème Journée scientifique Toxicologie et Médecine d’urgence au CHU de Bordeaux

Il a aussi été question des envenimations par les araignées en France et même de crapaud mais le CEMA, participant à la Mycoliste (voir plus loin), invité à cette 6ème Journée scientifique Toxicologie et Médecine d’Urgence était attentif et peut-être un peu plus compétent en matière d’intoxications par les champignons. Présentées plus en avant qu’en … toile de fond, les sujets champignons étaient abordés en effet en début de programme.

Cette journée validant le Développement Professionnel Continu était organisée par le Pôle Médico-Judiciaire et le Pôle Urgences Adultes, SAMU-SMUR du CHU de Bordeaux (Comité organisateur: Dr Regis Bedry, Dr Magali Labadie et Dr Françoise Penouil). Elle rassemblait plus de quatre vingt participants de toute la France, des professionnels, médecins, pharmaciens, urgentistes et autres scientifiques confrontés à des cas cliniques où de bonnes connaissances actualisées peuvent permettre l’application de thérapeutiques les mieux adaptées en fonction des moyens à disposition pas forcément à proximité immédiate. 

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Parmi les intervenants, à gauche, Dr Régis Bedry, Pôle Médico-Judiciaire, responsable de l’Unité Sécurisée Inter-Régionale CHU Bordeaux; en haut à droite Dr Magali Labadie, Pôle Urgences Adultes, SAMU-SMUR, Responsable médical du Centre Antipoison et de Toxicovigilance Aquitaine Limousin Poitou-Charentes, Dr Gaël Le Rouxet Dr Chloé Bruneau Centre antipoison et de Toxicovigilance CHU Angers, Dr Antoine Villa Centre antipoison et de Toxicovigilance Paris; en bas à droite Dr Odile Pillet, Michel Pujol (CEMA) modérateurs pour les trois premiers sujets concernant des champignons.

Il revenait au Dr Antoine Villa (CAP Paris) de traiter de l »identification d’un champignon toxique au Centre Antipoison: intérêt de la [Mycoliste]« 

Mise en place en 20014 la Mycoliste compte aujourd’hui 53 mycologues référents de toute la France (dont quatre du CEMA) à qui les Centres Antipoison adressent, par mail, photos et informations sur des champignons suspectés d’avoir provoqué des intoxications ou suscitant des inquiétudes (gamins ayant croqué des champignons, doutes d’adultes sur espèces déjà consommées, par exemple). Le but est d’identifier rapidement l’espèce et d’en induire un traitement médical approprié. Gagner du temps et viser le plus juste possible.

En 2014 il y a eu 355 demandes d’identification et 302 en 2015 avec des pics, logiques, les mois de septembre octobre et novembre. Dans le top 5 des espèces en cause, le Bolet de Satan (Boletus satanas), le Clitocybe de l’olivier (Omphalotus illudens), l’Agaric jaunissant (Agaricus xanthodermus) et la redoutable Amanite phalloïde (Amanita phalloïdes) responsable de la majorité de décès par ingestion de champignon.

La moyenne de temps de réponse par les mycologues de la Mycoliste est de 19 minutes a calculé le Dr Antoine Villa qui soulignait qu’à quatre heures du matin il y avait aussi des réponses… Précisons qu’il n’est pas demandé aux mycologues d’assurer une veille au contraire des CAP qui, pour y faire face certains jours élargissent leurs zones d’interventions certains jours notamment à Bordeaux, Toulouse et Marseille. Selon les cas il peut y avoir une identification recoupée par un autre mycologue et des échanges d’expérience à partir d’un cas clinique propice à la discussion.

Parmi les buts recherchés, il s’agit aussi d’identifier de nouvelles espèces toxiques. Anciennement on connaissait les risques du Bidaou , plus récemment le shiitake est impliqué dans des cas de dermatites flagellaires et aujourd’hui on enregistre des intoxications dans certaines conditions (pas bien cuites, grosses quantités) avec des morilles. Comestible aujourd’hui en fonction des connaissances actuelles et il reste encore beaucoup à découvrir en matière de toxicité des champignons sans oublier que vous mangez ce que les champignons mangent et transforment. Attention aux lieux de cueillette pollués et aux quantités ingérées, aux vieux bouquins aujourd’hui dépassés. Prudence et modération même si c’est gratuit car l’addition peut être lourde.

Dans son intervention sur le « Nouvel algorithme diagnostique des intoxications par les champignons » le Dr Régis Bedry (Unité Sécurisée Inter-Régionale – CHU Bordeaux) détaillait les procédures classiques et nouvelles pour dresser un tableau des cas cliniques et agir en conséquence, une démarche complexe pour un béotien qui retient que les ressources scientifiques s’affinent et que le monde médical adapte au présent ses clés de lecture et d’actions. Régis Bedry relevait que Amanites et Cortinaires demeurent les cas « les plus graves ».

Aussi était-il important que dans le cadre de ce séminaire de toxicologie en partie dédié aux champignons le DR Chloé Bruneau (Centre antipoison et de Toxicovigilance -CHU Angers) fasse le point sur « Les intoxications phalloïdiennes : protocole de prise en charge« . Il y était rappellé, point d’Histoire, les expériences du Dr Bastien, personnage atypique et les progrès face au syndrome phalloïdien (qui apparaît tard) « responsable de 90 à 95% des décès » par ingestion de champignon. L’utilisation notamment aujourd’hui de Silymarine/Silibiline (LEGALON SIL®) et parfois des greffes de foie accroissent les chances de survie. Il y a encore des décès. 

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Deux exemples de photos où Amanita phalloïdes a été reconnue et authentifiée par les mycologues de Mycoliste

« Les intoxications par les champignons comestibles Shiitaké » ont aussi fait l’objet d’une communication par le Dr Gaël Leroux (Centre Antipoison et de Toxicovigilance-CHU Angers). Outre ce que nous avions évoqué dans notre blog ( dermatites flagellaires ) et des cas cliniques apparus depuis il a été  précisé que dans des champignonières où sont cultivés les shiitake des travailleurs ressentaient des manifestations eczematiformes.

Bilan d’une année d’expositions par champignons

Enfin, hors séminaire mais pas hors sujet et en rapport avec les acteurs réunis à Bordeaux, nous donnons ci-dessous quelques éléments tirés d’un bilan des « expositions par champignons en 2014 » établi par le Dr Chloé Bruneau (CAPTV Angers). L’InVS et le CAPTV d’Angers assurent une veille sanitaire nationale des intoxications par champignons recensées par l’ensemble de CAPTV. 

Plus de 2200 cas d’exposition par ingestion de champignons ont été recensés du 1er janvier au 31 décembre 2014. Pour chaque dossier ont été pris en compte les critères d’imputabilité, de gravité, le syndrome mycotoxique, la détermination de l’espèce de champignon incriminée et/ou le dosage de mycotoxines spécifiques, l’identification formelle par le réseau « Mycoliste » (lorsqu’unephotographie des champignons incriminés était disponible).

