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Les tubes de Noël

De quels tubes s’agit-il? A Noël on penserait à jingle bells , mon beau sapin ou autre petit papa noël . Point de sapins mais des pins le jour de Noël. Par exemple à Canéjan, en Gironde à deux très grands pas de Bordeaux. Des pins sous lesquels foisonnent des fougères abritant des Chanterelles en tube (Craterellus tubaeformis).

chanterelle en tube, craterellus tubaeformis, Canéjan, CEMA, Michel Pujol, spores

Nous les récoltons en utilisant une petite paire de ciseaux afin de couper leur pied en tube (d’où leur nom vernaculaire) et réduire ainsi la durée du nettoyage avant de les cuisiner. Sautées à la poêle dans un peu d’huile d’olive ou en sauce elles apportent un goût de fête en fin d’année. Leurs « cousines » plus côtières Craterellus lutescens méritent aussi l’attention des myco-cuisiniers. 

chanterelle en tube, craterellus tubaeformis, Canéjan, CEMA, Michel Pujol, spores

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Sous le microscope (planches ci-dessus), les spores sont ovoïdes. Marchand souligne l’apicule oblique (ce n’est pas la généralité sur notre récolte). En sporée (planche du haut) nous avons relevé (Piximètre) les dimensions suivantes: (8,2) 8,8 – 12,4 (16,3) × (7) 7,5 – 10,8 (12,3) µm . Q = (1,1) 1,14 – 1,3 ; N = 11 . Me = 11,1 × 9,1 µm ; Qe = 1,2. Les hyphes sont nettement bouclés.

Lors d’une cueillette on prendra soin d’éviter les confusions de proximité car souvent de petites espèces toxiques à lames et non à plis partagent le même biotope. Forme en trompette, plis bien marqués caractérisent entre autre cette espèce. La couleur du chapeau peut être assez grise et le pied plus épais notamment sous feuillus où les tapis de mousses les accueillent volontiers.

M.P.

Bibliographie:

MycoDB

Marchand tome 2, p. 162 et 242 n° 177

Eyssartier&Roux p. 596

Courtecuisse n° 112

Bon p. 306 et 307


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Comme des pelures d’orange sur le sol: Aleuria aurantia

Sur terre nue, dans un endroits où le sol a été « fraîchement retourné » (comme le remarquent notamment Eyssartier&Roux à propos de cette espèce*) notre regard a été attiré par des taches orange faisant penser à des pelures de l’agrume du même nom. Après tout, à Canéjan (33) près d’une piste dédiée aux promeneurs accompagnés souvent de leur chien -ou l’inverse- déguster quelques quartiers et rendre l’enveloppe bio-dégradable au sol nourricier n’a rien de surprenant sauf que derrière l’écorce présumée qui écorchait le regard se cachait … un champignon. Ainsi en fin d’après-midi presque entre chien et loup (le temps de pose était très long pour les photos) nous nous sommes attardés devant une troupe de Pézize orangée.

Aleuria-aurantia-MP3.jpg

Vue du dessus (à droite) la partie hyméniale est plutôt lisse et en coupes irrégulières rappelant, sans être fendue, les otidea. Très volutueuse au bord plus clair. Vue du dessous (à gauche) le pied est à peine prononcé, presque inexistant et la chair plus mate à quasi concolore de la partie supérieure.

Aleuria-aurantia-MP.jpg

Microscopiquement, observations dans le Lugol (planche ci-dessus):

 J-, les spores sont ornementées par un réseau à larges mailles. Les asques sont octosporées à sommet non amyloïde et les paraphyses sont droites, septées et en massue somitalement.

Mesures sporales de notre récolte (Piximètre) 

(13,1) 13,4 – 15,1 (15,3) × (6,8) 7,1 – 8,4 (9) µm

Q = (1,5) 1,7 – 2 (2,2) ; N = 33

Me = 14,3 × 7,7 µm ; Qe = 1,9

M.P.

* Le guides des champignons France et Europe aux Editions Belin p.1060

Fomes fomentarius: en arrivant aux pores

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« Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes trois mille en arrivant aux… pores »

La lectrice et le lecteur rectifieront d’eux-mêmes en arrivant à bons ports

En 1636, quand il publia Le Cid, Pierre Corneille ne pouvait ignorer l’existence de l’Amadouvier. Ce champignon de feu était utilisé depuis des siècles. On le retrouva en effet -rappelez-vous- dans le sac du chasseur  Ötzi découvert naturellement momifié dans le sud du Tyrol.

