Archives du mot-clé Ascomycètes

La reine des pézizes toute couronne dehors à la mi-mars

Sarcosphaera-coronaria-1.jpg

Nous ne manquons pas de vérifier en cette période de l’année avec l’ami Yves Mortureux si cette Dame Pézize règne toujours dans la pinède des environs de Bordeaux. Et … elle arborait bien sa couronne majestueuse à peine sortie de terre ce 14 mars.

Les récoltes précédentes 31 mars 2014 26 avril 2012 11 avril 2010 nous inclinaient à aller faire un tour pour savoir si « nos » stations de Sarcosphaera coronaria (Jacquin) J. Shröter = Sarcosphaera crassa (Santi ex Steudel) Pouzar étaient toujours « actives ». D’autant que la douceur de cet hiver qui ne se terminera pourtant que le 19 mars laisse entrevoir certaines précocités dans les pousses notamment d’ascomycètes. En quelque sorte un printemps avant l’heure légale. Voilà pourquoi notre recherche fut fructueuse en « fructifications » de cette espèce toxique pour les mycophages et à dévorer des yeux pour les mycologues.

sarcosphaera coronaria,sarcosphaera crassa, CEMA, Yves Mortureux, Michel Pujol, ascomycètes

On remarquera l’évolution de l’ascophore bien enterré et fermé puis écartant la terre et s’ouvrant progressivement au fur et à mesure de sa maturation jusqu’à montrer le cœur bleu-violet fertile de la couronne de la « reine et mère ».

                                                                                                                                                    M.P.

sarcosphaera coronaria,sarcosphaera crassa

 

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Contribution à l’étude des ascomycètes par Jacques Beck Ceccaldi

Asco EtudesNous publions ici un travail de Jacques Beck Ceccaldi cofondateur du CEMA et chargé en son sein des études mycologiques. Cette « contribution à l’étude des ascomycètes » selon le titre voulu par l’auteur est le fruit de nombreuses années d’observations personnelles sur le terrain et aussi derrière le micro. Nous apprécions sa passion communicative, son sens de la rigueur et de la précision scientifique. JBC partage et c’est le but de la publication de ses recherches. Il est bien entendu que chacun respectera les droits d’auteur et qu’en dehors d’un usage personnel demandera son autorisation pour impression ou mise en ligne publique. (format PDF lien ci-dessous)

Etude ascomycètes JBC

Gobelets d’avril: Helvella acetabulum

Helvella-acetabulum.jpg

Ces helvelles quand elles sont presque enterrées et habillées de feuilles font penser à quelque pézize brune. C’est en dégageant le pied court décoré de côtes en relief plus claires que le sommet que l’on reconnait l’Helvelle en gobelet ou Helvelle en calice, Helvella acetabulum*.

Helvella-acetabulum-Lormont.jpg

Ces deux récoltes girondines des 8 et 22 avril, respectivement à Lormont et Gradignan, attestent qu’au pays des vins les gobelets ne manquent pas… L’espèce est en effet assez courante au printemps plutôt sur sol riche en humus.

Helvella-acetabulum-planche.jpg

Microscopiquement , comme l’indique la planche ci-dessus, le sommet des asques n’est pas amyloïde.

La coupe est bien dessinée à l’état jeune et l’extérieur est concolore à l’hymenium. La couleur varie de brun clair à brun très foncé. De la coupe aux lèvres? oui mais sans croquer car classé « sans intérêt ou indigeste ».

M.P.

Helvella-acetabulum-grad.jpg

*Le guide des champignons France et Europe Guillaume Eyssartier&Pierre Roux p.1066

*Champignons de France et d’Europe occidentale marcel Bon p.328 

*Guide des champignons de France et d’Europe Régis Courtecuisse&Bernard Duhem n°23

Scutellinia: étude dans le sens du poil

Le genre est vaste et les Scutellinia paraissent très proches les uns des autres. Le lundi 16 mai 2011, un petit groupe du CEMA (Jacques Boyer, Jacques Beck Ceccaldi, Jean André Camy, Bertrand Lartigue, Michel Pujol) a prospecté les abords de l’Eau Bourde à Canéjan (33) à la recherche de quelque sujet d’étude susceptible d’égayer de frais la réunion mycologique de travail qui suivait. A l’ombre des aulnes glutineux, sur un tronc à la surface bien décomposée et très humide, de petits disques rouge orangé aux bords hérissés de poils: des Scutellinia  sans aucun doute mais lesquels? Etude du CEMA coordonnée par Jacques Beck Ceccaldi.

 FamillePyrenomataceae

Scutellinia umbrorum(Fr.)Lamb.

Du latin : scutella + suff. inus = très petite coupe

Du grec : umbra + suff. orum = lieu ombré

Macroscopie :

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Apothécie en coupe de 5 à 8 mm de diamètre. Hyménium orangé. Marge incurvée couvert de poils bruns.