Il en ressort que, en 2014, sur plus de 2200 cas d’exposition recensés, près de 2000 ont été inclus dans l’étude. Parmi les plus de1200 cas symptomatiques , un syndrome mycotoxique a pu être déterminé dans près de 800 cas. « Le syndrome résinoidien était de loin le plus fréquent et le moins grave avec 72% des syndromes identifiés. Avec plus de 50% de gravité forte … le syndrome phalloïdien restait le syndrome le plus pourvoyeur de décès…. 43% des cas asymptomatiques concernaient une ingestion accidentelle par un enfant »

Dans le tableau dressé par

– syndromes mycotoxiques (résinoidien,sudorien,panthérinien, narcotinien, coprinien, phalloïdien, orellanien, neurotoxique aux morilles, dermatite flagellaire) – gravité (faible, moyenne, forte, décès)                                                            – principale espèce recherchée/principale espèce en cause identifiée

on compte deux décès consécutifs au syndrome sudorien (près de 80 cas), trois autres décès liés au syndrome phalloïdien (près de 40 cas); cinq situations sont estimées de gravité forte suite à un syndrome panthérinien (près de cinquante cas) et quatre de gravité forte également (7 cas) dues au syndrome orellanien.

Au chapître de la gravité faible ou moyenne, étant entendu que celles et ceux qui en ont soufert n’ont pas trouvé cela anodin, on trouve le syndrome résinoïdien (un peu plus de 550 cas), le syndrome neurotoxique aux morilles (plus de 20 cas) et la dermatite flagellaire (4 cas).

En conclusion de ce bilan le Dr Chloé Bruneau précise qu »il s’agit de la première série nationale combinant une analyse systématique syndromique et une expertise mycologique. Les intoxications par champignons restent un problème de santé publique et la veille nationale permet en temps réel d’alerter les autorités publiques, à des fins d’information et d’informer le public, tout en identifiant rapidement les syndromes émergents ».

Problème de santé publique, alerter les autorités publiques: on ne peut que souscrire à cette réalité. Cet état des lieux devrait conduire, à notre avis de mycologue souvent sur le terrain pour guider entre autres des sorties champignons avec le grand public mycophage, mycophile et passionné, à des campagnes de sensibilisation de la part des autorités publiques qui ne manquent pas de spécialistes en communication… Aidés par quelques mycologues, actifs sur la Mycoliste, l’idée peut faire son chemin jusqu’à l’automne avec ses pics de consommations et d’intoxications.

Michel Pujol 

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Venus de toute la France, plus de quatre vingt acteurs de notre santé d’urgence.

Un hiver sur le BRF par Jacques Beck Ceccaldi

  Chargé des études mycologiques au CEMA, Jacques Beck Ceccaldi  présente ici un florilège de ses récoltes sur BRF (Bois Raméal Fragmenté) faites en Gironde, Bordeaux et environs de fin décembre 2015 à début avril 2016

         Espèces      Observations réalisées du … au …

Agaricus bisporus        29 01 2016   –   08 03 2016

Amanita citrina          06 02 2016   –   14 02 2016

Crepidotus cesatii          23 01 2016

Crucibulum  laeve           15 01 2016

Hebeloma crustuliniforme       30 12 2015   –   28 01 2016

Laccaria laccata          01 02 2016   –   14 02 2016

Lacrymaria lacrymabunda      04 01 2016

Pholiota lenta         24 12 2015   –   06 01 2016

Pholiota gummosa       08 01 2016   –   16 02 2016

Pholiotina teneroides     22 10 2015

Pluteus cervinus       26 12 2015   –   14 02 2016

Agrocybe rivulosa                  24 12 2015

Tapinella panuoides       12 01 2016   –   15 02 2016

 Agaricus bisporus  (J.E.Lange) Imbach    Champignon de Paris

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                              Le très célèbre Champignon de Paris dans sa forme sauvage est beaucoup moins connu d’autant plus que sa niche écologique favorite se trouve en lisières des vieux cyprès ou des fourrés de Tamaris qui protègent les stations balnéaires de la côte atlantique et qu’il n’est pas rare de le rencontrer en front de dune blanche. Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir plusieurs exemplaires de l’Agaric bisporus dans un petit parterre arboré de plantes basses sous érables (Acerabulus), entourant une place devant une école primaire à Bordeaux rive droite. La terre est protégée par une bonne couche de BRF (Bois Raméal Fragmenté) appellation donnée aux résidus de broyage de branches destinés à protéger le sol et favoriser le développement de l’humus. Observations sur site du 26 01 ou 21 02 2016 puis revue de nouveau le 08 03. Lieu supportant un énorme facteur anthropique mais comment s’attendre à autre chose en plein centre-ville ?

Le passage en bleu fait référence au « Petit livre des champignons des dunes » de J.Guinberteau aux éditions confluences – Juillet 2011.

Chapeau : 5 à plus de 10 cm de diamètre, globuleux si jeune puis convexe, lisse et mat brun sale à surface se déchirant en squamules apprimées et concentriques. Chair : blanche, épaisse, devenant rouge vineux puis pâlissant. Odeur et saveur : douce de noisette. Lames : adnées à libres, étroites, rose clair puis brun pourpré à noir par les spores, arête entière. Stipe : 5-8 x 2-4 cm, cylindrique, plein, blanc et brunissant au toucher. Anneau blanc, ascendant, épais et double  à profil transversale triangulaire.

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Basides bisporiques: à 1ou 2 stérigmates,  sans boucles, 20-25 x 7,5-8,5 µm.

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 Sporée : brun pourpre foncé.  Spores : ellipsoïdes, à parois épaisses, 7-9,5 x 4,5-6,5 µm.

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Cellules de la marge : cylindriques, hyalines, 25-40×7-12 µm

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(très jeunes elles sont globuleuses et soudées).  Pleurocystides : non observées.  

Amanita citrina   (Schaeff.) Pers.   Amanite citrine

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                              A l’entrée d’un petit parc public, en centre-ville, un pin maritime a été planté il y a deux ans et la terre remplacée par un mélange à base de sable.

Chapeau : 3 à 10 cm, hémisphérique, jaune pâle avec des restes de voile blanchâtres à brunâtres. Lames : libres, blanches, arête entière. Stipe : 12 x 3 à 4 cm, cylindrique à bulbe marginé blanc à anneau blanc ou jaune pâle, membraneux. Chair : blanche ou jaune pâle et forte odeur de rave ou pomme de terre crue. Comestibilité : bien que faiblement ( ?) toxique il est déconseillé de le consommer.

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Basides : tétrasporiques, peu clavées, sans boucles, 40 x 10 µm, stérigmates assez longs 3 à 4µm.

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Sporée : blanche. Spores : subsphériques, lisses, 7,5-9,5 x 7,5-9 µm, hyalines.

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I+ (spores amyloïdes).

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Marge des lames portant de nombreuses cheilocystides clavées et caténulées.

Crepidotus cesatii  (Rabenh.) Sacc.    Crépidote à spores sphériques

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 Chapeau : 0,5-2,5 cm, velouté, blanc. Lames : nettement espacées à reflets rosâtres.

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Stipe : absent, un point d’insertion au substrat (branche de feuillus à terre) plus ou moins décentré.

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Sporée : brun rougeâtre. Spores : subglobuleuses, épineuses, 6-8 x  5,5-7,5 µm. Seules les spores ont été observées ici. Cheilocystides : polymorphes, ramifiées, 22-50 x 7-12µm.

 Crucibulum laeve  (Huds.) Kambly    Crucibule lisse

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Vase profond blanchâtre à jaunâtre plus-haut que large 6(10)x 7 mm, clos par un épiphragme jaune puis blanc en s’ouvrant qui laisse apparaître une douzaine de péridioles lenticulaires ocres attachées par un funicule mince et court.

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Ces péridioles contiennent des spores ellipsoïdes 7-10-3,5-5 µm. Courant toute l’année sur résidus ligneux.

Hebeloma crustuliniforme   (Bull. : Fr.) Quélet    Hébélome croûte de pain  (Hors BRF)

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Chapeau : 3 à 6 (10) cm, crème ocracé pâle, convexe puis élargi mamelonné. Visqueux si humide, marge lisse et incurvée. Chair crème à blanchâtre et forte odeur raphanoïde. Lames : émarginées, étroites, rose crème, exsudant des « larmes opalescentes » qui laissent des taches brunes en séchant. Stipe : 10 x 2,5 cm, cylindrique, creux et fragile sur le tard à feutrage blanc sur toute la longueur (caulocystides). Habitat : grégaires, isolés ou en rond de sorcière sous feuillus ou conifères (espèce mycorhizique). Courant toute l’année.

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Basides : tétrasporiques, banales, bouclées, 30-40 x 8-10 µm.

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Sporée : ocre-brun. Spores : ellipsoïdes à + ou – en amande, 10-13×5-7 µm. Si finement verruqueuses que la définition de notre image ne peut mettre en évidence les protubérances verruqueuses.

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Cheilocystides : présence si dense que la marge des lames est rendue stérile. Cylindriques, à peine renflée à l’apex, 30-70×5-11 µm. Pleurocystides : non observées.

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Caulocystides sur tout le pied, cylindriques, peu capitées, 30 à 80 µm. (voire plus).

Laccaria laccata var. pallidofolia   (Peck) Peck   Laccaire laqué à lames pâles

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Chapeau : 2-4-8 cm, hémisphérique à convexe étalé et centre déprimé, hygrophane carné si humide et beige au sec, squameux au centre sur le tard, marge striolée. Chair : mince, blanc à rose. Lames : adnées émarginées, épaisses,  larges, arêtes entières. Stipe : 5 à 10 cm x 5 à 8 mm, cylindrique puis creux, striolé et fibrilleux. Habitat : grégaires ou cespiteux, photographiés ici sur plate-bande à sol protégé par du BRF sous pin parasol.

Basides : tétrasporiques bouclées,  30 x 10 – 15 µm.

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Sporée : blanche. Spores : globuleuses, épineuses, hyalines, 7-9  6,-8,5 µm. Cystides : absentes mais présence de cellules marginales cylindriques bouclées. Les cloisons des hyphes du revêtement du chapeau sont aussi bouclées.

Lacrymaria lacrymabunda  (Bull. : Fr.) Pat.   Psathyrelle larmoyante

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Chapeau : 3-8 (10) cm, convexe à aplani mais umboné, feutré à squameux brun rouille. Chair : brun olivacé, épaisse. Lames : adnées émarginées, brun gris à noires, arête blanche larmoyeuse tachée de noir en séchant. Stipe : 5-10 cm x 5-10 mm, cylindrique et floconneux chiné, roux mais poudré de blanc au-dessus d’une zone annulaire très fugace.

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Basides : banales, clavées, tétrasporiques, bouclées, 20-30 x 8-10µm.

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Sporée : noire. Spores : en amande ou ellipsoïdes suivant l’angle observé, verruqueuses et noires avec gros pore germinatif saillant, 8,5-10,5 x 5,5-6,5 µm. Cheilocystides : cylindriques capitées, 40-70 x 5-10 µm. Pleurocystides : non observées. Caulocystides : au-dessus de la zone annulaire et semblables aux cheilo.

 

Pholiota gummosa  (Lasch. : Fr.) Singer    Pholiote gommeuse

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Chapeau : hémisphérique puis convexe aplani, diamètre 2 à 5 cm, visqueux si humide, au sec blanc lavé de verdâtre orné de squamules apprimées plus ou moins visibles surtout si lavées par les pluies et large ornée des débris du voile secondaire (anneau sur le pied). Chair : blanchâtre. Odeur : nulle. Lames : décurrentes par une dent, arête ciliée blanche. Stipe : 3-6 x 3-7 cm, cylindrique plein puis creux sur le tard, zone annulaire fugace, floconneux squameux à base brun rouge.

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Basides : petites et banales 20-25 x 6-8 µm.

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Sporée : brun rouge. Spores : ellipsoïdes lisses avec un pore germinatif visible, 6-8 x 3,5-4,5 µm.

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Cheilocystides : cylindriques sinueuses capitées, 30-50 x 4-9 µm.

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Les pleurocystides sont en fait des chrysocystides à inclusion + ou -jaunâtre dans le KOH bien que cette réaction ne soit pas toujours évidente. La réaction est par contre très évidente dans les espèces dont le contenu des cystides vire totalement en jaune et ne sont donc pas des chrysocystides.

Pholiota lenta   (Pers. : Fr.) Singer    Pholiote gluante

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Chapeau : hémisphérique à convexe étalé, ocre crème plus foncé au centre, diamètre 5 à 10 cm, squamules blanches à ocre engluées sur le chapeau après la pluie qui sèche très vite même au faible soleil de février où il devient mat et sec. Marge aigüe ornée de restes du voile. Chair : blanche. Odeur : douce de polypore.

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Lames : mêlées de nombreuses lamelles et lamellules, blanches à brun rouille par les spores, décurrentes par une dent, arêtes blanches. Stipe : 3 à 9 x 0,5 à 1 cm, cylindrique plein, fibrilleux et squameux de blanc sous l’anneau mais poudré de blanc au-dessus et devenant brun plus foncé sur le tard.

Basides : banales, tétrasporées bouclées, 20-30 x 7-9 µm.

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Sporée : brun rouille. Spores : ellipsoïdales faiblement arquées, parois épaisses mais pas de pore germinatif, 6-8 x 3,5-4,5 µm.

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Cheilocystides lagéniformes, 40-65 x 10-15 µm très nombreuses sur la marge des lames.

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Pleurocystides : semblables et tout aussi nombreuses mais bien que le contenu puisse se colorer totalement en jaune sous le KOH elles ne sont pas des chrysocystides et leur long rostre peut apparaître rouge foncé alors que le reste du contenu serait beaucoup plus clair.

Pholiotina teneroides   (Lge) Singer   Pholiotina délicate

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                                          Genre Pholiotina appartenant aux Bolbiticeae. Elle est la seule Pholiotina à posséder des basides bisporiques.