Excipulum garni de poils un peu plus courts. Milieu : en troupes nombreuses souvent serrées.

Sur troncs en décomposition avancée, très imbus.  A l’ombre des aulnes en zone marécageuse.

  Microscopie:

(préparation dans le bleu coton)

Asques : 180 (220) x 12 – 14 µm, octosporés.

Spores : elliptiques, multiguttulées, bassement verruqueuses,

18,2 – 22,6 x 11,5 – 13,5 µm. Qe = 1,6 [1,5 – 1,7]

Paraphyses : dépassant les asques, septées, larges de 4 à 6 µm

Avec l’apex renflé jusqu’à 8 µm. Pigmentation caroténoïde.

Poils : drus, multiseptés, acuminés, implantation serrée mais non en touffes.

Longs des 300 à 500 µm. Base à ramifications difficiles à mettre en évidence dans cette récolte.

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1ère planche

Où nous voyons une chaînette octosporée dans l’asque proche de la déhiscence.

L’apex renflé des paraphyses à contenu pigmentaire granuleux (en dissolution).

Des asques operculés, vides, après l’éjection.

Les poils (x400) de la marge, sur un sujet encore immature.

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 2ème planche

1 – Poils acuminés, de longueur moyenne, à base élargie.

2 – Pour une meilleure visibilité, les proportions ne sont, volontairement, pas respectées sauf en 1 et 2 à l’immersion  x 1000.

3 – Différents états des spores et des ornementations.

4 – Les pustules isolées sont visibles, ensuite les fusions entre elles commencent.

      «  … les ornements se montrent, dans la plupart des cas, plus nombreux lorsqu’ils sont plus petits. Ce qui rend l’aspect général de l’ornementation ce sont : la variation de taille des éléments ornementaux, la plus ou moins grande fréquence de leurs fusions et leur densité de répartition à la surface sporale … ».

                                                Observations :

Les caractères macroscopiques et microscopiques nous rapprochent de cette espèce (son écologie, ses spores, ses poils …).

Voir aussi : Scutellinia umbrorum

Sur http://mycostra.free.fr – Société Mycologique de Strasbourg

               Et Scutellinia patagonica (Rehm) Gamundi

Sur http://www.ascofrance.fr/doc/ uploads/45.pdf

Et sur le même site, la Thèse de Mme Le Gal. (observations des spores de la 2ème planche, pages 96 et 97).

       

Le genre est vaste et les Scutellinia paraissent très proches les uns des autres. Le lundi 16 mai, un petit groupe du CEMA (Jacques Boyer, Jacques Beck Ceccaldi, Jean André Camy, Bertrand Lartigue, Michel Pujol) a prospecté les abords de l’Eau Bourde à Canéjan (33) à la recherche de quelque sujet d’étude susceptible d’égayer de frais la réunion mycologique de travail qui suivait. A l’ombre des aulnes glutineux, sur un tronc à la surface bien décomposée et très humide, de petits disques rouge orangé aux bords hérissés de poils: des Scutellinia  sans aucun doute mais lesquels? Etude du CEMA coordonnée par Jacques Beck Ceccaldi.

FamillePyrenomataceae

Scutellinia umbrorum(Fr.)Lamb.

Du latin : scutella + suff. inus = très petite coupe

Du grec : umbra + suff. orum = lieu ombré

Macroscopie :

Apothécie en coupe de 5 à 8 mm de diamètre.

Hyménium orangé.

Marge incurvée couvert de poils bruns.

Excipulum garni de poils un peu plus courts.

Milieu : en troupes nombreuses souvent serrées.

Sur troncs en décomposition avancée, très imbus.

 A l’ombre des aulnes en zone marécageuse.

 Microscopie:

(préparation dans le bleu coton)

Asques : 180 (220) x 12 – 14 µm, octosporés.

Spores : elliptiques, multiguttulées, bassement verruqueuses,

18,2 – 22,6 x 11,5 – 13,5 µm. Qe = 1,6 [1,5 – 1,7]

Paraphyses : dépassant les asques, septées, larges de 4 à 6 µm

Avec l’apex renflé jusqu’à 8 µm. Pigmentation caroténoïde.

Poils : drus, multiseptés, acuminés, implantation serrée mais non en touffes.

Longs des 300 à 500 µm. Base à ramifications difficiles à mettre en évidence dans cette récolte.

1ère planche

Où nous voyons une chaînette octosporée dans l’asque proche de la déhiscence.

L’apex renflé des paraphyses à contenu pigmentaire granuleux (en dissolution).

Des asques operculés, vides, après l’éjection.

Les poils (x400) de la marge, sur un sujet encore immature.

 2ème planche

1 – Poils acuminés, de longueur moyenne, à base élargie.

2 – Pour une meilleure visibilité, les proportions ne sont, volontairement, pas respectées sauf en 1 et 2 à l’immersion  x 1000.