Chapeau : diamètre 8 à 25 mm, hémisphérique puis étalé sur le tard, revêtement lisse mais ridulé, hygrophane, orange foncé si humide à ocre pâle par le centre au sec. Chair : ocre, mince. Odeur : nulle. Lames : adnées, jaune olive à arête blanche dentée. Stipe : rigide creux, 4 à 6 x 1,5-2,5 mm, cylindrique cassant, brun à anneau juponnant à face supère striée.

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Basides : clavées, 16-20 x 8 µm.

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Sporée : brun rouge. Spores : ellipsoïdes, parois épaisses et pore germinatif tronqué, 14-17 x 5-7 µm. Cheilocystides : clavées, en forme de spatule, 25 à 35 µm, pédicellées 35 à 50 x 10 µm. Pleurocystides : non observées.

 Pluteus cervinus   (Schaeff.) P.Kumm.  Plutée couleur de cerf

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Chapeau : 5 à 15 cm, convexe aplati et umboné, lisse, soyeux et fibrilleux, ocre brun foncé à brun noir au centre. Marge : aiguë. Chair : blanche. Odeur : radis. Lames : libres, blanches si jeunes et roses par la suite, arête blanche. Stipe : plein, cylindrique, fibreux, 5-15 x 0,7 à 2-3 cm.

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Cuticule : articles terminaux émergents très longs, jusqu’à 250 µm (trichoderme). Dans cette espèce aucun article des hyphes n’est bouclé.

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Basides : ventrues, tétrasporiques, sans boucle, 25-35  8-10 µm.

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Sporée : ocre à rosâtre. Spores : elliptiques larges, lisses, 6-9 x 4,5-6,5 µm.

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Cheilocystides : fortement clavées, 25-45 x 10-25 µm, mêlées  ou pas de cystides à crochets semblables aux pleurocystides et de dimensions à peine plus courtes 30-60 x 10-20 µm. . Pleurocystides : 2 à 4 crochets (parfois un seul ou 5), parois épaisses, + ou – ventrues jusqu’ à 90 x 15-20 µm.

Agrocybe rivulosa Nauta

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NDLR- Cette espèce avait suscité (précédente mise en ligne) quelques recherches vers les strophaires et tricholomes mais sans concordances avec les dimensions macroscopiques et analyse des principaux éléments microscopiques (voir basides tétrasporiques, spores avec pore germinatif, cystides seulement faciales et sans réactions au KOH).

Deux posts sur Facebook (« CEMA » et « Champignons: au gré de nos pas ») nous ont bien aidé à nous mettre sur la voie d’un Agrocybe et particulièrement  A. rivulosa Nauta. Merci à Linda Wieinui Tarahu et à Pierre-Arthur Moreau. Ce dernier commentait ainsi notre avis de recherche facebookien pour ce « sans nom » d’alors: « on dirait bien Agrocybe rivulosa mal développé » et à la question d’une internaute « connaissez-vous les essences qui composent le BRF » (qui suivait) PAM ajoutait: si c’est bien Agrocybe rivulosa je parierais pour du peuplier ». Dans le Guide des Champignons de France et d’Europe, Régis Courtecuisse  (n°1298 note que « A. rivulosa … connaitune expansion fulgurante en Europe (paillis, composts ou débris ligneux des parterre et parcs urbains) ».

Chapeau : diamètre 5-10 cm, ocre brun lisse et mat (centre bosselé – 2 – ), convexe, marge aiguë. Lames : émarginées, nombreuses lamelles et lamellules (4), blanches puis grises à arête blanche mais colorée de brun roux par les spores. Chair : épaisse et blanche. Odeur : sans. Stipe : 6 à 12 x 2 à 3 cm (4 cm à la base couverte de nombreux cordons mycéliens blancs- 3 -), cylindrique vite creux (6) mais très dense, blanc fibreux coloré par les spores. Anneau : membraneux (5), supère et rapide à disparaître.

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Basides : banales évasées, tétrasporiques, 25-30 x 8-9 µm.

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Sporée : rouille. Spores : 8-10(12) x 6-7 µm. sans tenir compte des spores les plus petites et les plus grandes, amygdaliformes. Parois épaisses avec pore germinatif très net.

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Cystides : uniquement faciales, pleurocystides très ventrues à rostre court ou allongé, sans réactions au KOH, 30-60 (70) x 15-25 µm.

 Saison et lieu : première semaine de mars 2016. Lormont (La Buttinière) – Gironde. Ecologie : au bord d’un chemin en forêt (plutôt ce qu’il reste de la forêt !) sur sol couvert d’une épaisse couche de bois fragmenté (feuillus) et résidus de tonte envahis par Galium aparine (Rubiacées) le Gaillet grateron (plante qui s’accroche à tout ce qu’elle rencontre dans le besoin de s’élever vers la lumière). En raison de sa localisation cet endroit supporte un énorme facteur anthropique.

Tapinella panuoides   (Fr. : Fr.) E.-J. Gilbert   Paxille faux panus

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Chapeau : 3 à 8-10 cm, ocre crème, lobé et feutré. Chair : insignifiante. Lames : jaunes, flexueuses, anastomosées mais facilement détachables. Odeur : fruitée ! Ecologie et situation : Apparus en grand nombre sur BRF autour de la mairie de Lormont (Gironde)  pendant plus d’un mois (du 12 01 2016 au 15 02 2016).

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Spores : + ou – ovoïdes 4-6 x 3-4 µm.

Reportage mycologique

Jacques Beck Ceccaldi

 

Au printemps, en Ariège, avec les Bigourdans

Connaissez-vous la Forêt Royale de Sainte-Croix-Volvestre ? Un petit coin de paradis mycologique pour Nicolas de Munnik expert et guide de ces deux journées partagées avec les amis de l’Association Mycologique de Bigorre. Ajoutez à cette sapinière naturelle très ancienne et remarquable à un peu plus de 300m d’altitude, un autre biotope plus propice aux apparitions printanières, sous frênes en particulier, d’ascomycètes dont quelques uns goûteux bien cuits ou séchés. Nos pas, alors motorisés, nous conduiront, à quelques kilomètres de là, du côté de Gourbit toujours chaperonnés, pour notre plus grand plaisir, par Nicolas. 

Ischnoderma-benzoinum-SCV.jpg

Ce week-end des 9 et 10 avril, il ne fallait pas s’attendre à trouver dans la sapinière une fonge très diversifiée en dehors des espèces lignicoles tels ces « vieux » Ischnoderma benzoinum accrochés à leur sapin.

Neolentinus-adhaerens-SCV.jpg

Ou bien, plus frais, Neolentitus adhaerens, des Lentins qui collent au doigt quand on les tapote du chapeau, eux aussi bien accrochés à leur sapin.

Neolentinus-adhaerens-arête.jpg

Outre ce côté attachant de l’espèce, on remarquera l’aspect très denticulé des lames et un stipe, pour notre récolte, très velu.

Fomitopsis-pinicola-RB.jpg

Autre espèce « classique » des résineux présente à Sainte-Croix-Volvestre, le Polypore marginé gouteux en larmes et pas goûteux. On ne saurait trop défendre l’intérêt d’une orthographe à l’écriture bien droite…

Amanita-junquillea-SCV.jpg

Comme une fleur se détachant d’un fond vert sapin, une Amanite jonquille bien jaune ornée de squames délicates blanches.