3 – Différents états des spores et des ornementations.

4 – Les pustules isolées sont visibles, ensuite les fusions entre elles commencent.

      «  … les ornements se montrent, dans la plupart des cas, plus nombreux lorsqu’ils sont plus petits. Ce qui rend l’aspect général de l’ornementation ce sont : la variation de taille des éléments ornementaux, la plus ou moins grande fréquence de leurs fusions et leur densité de répartition à la surface sporale … ».

                                                Observations :

Les caractères macroscopiques et microscopiques nous rapprochent de cette espèce (son écologie, ses spores, ses poils …).

Voir aussi : Scutellinia umbrorum

Sur http://mycostra.free.fr – Société Mycologique de Strasbourg

               Et Scutellinia patagonica (Rehm) Gamundi

Sur http://www.ascofrance.fr/doc/ uploads/45.pdf

Et sur le même site, la Thèse de Mme Le Gal. (observations des spores de la 2ème planche, pages 96 et 97).

       

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Scutellinia-umbrorum-(Fr.)L.jpg
Le genre est vaste et les Scutellinia paraissent très proches les uns des autres. Le lundi 16 mai, un petit groupe du CEMA (Jacques Boyer, Jacques Beck Ceccaldi, Jean André Camy, Bertrand Lartigue, Michel Pujol) a prospecté les abords de l’Eau Bourde à Canéjan (33) à la recherche de quelque sujet d’étude susceptible d’égayer de frais la réunion mycologique de travail qui suivait. A l’ombre des aulnes glutineux, sur un tronc à la surface bien décomposée et très humide, de petits disques rouge orangé aux bords hérissés de poils: des Scutellinia sans aucun doute mais lesquels? Etude du CEMA coordonnée par Jacques Beck Ceccaldi.

FamillePyrenomataceae
Scutellinia umbrorum(Fr.)Lamb.

Du latin : scutella + suff. inus = très petite coupe

Du grec : umbra + suff. orum = lieu ombré

Macroscopie :

scutellinia, scutellinia umbrorum, CEMA, Canéjan, Eau Bourde, aulne glutineux, ascomycètes, Jacques Beck Ceccaldi, Jacques Boyer, Jean André Camy, Bertrand Lartigue, Michel Pujol

scutellinia, scutellinia umbrorum, CEMA, Canéjan, Eau Bourde, aulne glutineux, ascomycètes, Jacques Beck Ceccaldi, Jacques Boyer, Jean André Camy, Bertrand Lartigue, Michel PujolApothécie en coupe de 5 à 8 mm de diamètre.

Hyménium orangé.

Marge incurvée couvert de poils bruns.

Excipulum garni de poils un peu plus courts.

Milieu : en troupes nombreuses souvent serrées.

Sur troncs en décomposition avancée, très imbus.

A l’ombre des aulnes en zone marécageuse.

Microscopie:

(préparation dans le bleu coton)

Asques : 180 (220) x 12 – 14 µm, octosporés.

Spores : elliptiques, multiguttulées, bassement verruqueuses,

18,2 – 22,6 x 11,5 – 13,5 µm. Qe = 1,6 [1,5 – 1,7]

Paraphyses : dépassant les asques, septées, larges de 4 à 6 µm

Avec l’apex renflé jusqu’à 8 µm. Pigmentation caroténoïde.

Poils : drus, multiseptés, acuminés, implantation serrée mais non en touffes.

Longs des 300 à 500 µm. Base à ramifications difficiles à mettre en évidence dans cette récolte.

scutellinia, scutellinia umbrorum, CEMA, Canéjan, Eau Bourde, aulne glutineux, ascomycètes, Jacques Beck Ceccaldi, Jacques Boyer, Jean André Camy, Bertrand Lartigue, Michel Pujol

1ère planche
Où nous voyons une chaînette octosporée dans l’asque proche de la déhiscence.

L’apex renflé des paraphyses à contenu pigmentaire granuleux (en dissolution).

Des asques operculés, vides, après l’éjection.

Les poils (x400) de la marge, sur un sujet encore immature.

scutellinia, scutellinia umbrorum, CEMA, Canéjan, Eau Bourde, aulne glutineux, ascomycètes, Jacques Beck Ceccaldi, Jacques Boyer, Jean André Camy, Bertrand Lartigue, Michel Pujol

2ème planche
1 – Poils acuminés, de longueur moyenne, à base élargie.

2 – Pour une meilleure visibilité, les proportions ne sont, volontairement, pas respectées sauf en 1 et 2 à l’immersion x 1000.

3 – Différents états des spores et des ornementations.

4 – Les pustules isolées sont visibles, ensuite les fusions entre elles commencent.

« … les ornements se montrent, dans la plupart des cas, plus nombreux lorsqu’ils sont plus petits. Ce qui rend l’aspect général de l’ornementation ce sont : la variation de taille des éléments ornementaux, la plus ou moins grande fréquence de leurs fusions et leur densité de répartition à la surface sporale … ».

Observations :

Les caractères macroscopiques et microscopiques nous rapprochent de cette espèce (son écologie, ses spores, ses poils …).

Voir aussi : Scutellinia umbrorum

Sur http://mycostra.free.fr – Société Mycologique de Strasbourg

Et Scutellinia patagonica (Rehm) Gamundi

Sur http://www.ascofrance.fr/doc/ uploads/45.pdf

Et sur le même site, la Thèse de Mme Le Gal. (observations des spores de la 2ème planche, pages 96 et 97).

Scutellinia-umbrorum-(Fr.)L.jpg
Le genre est vaste et les Scutellinia paraissent très proches les uns des autres. Le lundi 16 mai, un petit groupe du CEMA (Jacques Boyer, Jacques Beck Ceccaldi, Jean André Camy, Bertrand Lartigue, Michel Pujol) a prospecté les abords de l’Eau Bourde à Canéjan (33) à la recherche de quelque sujet d’étude susceptible d’égayer de frais la réunion mycologique de travail qui suivait. A l’ombre des aulnes glutineux, sur un tronc à la surface bien décomposée et très humide, de petits disques rouge orangé aux bords hérissés de poils: des Scutellinia sans aucun doute mais lesquels? Etude du CEMA coordonnée par Jacques Beck Ceccaldi.

FamillePyrenomataceae
Scutellinia umbrorum(Fr.)Lamb.

Du latin : scutella + suff. inus = très petite coupe

Du grec : umbra + suff. orum = lieu ombré

Macroscopie :

scutellinia, scutellinia umbrorum, CEMA, Canéjan, Eau Bourde, aulne glutineux, ascomycètes, Jacques Beck Ceccaldi, Jacques Boyer, Jean André Camy, Bertrand Lartigue, Michel Pujol

scutellinia, scutellinia umbrorum, CEMA, Canéjan, Eau Bourde, aulne glutineux, ascomycètes, Jacques Beck Ceccaldi, Jacques Boyer, Jean André Camy, Bertrand Lartigue, Michel PujolApothécie en coupe de 5 à 8 mm de diamètre.

Hyménium orangé.

Marge incurvée couvert de poils bruns.

Excipulum garni de poils un peu plus courts.

Milieu : en troupes nombreuses souvent serrées.

Sur troncs en décomposition avancée, très imbus.

A l’ombre des aulnes en zone marécageuse.

Microscopie:

(préparation dans le bleu coton)

Asques : 180 (220) x 12 – 14 µm, octosporés.

Spores : elliptiques, multiguttulées, bassement verruqueuses,

18,2 – 22,6 x 11,5 – 13,5 µm. Qe = 1,6 [1,5 – 1,7]

Paraphyses : dépassant les asques, septées, larges de 4 à 6 µm

Avec l’apex renflé jusqu’à 8 µm. Pigmentation caroténoïde.

Poils : drus, multiseptés, acuminés, implantation serrée mais non en touffes.

Longs des 300 à 500 µm. Base à ramifications difficiles à mettre en évidence dans cette récolte.

scutellinia, scutellinia umbrorum, CEMA, Canéjan, Eau Bourde, aulne glutineux, ascomycètes, Jacques Beck Ceccaldi, Jacques Boyer, Jean André Camy, Bertrand Lartigue, Michel Pujol

1ère planche
Où nous voyons une chaînette octosporée dans l’asque proche de la déhiscence.

L’apex renflé des paraphyses à contenu pigmentaire granuleux (en dissolution).

Des asques operculés, vides, après l’éjection.

Les poils (x400) de la marge, sur un sujet encore immature.

scutellinia, scutellinia umbrorum, CEMA, Canéjan, Eau Bourde, aulne glutineux, ascomycètes, Jacques Beck Ceccaldi, Jacques Boyer, Jean André Camy, Bertrand Lartigue, Michel Pujol

2ème planche
1 – Poils acuminés, de longueur moyenne, à base élargie.

2 – Pour une meilleure visibilité, les proportions ne sont, volontairement, pas respectées sauf en 1 et 2 à l’immersion x 1000.

3 – Différents états des spores et des ornementations.

4 – Les pustules isolées sont visibles, ensuite les fusions entre elles commencent.

« … les ornements se montrent, dans la plupart des cas, plus nombreux lorsqu’ils sont plus petits. Ce qui rend l’aspect général de l’ornementation ce sont : la variation de taille des éléments ornementaux, la plus ou moins grande fréquence de leurs fusions et leur densité de répartition à la surface sporale … ».

Observations :

Les caractères macroscopiques et microscopiques nous rapprochent de cette espèce (son écologie, ses spores, ses poils …).