Sarcosphaera-coronaria-SCV.jpg

Et nous la retrouvons encore ici « notre » Pézize couronnée objet de précédentes notes mais ne sommes nous pas dans une Forêt Royale? Alors, quoi de plus normal qu’une couronne en ces lieux. 

Hygrophorus-marzuolus-GLB.jpg

L’œil gourmand de l’ami Georges ne pouvait le manquer tant ce champignon est goûté des mycophages en particulier des Espagnols. Nous n’avons trouvé toutefois qu’un seul Hygrophore de mars. N’étions-nous pas en avril!

Calocybe-gambosa-SCV.jpg

En revanche, ils étaient plus nombreux, cette fois hors sapinière, sous peupliers, toujours à Saint-Croix-Volvestre, en bordure d’un lac, repérés la veille par … Georges, ces Calocybe gambosa appelés aussi Tricholome de la saint … Georges. Normal car la Saint Georges est en avril mais sans Georges Le Bescond cette photo n’aurait pas été prise.

Gourbit basique

Après les terres plutôt acides de la sapinière où voisinaient des châtaigniers, le lendemain, Nicolas de Munnik guidait le groupe des mycologues bigourdans à Gourbit, en plus haute montagne semée de pierres calcaires, une terre (Ph 7 à 8) bien humide, irriguée par des ruisseaux et ruisselets alimentés par la fonte de la neige et peuplée d’aulnes, frênes et noisetiers.

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 La première observation mycologique et … botanique de Nicolas fut consacrée à l’Anémone des bois et « son » champignon symbiotique Dumontinia tuberosa

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Quand on dégage doucement cet ascomycète de son substrat et qu’on enlève délicatement la gangue de terre qui entoure son stipe on découvre le sclérote pendant.

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La Sclérotinie tubéreuse est bien connue, ainsi que le souligne R. Courtecuisse    (n°9), pour apparaître « au printemps, dans les bois frais, avec l’anémone sylvie ».

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Autre asco myco-compatible avec ce biotope, ce Sarcoscypha d’un rouge chatoyant faisant penser, au premier abord, à des recettes où on l’associe à un zeste de kirch au fond de sa coupe…

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La micro écarte coccinea au profit d’austriaca avec des spores souvent déprimées aux pôles. Chez S. coccinea les spores peuvent être plus ou moins plates mais jamais déprimées.

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Au rayon des lignicoles, on aime à photographier, sans judas, les volutes de cette oreille mésentérique.

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De même, sur branches de noisetier ce pleurote en forme de nid est éclatant, très chou par son odeur également alliacée.

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Sur cette photo de Robert Cazenave on distingue bien la forme de nid à la marge hérissée.

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Ce myxomycète semble dessiner un logo très mode sur revêtement grumeleux.

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Retour chez les ascos avec cet Hypocreale décrit dans la littérature sur Corylus, comme semble-t-il ici, ou sur Salix.

Enfin, vous interrogez-vous, rien à se mettre sous la dent? Une petite morille par exemple? Très peu en vérité.

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 Celle-ci, au hasard.

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… et quelques morillons.

Vous en reprendrez bien deux pour la fin (faim?)

Michel Pujol

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 Les espèces rencontrées

09 avril 2016, Ste CROIX VOLVESTRE, 40 espèces :       

    Amanita junquillea, Amylostereum chailletii, Auricularia mesenterica, Bjerkandera adusta, Calocybe gambosa,  

    Caloscypha fulgens, Ciboria rufofusca, Cudoniella clavus, Daedalea quercina, Dasyscyphella nivea, Exidia truncata,  Fomitopsis pinicola,

 Ganoderma adspersum, Gymnopilus penetrans, Heterobasidion abietinum,  Hygrophorus marzuolus, Hymenochaete corrugata, Hymenochaete rubiginosa, Hypocrea pulvinata, Hypoxylon fuscum, Lentinus adhaerens,              

    Metatrichia vesparium, Panellus stypticus, Paxillus involutus, Paxillus rubicundulus, Phellinus ferreus,         

    Phellinus hartigii, Phellinus punctatus, Piloderma croceum, Pleurotus columbinus, Pluteus cervinus, 

    Sarcoscypha austriaca, Sarcosphaera coronaria, Skeletocutis amorpha, Stereum hirsutum, Stereum ochraceoflavum,    Tarzetta catinus, Trametes versicolor, Trichaptum abietinum, Trichaptum biforme

10 avril 2016, GOURBIT, 49 espèces :

    Artomyces pyxidatus, Auricularia mesenterica, Bactridium flavum, Chlorociboria aeruginascens,  Daedaleopsis confragosa, Dasyscyphella nivea, Datronia mollis, Diatrype bullata, Diatrype stigma, Disciotis venosa,

    Encoelia furfuracea, Exidia glandulosa, Fuscoporia ferruginosa, Hemitrichia serpula, Hymenochaete corrugate,

    Hymenochaete rubiginosa, Hymenochaete tabacina, Hypocreopsis lichenoides,                   .

    Hypomyces rosellus, Hypoxylon fuscum, Kuehneromyces mutabilis, Laeticorticium roseum, Lenzites betulinus, 

    Metatrichia vesparium, Mitrophora semilibera, Morchella esculenta, Panellus stypticus, Peniophora cinerea,   

    Peniophora limitata, Phlebiella vaga, Phyllotopsis nidulans, Plicaturopsis crispa, Polyporus brumalis, Polyporus varius, Psathyrella spadiceogrisea, Psilopezia babingtonii, Sarcoscypha austriaca,              

    Skeletocutis nivea, Stereum hirsutum, Stereum rugosum, Stereum sanguinolentum, Stereum subtomentosum,   

    Strobilurus stephanocystis, Tectella patellaris, Trametes multicolor, Trametes pubescens, Trametes versicolor,  Tremella mesenterica, Vuilleminia coryli.                                 

Florilège de champignons remarquables et… un peu de faune et de flore par JBC

En octobre 2009, nous avions publié un « Florilège de champignons remarquables et… remarqués par Jacques Beck Ceccaldi ». Ce dernier présente ici, un an après, d’autres images tout aussi remarquables. Il associe à ses vues macro et micro de la fonge, quelques uns de ses clichés de faune et de flore. Toute observation de votre part à propos de ces documents, présentés le plus souvent par ordre alphabétique, est bienvenue dans la partie « commentaire », un espace que le CEMA souhaite le plus interactif possible. Photos, planches etc. sont de JBC et ne peuvent être diffusées ailleurs qu’avec son accord bien entendu.

Agaricus-comtulus.jpg

Agaricus comtulus

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Agaricus mediofuscus

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Agaricus moelleri

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Agaricus cupreobrunneus

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Amanita gracilor

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Amanita gracilor 2

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Amanita porphyria

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Bolbitius vitellinus

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Boletus edulis, intérieur d’un tube

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syrphe1

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Syrphe 2

Syrphe 3

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Cèpes, Boletus edulis

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Clavariadelphus contortus

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Clavariadelphus geoglossoides

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Clavariadelphus  macrotyphula fistulosa

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Clavulinopsis  corniculata

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Coccinelles

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Conocybe blattaria ss.