Voir aussi : Scutellinia umbrorum

Sur http://mycostra.free.fr – Société Mycologique de Strasbourg

Et Scutellinia patagonica (Rehm) Gamundi

Sur http://www.ascofrance.fr/doc/ uploads/45.pdf

Et sur le même site, la Thèse de Mme Le Gal. (observations des spores de la 2ème planche, pages 96 et 97).v

SPORES (2) ASCOMYCOTA. Microscopie des spores

 Après l’étude consacrée aux spores de basidiomycètes, Jacques Beck Ceccaldi fait part, ici, de ses observations sur les spores d’ascomycètes.

ASCOMYCOTA –  LES  SPORES

Spores dont les dimensions varient selon les espèces de 1-2 µm à plusieurs centaines de microns. La couleur des spores est appréciée sur des sporées en masse obtenues sur plaque de verre. Lorsque la sporée est blanche, les spores étudiées individuellement sont hyalines. Les dimensions sont données en microns (µm = millième de millimètre) sans tenir compte de celles des ornementations qui peuvent être données à part. Les familles sont présentées dans un ordre alphabétique simplifié. Tout comme les descriptions, elles aussi réduites à ce que nous nous permettons d’appeler « l’essentiel » pour ne pas surcharger l’espace de travail et votre lecture. Une remarque fort pertinente nous a été faite sur la façon d’indiquer les mesures sporales sous forme yy X zz « … ne serait il pas plus pratique de mettre une barre avec une valeur en µm… » ? Notre but est de montrer, autant que possible, les meilleures images sur le plan de la perception visuelle, ce qui n’est pas un mince travail car les objectifs micro et caméras dont nous disposons ne permettent pas une définition optimale pour l’instant. C’est pourquoi nous indiquons, à plusieurs reprises, que le rapport d’agrandissement n’est pas toujours respecté entre les mesures et les photos. Mais rassurez-vous, nous songeons à améliorer nos présentations au fil des futures études.

Clavicipitaceae

clavicipitaceae-cordyceps-c.jpg

Cordyceps capitata
25 x 2 µm.
 Spores secondaires, bacilliformes multiguttulées, résultant de la dislocation, après l’éjection, des huit spores caténulées (en chaîne) contenues dans l’asque dont les dimensions sont immenses, 400 à 600 x 10 µm.
 clavicipitaceae-plectomycet.jpg
Elaphomyces granulatus   Classe Plectomycetes Famille Elaphomycetaceae Truffe des cerfs parasitée par Cordyceps capitata. Ø 25 µm. Spores globuleuses, noires, densément verruqueuses. Les verrues peuvent fusionner sans former de réseau.

Diatrypaceae
diatrypaceae-diatrypella-ve.jpg

Diatrypella verrucaeformis
 6 x 1-1,5 µm.
 Sporée brun clair, spore biguttulée, lisse, allantoïde faible. Asque polysporé contenant un nombre beaucoup plus important de spores que dansD. quercinia (espèce vue précédemment) les dimensions des spores étant plus petites. Elles pourraient se compter jusqu’à 1.024.

Geoglossaceae

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Trichoglossum hirsutum  

120-150 x 5-7 µm. Spore brun foncé, bacilliforme, lisse, 11 à 15 cloisons à maturité.

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Geoglossum umbratile 60 [78] x 5-5,5 µm. Spore noire à brun foncé, lisse, bacilliforme, 7 cloisons. La forme des paraphyses devrait permettre de différencier cette espèce des autres géoglosses.

 

Helotiaceae

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Ascocoryne cylichnium 

20-25 x 5-6 µm. Spore blanche, fusiforme, lisse, 5 à 7 cloisons. Production de spores secondaires par bourgeonnements.
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Encoelia furfuracea            9-11 x 1,5-2 µm. Hyaline, allantoïde, lisse, biguttulée (peu visible).Spores produisant de nombreuses spores secondaires par étranglements et mélangées à une                                       cristallisation réfringente.
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Bisporella citrina                 9-15 x 3-5 µm. Hyaline, elliptique, une cloison.

Helvellaceae

helvellaceae-rhizina-undula.jpg
Rhizina undulata                                 1-   32 x 10                  7-   35,4 x 9,6                  13-    35 x 8,4                                2-    28 x 9,3                 8-  28,7 x 9,3                  14-  33,7 x 10                                3-    33 x 9,5                 9-  32,6 x 8,8                  15-     36 x 9,5                                4- 31,5 x 10                10-    36 x 8,4                  16-     30 x 9                                5- 41,5 x 10                11-  35,6 x 9,7                  17-  31,5 x 9                                6-    31 x 8,8               12-     39 x 9,2                  18-     31 x 8,9
28-36 [41,5] x 8,4-10 µm. Hyaline, fusiforme, multiguttulée. Pôles appendiculés par gonflement de la périspore (couche externe).
discina-perlata-jbc.jpg              

Discina perlata     21-25 x 11-12 µm mais 25-32,5 x 11-12,5 µm pour la littérature.  Spore hyaline, elliptique avec un éperon apiculaire. 1- Bleu lactique : l’excès d’humidité de cette récolte (gros orages ce jour là) a permis un détachement entraînant l’étalement spectaculaire des 3 couches entourant la spore. 2- Rouge congo : très bonne vue de la guttule centrale accompagnée de guttules satellites. Des spores ne supportent pas l’excès d’humidité. 3- Bleu de méthyle : nous pouvons voir la formation de verrucosités ou de hernies (plus fines que dans l’espèce suivante) sur le contour des spores. 4-  Réactif de Melzer : ces hernies entraînent le recouvrement total de la spore par un   réseau  dont les crêtes sont peu élevées et le maillage interne incomplet.
 discina-parma-couches-jbc.jpg
Discina parma             1ère planche : détail des différentes couches enveloppant une spore et son contenu protoplasmique (vacuoles, granulations, etc…). La réalité de ces couches est discutée par différents auteurs. 1-  Pustules apiculaires.  2-  Guttules satellites (lipidiques).  3-  Périspore, couche externe.   4-  Epispore, couche intercalaire. 5-  Grosse guttule centrale. 6-  Endospore, membrane interne de la spore. 7-  Petites guttules satellites dans le cytoplasme. 8-  Exospore, assise sous-périsporique.   discina-parma-pl2-jbc.jpg                                         2ème planche : 24-32- [40] x 13-14 µm. Spore hyaline, elliptique allongée avec plusieurs éperons apiculaires, verruqueuse. 1-  Spores immatures sans traces d’ornement puis divers aspects des apicules en cours de développement. 2-  Spores parvenues à maturité (dans le rouge congo ammoniacal). 3-  Bonnes vues du réseau aux crêtes épaisses ornant les spores mûres (dans le bleu lactique). Sur la spore, en bas de l’image, la couche supportant le réseau s’est détachée. 4-  Spores mûres (dans le rouge congo aqueux dilué) comme sur la première planche.
 helvellaceae-gyromitra-infu.jpg
Gyromitra infula 20-25 x 8,5 µm. Blanche, fusiforme obtuse, lisse, biguttulée.
helvellaceae-helvella-aceta.jpg
Helvella acetabula   = Paxina acetabulum                16 – 18 [20] x 11 – 13 µm. Hyaline, ellipsoïde, uniaxe, lisse.                                            A maturité complète, la grosse guttule centrale ne laisse plus de place au cytoplasme qu’à l’intérieur de petits ménisques à chaque pôle de la spore. Absence de guttules satellites.
 helvellaceae-helvella-leuco.jpg
Helvella leucomelanea    = Acetabula vulgaris  = Paxina leucomela         18-22 x 11-12 µm. Hyaline, lisse, elliptique à ovoïde. Une grosse guttule centrale ne laisse plus de place au cytoplasme qu’à l’intérieur de petits ménisques à chaque pôle de la spore.
helvellaceae-helvela-fusca.jpg
Helvella fusca               14,7-19,2 x 11-14 µm  Q= 1,3  Hyaline, elliptique à ovoïde, lisse. Contenant une grosse guttule centrale avec de très rares guttules satellites. La coloration est obtenue dans le rouge congo et l’éosine aqueuse.
helvellaceae-helvella-spadi.jpg
Helvella spadicea  = H. monachella                                                 1-2   immatures        13,6  x  10,8                           10 –  23,3  x  13,2

       20,4  x  12,2                           11-    22,3 x 14,1

3-        20 x 17                               12-       21 x 16,5

4        22 x 13,3                            13-    21,7 x 14,2

5 –   23,2  x 14,1                            14-    21,4 x 03,1

6 –   22,3  x 13                               15-    21,4 x 12,7

7 –   23,5  x 13,2                            16-    21,2 x 13,1

8 –   21,2  x 14                               17-       20 x 14,7

   24,3  x  14,5                           18-     20,8 x 13

20-22 (24,3) x 11-14 (17) µm. Hyaline, lisse, elliptique. Une grosse guttule centrale ne laisse plus de place au cytoplasme qu’à l’intérieur de petits ménisques à chaque pôle de la spore où nous observons une à trois petites guttules satellites.                                                                                                             

Humariaceae – Pyronemataceae (selon les auteurs)

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Scutellinia armatospora         Ø 17 µm. Blanche, ronde, multiguttulée, nombreux aiguillons.
humariaceae-humaria-hemipha.jpg                                                 Humaria hemisphaerica      21 x 12 µm. Hyaline, elliptique, biguttulée, verruqueuse.

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Melastiza chateri 16 x 9 µm, pour la littérature 17-20 x 9-11 µm. Blanche, fusiforme, biguttulée, verruqueuses, appendices pointus aux pôles, réticule complet.

Lasiosphaeriaceae

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Lasiosphaeris hirsuta 

55-68 (75) x 6-7 µm. Brune, cylindrique à 7 cloisons. Spore arquée à l’avant dernière cloison. Nombreuses germinations entraînant l’apparition de spores secondaires.                                    