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Cortinarius buliardii

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Cyathus stercoreus

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Droseras sud-est Le Moutchic

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Droseras sud-est Le Moutchic 2

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Entoloma icterinum

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Galerina sp micro 1

(probablement Galerina nana)

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Galerina sp micro 2

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Galerina uncialis

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Géastre pectinatum

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Gerronema chrysophyllum

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Gomphus clavatus

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Guèpe

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Helvella crispa

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Hohenbuehelia micro

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Hygrophore baveux

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Hygrophore triste

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Inocybe asterospora, marge micro

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Inocybe flavella

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Inocybe globocystis = I. decipientoides

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Inocybe grammata

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Inocybe obscura

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Inocybe lacera

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Laccaria micro

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Leccinum aurantiacum

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Leucoagaricus badhami, micro

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Leucoagaricus bresadolae

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Leucoagaricus macrorrhizus

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Leucoagaricus cinereolilacinus

(voir Leucoagaricus cinarescens !)

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Leucoagaricus subcretatus, micro

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Libellule

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Lichen xanthoria, micro 1

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Lichen xanthoria, micro 2

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Limacella guttata, micro: marge,cheilocystides

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Lyophyllum connatum

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Melanogaster bromelianus, micro

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Mycélium de Baeospora miosura sur cônes de Cedrus libani

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Mycena pura forme ianthina

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Myriostoma coliforme

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Nébuleuse découverte le 19 04 2005

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Paneolus, marge micro

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Peziza repanda

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Peziza subisabellina

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Peziza succosa

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Peziza vesiculosa

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Pholiota gummosa

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Pholiota highlandensis

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Psathyrella artemisiae

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Psathyrella conopilus, micro

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Psathyrella, micro: marge, caulocystides du pied

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Sceliphron spirifex

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Leucocoprinus medioflavus

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Sporée Hohenbuehelia sur lame de verre

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Stropharia, micro: marge,basides et chrysocystides

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Tectella patellaris

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Thricholoma squarrulosum, micro: marge, basides

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Plicaturopsis crispa = Trogia crispa

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Vesse 20 sept 03

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Xylaria longipes

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Xylaria polymorpha

LE CEPE DE BORDEAUX Dénomination historique et populaire pour un champignon à vocation commerciale, qui cache en fait 4 espèces

Par Jacques Guinberteau

INRA- Unité de recherche sur les champignons, UR 430,

Conseiller scientifique du CEMA

 L’usage populaire et maintenant commercial du terme « Cèpe » est réservé habituellement par tradition à seulement un petit nombre d’espèces de Bolets, souvent confondues, qui partagent en commun, outre leur grande qualité gustative, un certain nombre de traits morphologiques comme dénominateur commun.
Alors ne devrait-on pas parler plutôt, de Cèpes au pluriel, respectant ainsi leur aspect plurispécifique.
Mais les « Cèpes » sont avant tout des Bolets (du genre BOLETUS s.s.) désignant un ensemble de champignons charnus putrescibles, dont l’hyménium ou partie fertile sporifère est constitué par des tubes accolés s’ouvrant par des pores ou alvéoles, lesquels sont distincts et facilement séparables de la chair, contrairement aux POLYPORES (ou PORIALES, ou Aphyllophorales) eux mêmes munis de pores ou d’alvéoles parfois.

Les cèpes proprement dits ou « PORCINI » (en Italie), qui appartiennent aux Bolets du groupe EDULIS (section « Edulis »), sont aisément distinguables des autres bolets par :
– leurs pores très fin, initialement blanc puis jaune verdâtre et enfin vert olive à maturité.
– leur chair blanche immuable par exposition à l’air, ne bleuissant pas à la cassure, par opposition à beaucoup d’autres espèces de Bolet qui peuvent bleuir, sans être toutefois un indice pour spéculer sur une quelconque comestibilité ou toxicité.
– leur pied obèse et puissant, charnu ventru, doté d’un réseau ou réticule en relief en surface du cortex du pied (ou stipe).
S’il est relativement aisé de distinguer « les Cèpes » parmi les autres Bolets, plus difficile est d’individualiser les 4 différentes espèces et diverses variétés que recouvre le terme Cèpe. En effet la pratique montre qu’au niveau des acteurs de la filière Cèpe – du ramassage à la commercialisation- le cèpe de Bordeaux est utilisé au sens le plus large du terme et les 4 espèces de base sont indifféremment mélangées quand elles ne sont pas purement et simplement confondues en dehors de toute considération gustative ou organoleptique. Toutefois ce constat, pourrait être considéré comme anodin si le terme « Cèpe » n’avait pas reçu une acception légale (décision n°64, Journal officiel de 21 Novembre 1971) qui limite son utilisation commerciale à deux espèces simplement : Boletus edulis (Cèpes de Bordeaux) et Boletus aereus (Cèpe bronzé ou tête noire ou Cèpe tête de nègre).
Cette définition légale beaucoup trop restrictive poserait problème, si elle était appliquée à la lettre, dans la pratique, en éliminant des circuits de commercialisation 2 espèces majeures et de qualité reconnue aux sein des Cèpes : Boletus aestivalis (Cèpe d’été) et Boletus pinophilus (Cèpe acajou des pins de montagne), ce dernier représentant une part de marché importante en provenance des grands berceaux de production des régions montagneuses (Auvergne – Cantal, Corrèze – Creuse, Pyrénées, Alpes). Une autre espèce de Cèpe (Boletus mamorensis) est aussi présent sur le marché français à partir d’importations du Maroc.

1) PLURISPECIFICITE DES CEPES NOBLES : présentation et caractères distinctifs des 4 espèces botanique de Cèpe.
(Voir tableau synoptique des principaux traits morphologiques distinctifs des 4 espèces)

1185910312BOLETUS EDULIS :
Cèpe de Bordeaux
 sensu stricto
 = Cèpe comestible. (Ph. J.G.

  • Cuticule du chapeau ou revêtement pileiques particulièrement visqueux ou humides, gras au toucher, le demeurant même par temps sec.
    • Chapeau brun obscur à brun noisette, marron foncé, fortement décolorant ou délavé blanchâtre par plage.
    • Chapeau souvent rugueux, buriné – cabossé, rarement lisse.
    • Marge fortement crispée, munie d’une frange ou marginelle discolore blanche très typique et discrimante.
    • Stipe ou pied initialement blanc ou légèrement beige, mais jamais très coloré ni obscur ou foncé.

    2107037709BOLETUS AEREUS:
    Cèpe tête de nègre, Cèpe noir, Cèpe bronzé.
    (Ph. J.G.)
  • Cuticule à tendance plus sèche ou glabre, subveloutée, très rarement humide.
  • Chapeau lisse.
  • Coloration soutenue et souvent obscure, brun marron noirâtre à brun café foncé avec forte tendance à se décolorer en ocre cuivré par zone vers un beige café au lait.
  • Marge quelquefois pruineuse .
  • Stipe à coloration typique brun miel, à fauve cuivré (tirant sur le jaune) à réseau limité seulement au sommet du stipe, tout au plus au 1/3 de sa longueur.
  • Chair très ferme, plus dense et consistante, blanc pur très caractéristique.