Leotiaceae = Helotiaceae

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Leotia lubrica
25 x 4-6 µm.
 Hyaline, subcylindrique, septée 3 à 5 cloisons.

Morchellaceae

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Mitrophora semilibera    20 – 24 x 13 – 15 µm. Hyaline, elliptique, lisse. Petites sphérules lipidiques à l’extérieur des pôles qui disparaissent  rapidement après éjection.
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Morchella conica var. intermedia 18-23 x 11-13 µm  pour la littérature : 18,7-22,5 [25] x 9-10 [14] µm. Spore hyaline, elliptique + ou – étroite, lisse. Les gouttelettes présentes sur le pourtour des spores sont indiquées dans la littérature comme n’apparaissant qu’aux pôles des spores. Elles ne sont bien visibles, pour cette récolte, que dans un colorant bleu.
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Verpa conica = V. digitaliformis                          20 x 14 µm. Blanche, elliptique, lisse. Dans un colorant rouge nous observons des gouttelettes lipidiques à  l’extérieur des pôles de la spore et les trois couches,   périspore, mésospore (couche intercalaire) et endospore.

 Pezizaceae

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Peziza ammophila              16,5 x 10-13,5 µm.            Blanche, elliptique, lisse, (finement ponctuée ?)

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Peziza badioconfusa
 = Galactinia olivacea     17-19,5 x 7,2- 9,5 µm. Blanche, étroitement elliptique, ornementation fine pustuleuse. De nombreuses pustules fusionnent et forment des saillants mais ne parviennent pas à engendrer une amorce de réseau.
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Peziza succosa 1 – Spore de l’espèce   14-16,3 x 8-10,6 µm, hyaline, elliptique, guttulée et  verruqueuse. Les verrues ont des contours anguleux ou arrondis (les deux formes se rencontrent. Les fusions entre les verrues apparaissent sans former de réseau à mailles. Sur la planche nous observons des spores matures ou à différents stades de  maturité, ainsi qu’une éjection de l’asque avec son appareil apical amyloïde dans le bleu lactique.   pezizaceae-peziza-succosa-2.jpg                                               2 – Anamorphe                 Elément observé sur l’hyménium d’une P. succosa qui a été déterminé comme « pouvant être » l’anamorphe de l’espèce! Anamorphe = stade asexué.   pezizaceae-peziza-varia-jbc.jpg                    

Peziza varia                        1-        5,3 x 9          6-   14,2 x 9,3       11-   14,3 x 9          16-     17 x 9,5                         2-      15,2 x 9,4       7-   15,4 x 9,5       12-   15,4 x 9,4       17-   16,7 x 10                         3-      14,9 x 9,3       8-   14,7 x 10        13-   14,5 x 9          18-   14,2 x 9,1                         4–      14,5 x 12        9-   16,2 x 9,7       14-      15 x 9,8       19-   15,1 x 9,8                         5-         15 x 9,5     10-   16,3 x 9,4       15-   14,6 x 9,5       20-   15,2 x 9                                                                                      15-17 x 9-11 µm. Blanche, elliptique, lisse. On note, toutefois, une trace ronde de diamètre 3-4 µm au centre de la spore. Remarque : les spores de plusieurs ascomycètes peuvent présenter, avant maturité complète, un début d’ornementation qui disparaîtra par la suite.
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Peziza vesiculosa  20-23 x 10-13 µm. Blanche, elliptique, lisse, absence de guttules. De nombreuses spores ont, déjà, germé.
 pezizaceae-plicaria-leiocar.jpg                                              Plicaria leiocarpa            Ø 8-9 (10) µm. Hyaline, ronde, contenu granuleux. Espèce des places à feu.

                                          Pleosporaceae  Bitunicatae

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Leptosphaeria acuta         40-60 x 6 µm. Spore étranglée à chaque cloison (4 à10) jaunâtre pâle, lisse  fusiforme. Asque à double paroi (bituniqué).

Nectriaceae

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Nectria episphaeria           7-11 x 4-5 µm. Blanche, elliptique, rugueuse,  une cloison. L’une des deux cellules étranglées est plus petite. Les spores produisent de longues germinations.

                                       Pyronemataceae

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Cheilimenia theleboloides 14-21 x 8-10 µm. Blanche, lisse, elliptique. L’hydroxyde de potassium chauffé fait apparaître des stries en long (ici, image en négatif).
 pyronemataceae-tazzetta-cat.jpg                                               Tazzetta catinus  = Tarzetta c. =  Pustularia c. 18-19 x 12-14µm. Hyaline,  fortement elliptique, lisse, biguttulée.

Sarcosphaeraceae

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Sarcosphaera crassa  = S. eximia  = S. coronaria 13-14 (18) x 7- (9) µm. Blanche, cylindrique à elliptique, très finement rugueuse biguttulée, parois épaisses.

Sarcoscyphaceae

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Pseudoplectania  nigrella Ø 14 µm. Blanche, ronde, lisse.                 « M.G.Malençon a observé, autour des spores, la formation d’une masse verdâtre qui semble correspondre à une assise sous-épisporique (anormalement gonflée, ici) à coque lisse sans qu’il s’y forme, pour autant, une ornementation…(1929) ».

Sclerotiniaceae

sclerotiniaceae-dumontinia.jpg                                                                          Dumontinia tuberosa   = Sclerotinia tuberosa            12-17 x 5,5-8 µm. Blanche, lisse, elliptique. Une guttule est présente à chaque pôle bien visible dans un colorant bleu.

Sordariaceae

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Nitschkia confertula            9-10 x 3,5-4 µm. Jaune pâle, cylindrique, lisse, biguttulée, + ou – arquée.

Sphaeriaceae

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Rosellinia aquila              20-30 x 7-9 µm. Brun foncé,  naviculaire, guttulée. Fente germinative joignant les deux pôles et petits appendices ronds apiculaires.                                                                                    

Xylariaceae

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Hypoxylon multiforme 
 10-12 x 4,5-5,5 µm. Brun foncé, elliptique,1 face plate, fente germinative peu visible.
  xylariaceae-hypoxylon-micro.jpg                                    Hypoxylon microsporum 6,7-8,5 x 3-4 µm. Brune, réniforme biguttulée, fente germinative non observée. Les asques octosporés, 130-160 x 4-5µm, présentent parfois une division cellulaire peu conforme.

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Xylaria digitata            5,7-7 x 3-4 µm. Brun clair, conidies du stade asexué (stade imparfait). Reproduction des spores par étranglements. Dans un second temps, le stade parfait (sexué) apparaît (non observé).                                                                                         xylariaceae-xylaria-hypoxyl.jpg
Xylaria hypoxylon 12 x 6 µm.Spore réniforme (une face plate), noire, lisse uniguttulée, fente germinative n’atteignant pas les deux pôles. Il s’agit de la forme parfaite, sexuée.
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Xylaria longipes        11-13 x 5-6 µm. Noire, elliptique irrégulière (une face plate), lisse. Fente germinative peu visible.

Tuberales

« Groupe à part »  mode de vie hypogée                       Les dimensions des spores dépendent du nombre de spores dans l’asque.                       Pas d’hyménium constitué, les asques sont répartis sans ordre dans la gléba.
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Tuber melanosporum                20-30 [55] x 18-21[35] µm. Brunâtre, elliptique à subglobuleuse, nombreuses, spinules (aiguillons) jusqu’à 4µm de long. Un réseau incomplet très fin n’est visible qu’au microscope électronique. Présence de 4 à 6 spores par asque pour la littérature mais nous n’avons observé que des asques contenant 1 à 4 spores.
 tuberales-tuber-aestivum-jb.jpg                                        Tuber aestivum                 25-32 [38] x 18-26 [30] µm. Brunâtre, elliptique pour les uns mais ovoïde pour les autres, spinules crochues 6-7 µm de long, interrupto-réticulée, asques 1 à 6 spores.

 tuberales-tuber-mesentericu.jpg                                                   Tuber mesentericum        20-36 [40] x 18-24 [30] µm. Brune, elliptique, spinules jusqu’à 8 µm, interrupto-réticulée, asques 1 à 6 spores.                                                              

Pour comparaison : Un lichen

 

Partenaires de la symbiose lychénique : champignon + algue = lichen

Il s’agit de l’association d’une algue verte ou d’une cyanobactérie avec un ascomycète. Moins de 20% des lichens résultent de l’association d’un basidiomycète et d’une algue. Moins de 5 % de l’association des trois éléments.

   lichen-xanthoria-parietina.jpg                                           

Xanthoria parietina  = algue + ascomycète 

Description macroscopique : Thalle (appareil végétatif des végétaux inférieurs) foliacé jaune orangé, K+ rouge, lobes plats. Pas suffisamment éclairés, des exemplaires peuvent être verdâtres. Zone E : supporte une pollution moyenne. Descriptions microscopique des apothécies : très nombreuses à hyménium jaune orangé de 2 à 3 mm de diamètre. Ascospores polariloculaires comprenant deux loges, une à chaque pôle de la spore, reliées par une étroite lumière. Spores, 10-17 x 9µm, étroitement  elliptiques. En haut et à gauche de la planche nous observons l’hyménium d’une apothécie (constitué en palissade) comprenant des asques de dimensions 100 x 20-25 µm et des paraphyses multiseptées dont l’extrémité est composée de cellules plus ventrues, divisées et  couvertes d’une gélin épithécial caroténoïde (pigmentation se dissolvant rapidement) conférant la couleur aux apothécies. Les cellules rondes sont les algues.

JACQUES BECK CECCALDI