1605657983BOLETUS AESTIVALIS : Boletus reticulatus = Cèpe d’été, ou Cèpe réticulé. (Ph. J.G.)

  • Cuticule ou revêtements pileiques typiquement veloutés (peau de chamois), feutrés à tendance très sèche, voire craquelée (par sécheresse et chaleur excessive), jamais humides ou encore moins visqueux.• Coloration claire, brun noisette, café au lait à brun beige pâle, ou brun châtain (confusion possible avec B.aereus) à brun roussâtre (confusion possible avec B.pinophilus).
  • Marge concolore, jamais discolore blanchâtre.
  • Stipe ou pied très concolore avec le chapeau ocre beige à brun pâle (même tonalités) souvent muni d’un fort réseau en relief, bien développé jusqu’à la base (mais pas toujours !).
  • Saveur plus douce, savoureuse, sucrée, gôuteuse.

552874821BOLETUS PINOPHILUS : Boletus pinicola = Cèpe des pins de montagne. (Ph. J.G.)

  • Cuticule brillante grasse, viscidule ou lubrifiée laquée, parfois plus franchement visqueuse par temps humide.
  • Chapeau non lisse mais à cuticule un peu rugueuse, fripée veinée.
  • Coloration typiquement roux – acajou, roux – cuivrée ; chapeau à vive coloration brun roussâtre ou brun rougeâtre, sans zone significative de coloration.
  • Marge pruineuse blanchâtre particulièrement visible dans les plis.
  • Stipe ou pied brun ocracé ou brun roussâtre, à silhouette particulièrement obèse.
  • Pores présentant spécialement une coloration ferrugineuse, plus particulièrement visible en vue tangentielle.

2) PRINCIPAUX CRITERES DE DETERMINATION OU CARACTERES DISCRIMINANTS pour reconnaître les 4 principales espèces de Cèpes.

Pour l’identification de l’espèce, plusieurs caractères fondamentaux doivent être observés avec attention :

  • Nature ou texture des revêtements pileiques, ou consistance de la surface de la cuticule du chapeau : de humide à grasse, visqueuse/ par opposition/ à sèche veloutée, tomenteuse.
  • L’ornementation de la surface de chapeau, qui peut-être lisse uniforme, veinée – fripée, ou cabossée crispée, plus ou moins radialement et plus ou moins finement.
  • Coloration du chapeau et du pied (stipe).
  • Présence ou non d’une marge du chapeau discolore ou concolore.
  • Etendue et importance du réseau à la surface du cortex du pied.
  • Ecologie, époque d’apparition et hôte associé.

3) Clé de détermination des Bolets vrais ss. ou « Cèpes » : Genre BOLETUS Section BOLETUS.

Adaptation et traduction J.Guinberteau d’après la monographie de R.Galli

Espèces robustes à pied puissant ou obèse, réticulé, à pores très fins, initialement blancs puis jaune verdâtre à vert olive, chair blanche immuable à l’air.

1) – Cuticule à dominance visqueuse, humide ou glutineuse, non veloutée ; chapeau rugueux, gibbeux (cabossé), rarement lisse, quelquefois pruineux à la marge – 2.

1) – Cuticule souvent principalement sèche, veloutée, rarement humide ; chapeau lisse quelquefois gibbeux et pruineux à la marge – 3.

2) – Chapeau et pied (constamment / entièrement) blanc.

(Voir photo J.Charbonnel) B.persoonii =B.edulis var. albus

2) – Chapeau (constamment / entièrement) jaune – citron.

(Voir photo J.Charbonnel) B.venturii = B.citrinus

2) – Chapeau beige, ocre, brun ou marron foncé obscur, muni généralement d’une marge blanche. Pied initialement blanc ou un peu ocre beige mais jamais aussi obscur ou foncé. (Voir photo J.Guinberteau) B.edulis 2) – Chapeau roux acajou, roux cuivré, brun roussâtre ou brun rougeâtre ; stipe brun ocré ou brun roussâtre.

(Voir photo J.Guinberteau) B.pinophilus = B. pinicola

3) – Chapeau coloré brun obscur, marron brun noirâtre, stipe seulement réticulé au sommet ou au 1/3 de sa longueur et ocre à brunâtre à miel – cuivré assez vif.

(Voir photo J.Guinberteau) B.aereus 3) –

Chapeau brun noisette, brun beige, brun pâle, brun, brun châtain, à brun roussâtre ; stipe avec un réseau toujours étendu et développé à la surface totale du pied. Ocre beige ou brun pâle concolore au chapeau.

(Voir photo J.Guinberteau) B.aestivalis = B.reticulatus

Note : Plusieurs autres taxons (espèces ou variétés) ont été décrits d’Europe ou d’autres continents à travers la littérature spécialisée, et sont plus ou moins affines de Boletus edulis :

Boletus betulicolus = Boletus edulis fo. betulicola  Boletus edulis var. arenarius

 Boletus aurantio-ruber décrit de Finlande ou d’Amérique du Nord. 

Boletus barrowsii

 Boletus edulis var. clavipes à rapprocher de Boletus pinophilus

 Boletus fuscoruber

 Boletus marmorensis à rapprocher de Boletus aestivalis

 Boletus carpinaceus  Boletus separans

– Boletus variipes à rapprocher de Boletus aereus – Boletus aeneus – Boletus subaereus

4) HABITAT – ECOLOGIE

(Voir tableau synoptique des interactions spécifiques hôtes forestiers – Cèpes nobles)

Sans être figées, ou rigoureusement tranchées, chaque espèce de cèpe montre non seulement des périodes de pousse ou d’apparition qui lui sont propres, mais aussi une nette prédilection pour des écosystèmes voire des essences préférentiels. Cependant au niveau spécifique, ce sont d’une manière générale, des champignons à grande ubiquité, à large spectre d’hôtes et rarement très inféodés à une seule essence (contrairement aux Suillus).

BOLETUS EDULIS 

Très cosmopolite, le plus ubiquiste des 4 espèces de Cèpes, associé à une multitude d’essences arborées aussi bien feuillus que conifères.
Essences hôtes les plus fréquentes : Sapins (Abies albaAbies grandis), Epicea (Picea abies), Hêtre, Châtaignier, les Chênes (Quercus), Noisetier, Tilleul.
Epoque de fructification : typiquement automnal, pouvant être très tardif (même en hiver).
Répartition : Plaine ou Montagne et Collines.
Exigences climatiques : Espèces hygrophile. Croît en conditions d’ambiance relativement humide et fraîche et à température plutôt basse. Présence jusqu’aux gelées.

BOLETUS AEREUS
Essence hôte : en forêt, exclusivement de feuillus surtout chênaie : Quercus robur (chêne pédonculé) ou Quercus petraea (chêne sessile = chêne rouvre), mais aussi souvent en châtaigneraie, plus rarement hêtraie.
Epoque de fructification : Estival ou Automnal, à large amplitude d’apparition.
Répartition : Plaine ou Colline, plutôt en zone tempérée chaude, rare ou nul en zone alpine ou préalpine. S’aventure peu en altitude ou vers les régions septentrionales.
Exigences pédoclimatiques : Espèce particulièrement xéro – thermophile, préférant les sols calcaire ou acides (indifférente au substratum). Espèce également fréquente en zone méridionale, ou dans les fourrés ou maquis méditerranéens, dans les tapis de cistes. Capable de fructifier en période sèche ou de fort ressuyage.

BOLETUS AESTIVALIS 
Espèce moins ubiquiste que B. edulis
Essences hôtes les plus fréquentes : En forêt chaude caducifoliée, à dominance de chênes, châtaigniers, hêtres ou noisetiers.
Epoque de fructification : Printanier – estival jusqu’à l’automne. Pouvant être très précoce, dès Avril – Mai jusqu’à Septembre, Octobre.
Répartition : Essentiellement en plaine ou collines à base altitude.
Exigences pédoclimatiques : Typiquement thermophile, avec prédilection pour les périodes chaudes et humides, entrecoupées de périodes plus sèches.

BOLETUS PINOPHILUS 
Espèce strictement continentale montagnarde, la moins commune des 4 espèces, rare à très rare en plaine. En dépit du nom, non exclusif des Pinacées.
Essences hôtes les plus fréquentes : Isolé ou faiblement grégaire dans les forêts surtout de conifères : Pinus sylvestrisPinus nigra, Pin laricio, Epicea, Sapin (Abies). Plus rarement sous feuillus : surtout Fagus (hêtre), moins fréquent en plaine sous châtaignier (Castanea), Bouleau (Betula).
Epoque de fructification : automnal, souvent calqué sur les périodes climatiques favorables d’altitude. Pouvant être tardif en plaine.
Répartition : essentiellement montagne, marginale en plaine.
Exigences pédoclimatiques : moins bien définies, requiert des conditions d’ambiance fraîche et humide.
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Planche J.G.


Les 4 Cèpes nobles n’ont pas les mêmes exigences écologiques (thermophilie et pluviométrie). Toutefois certaines de ces 4 espèces peuvent se retrouver au sein d’un même écosystème et fructifier de façon décalée, ou avec chevauchement des périodes de fructification. De même en terme de précocité et d’ amplitude de la plage de fructification, ces 4 espèces ont leur particularité. Des 4 espèces Boletus pinophilus montre une nette préférence pour les écosystèmes résineux d’altitude. Inversement, Boletus aestivalis fructifie plus fréquemment dans les régions méridionales thermophiles atlantiques du Sud-ouest ou du Sud-est méditerranéen. Boletus edulis, méso-hygrophile fructifie souvent du coeur de l’automne jusqu’au début de l’hiver au moment où les pluies sont soutenues, et abondantes. Boletus aereus ou Cèpe bronzé, xerothermophile par définition, possède un large spectre d’apparition. Estival précoce résistant bien aux fortes chaleur et sécheresse relative, il peut se retrouver inversement très tard en saison au profit de situations microclimatiques privilégiées.

Amanites de printemps suite: SOUVENIRS-SOUVENIRS… 1

A la suite de notre dernière notule à propos des Amanites printanières landaises, Jacques Guinberteau, co-fondateur et conseiller scientifique du CEMA, qui a depuis longtemps fréquenté ces espèces sur le terrain, les a étudiées et décrites, nous confie quelques unes de ses archives.

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Premier volet: l’historique de leur médiatisation dans le « mundillo myco » et plus largement encore. Là où l’on retrouve  en 1926 Albert Beauseigneur, Edouard J. Gilbert, le professeur Beille; dans les années 1970 le célèbre mycologue landais Henri Mesplède créateur de la SOMYLA qui institue les sorties amanites printanières auxquelles participe notamment H. Romagnesi; le Président Michel Pestel qui prend le relais; Jean-Claude Déï ana, Pierre Arthur Moreau, Annie et Jacques Guinberteau. Ces derniers, visiteurs chevronnés des sites landais, rendront compte en septembre 2001 dans Miscellanea Mycologica    n°68 sous la rubrique « Chronique mycologique des milieux hostiles » sous-titre « Quatrième contribution: encore les amanites de printemps »(appel de note « Titre exaspéré, devant le foisonnement actuel d’articles inutiles consacrés aux amanites de printemps par tous ceux qui les découvrent pour la première fois. Il faudrait que ça cesse quand même.« 

C’est cet article, très documenté et « vécu » signé par Pierre Arthur Moreau et Jacques Guinberteau (avec la complicité de Jean-Claude Déï anna) que nous vous proposons de découvrir ou redécouvrir:  MiscellaneaMycologica68(extr).pdf

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Des Amanites vedettes du printemps landais

La Société Mycologique Landaise (SOMYLA) avait convié notamment cette année les mycologues bigourdans (AMB) à la rencontre des Amanites printanières. Ainsi, dans les bagages de la sympathique équipe conduite par Robert Cazenave, avons-nous pu retrouver ce 8 mai dans les pinèdes sableuses d’Onesse-Laharie ces espèces typiquement très landaises dans notre région et plus fréquentes en terres méditerranéennes. L’accueil des Landais présidés par Pascal Ducos fut convivialement chaleureux.

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En ce 8 mai, l’hygrométrie des jours précédents n’incitait pas à crier Victoire en matière de nombre de récoltes mais la troupe de participants a couvert, en bon ordre de bataille, un champ suffisant pour amener sur la table de détermination quelques Amanita boudieri , Amanita gilbertii et Amanita beillei celles particulièrement recherchées lors de cette sortie traditionnelle des mycologues landais.

Le bas du stipe en « toupie » et les verrues pyramidales du revêtement du chapeau caractérisent A. boudieri . Les différents stades de maturité influent -et ce n’est pas propre à cette espèce bien sûr- sur la coloration des lames qui foncent en vieillissant.

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Chez A. beillei , que certains auteurs considèrent comme une variété de A.boudieri, les lames sont saumon à l’origine et le bulbe moins trapu. A la dessication (avec la sécheresse pas mal d’exsiccata dans le sable, gauche et droite du montage ci-dessus) le saumon s’assombrit singulièrement.

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Dans le cas de A. gilbertii, l’anneau (absent sur notre photo) est placé haut sur le stipe et strié en gardant l’empreinte des lames. Le bas du stipe lui vaut son appellation « d’Amanite plantoir ».

Ces trois espèces ne sont pas les seules printanières puisque ont été rencontrées les « classiques » toutes régions acidophiles Amanita junquillea et (ci-dessous) Amanita rubescens

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Nous avons remarqué, quasiment sur tous les troncs de pin coupés 

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l’omniprésence de Schyzophillum commune.

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Et, pour revenir à « nos » Amanites a aussi été trouvée (leg Françoise Pilet) Amanita valens , proche de A. curtipes. Autour de la table de détermination il a bien été souligné qu’il reste encore quelques travaux à mener pour faire le siège des Amanites, d’autres 8 mai en perspective.

M.P.

Champignons d'Aquitaine et d'ailleurs

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