Vraisemblablement le chasseur préhistorique, qui avait ce tour dans son sac, ne s’en servait que pour allumer le feu. Connaissait-t-il les autres vertus prêtées à Boletus fomentarius (ainsi nommé par Linné son premier auteur en 1753)?

Selon Wikipedia « son nom renvoie à l’amadou, mot d’origine provençale qui signifie [amoureux], en allusion à sa capacité à prendre feu. Le nom binominal scientifique Fomes fomentarius se traduit, lui, littéralement par [combustible à pansements]. » Des vertus cicatrisantes et hémostatiques lui sont reconnues depuis longtemps. Plus récemment, une étude incite à trouver à Pyropolyporus fomentarius (L. ex Fr.) Teng (sa dernière appellation) un caractère antitumoral potentiel. Laissons le soin aux professionnels de la médecine de faire le tri scientifique dans l’univers des nombreux champignons dits médecinaux mais notre Amadouvier qui fait feu de tous bois et panse les petits bobos ne peut apparaître que très utile. A la question rituelle ça se mange? C’est déjà très dur de le dégager de son support qu’on a plus la force de le croquer et on ne sait pas encore s’il calme le mal aux dents. 

Il nous incite à revenir à Pierre Corneille du début de notre chronique qui, en versifiant de la prose de Molière dans son FESTIN DE PIERRE, prête à Sganarelle s’adressant à son maître Don Juan ces quelques vers:

 » Avec mon petit sens, mon petit jugement,

Je vois, je comprends mieux ce que je crois comprendre,

Que vos livres jamais ne pourroient me l’apprendre.

Ce monde où je me trouve, et ce soleil qui luit,

Sont-ce des champignons venus en une nuit?

Se sont-ils faits tout seuls?

C’était peu avant la naissance de la mycologie.

M.P.

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Bibliographie

Courtecuisse&Duhem n° 89; Bon p.320; Eyssartier&Roux p.1022; Borgarino&Hurtado p.69; Marchand T.3 pl.286

Sur le Net Champ Yves ONF Mycorance MycoDB mycocharentes

video  allumer le feu youtube 

Un dimanche d’ateliers à la Maison Ecocitoyenne avec des récoltes de champignons en ville

Tête-maison-éco.jpg

Troisième volet de la thématique « Le champignon dans la ville » animée par le CEMA ce dimanche 6 novembre 2011 à la Maison Ecocitoyenne de Bordeaux. Après une balade-découverte le dimanche précédent à Bordeaux Lac et une conférence le vendredi,3191372859

il s’agissait de faire plus ample connaissance avec les champignons présents à la porte des citadins. Mini exposition, ateliers, échanges à chaud sur du très frais.

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Aux visiteurs venus tout au long de la journée, le plus souvent en famille, les animateurs du CEMA ont présenté quelques espèces récoltées la veille dans des espaces rudéraux, « en ville »: à Bordeaux Lac sur les lieux de la balade de la semaine précédente, à Pessac, Lormont, Gradignan et Canéjan dans des parcs publics. La culture du Shi-také (Lentinula edodes) était montrée sur deux bûches de chêne porteuses de fructifications abondantes assorties d’un panneau didactique.

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Les fortes pousses de Lépiote pudique (Leucoagaricus leucothites), Lycoperdon perlé (Lycoperdon perlatum), Cyathe et Gymnopile (sur BRF) a donné lieu à la présence de ces espèces, entre autres, sur les tables d’exposition. D’autres récoltes ont été scrutées à la loupe binoculaire et étudiées au microscope avec les images projetées en direct sur très grand écran.

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Les adhérents du CEMA, de passage dimanche à la Maison Ecocitoyenne ont apporté leur aide aux « permanents » de cette animation-partage mycologique en trois volets au cœur de la ville.  

 

A l’affiche du forum de Canéjan

Stand-CEMA.jpg

 Le CEMA participait le 11 septembre 2011 au Forum des associations de Canéjan (33). Jean André Camy, Jacques Boyer et Jacques Beck Ceccaldi accueillaient de nombreux visiteurs sur le stand du Cercle d’Etudes Mycologiques en Aquitaine parmi lesquels le maire Bernard Garrigou et son premier adjoint Alain Mano, la vice-présidente du Conseil Général  Anne-Marie Kieser et le Président du Conseil Régional Alain Rousset.

Initiation à la microscopie, panneaux didactiques et plusieurs espèces dont des bolets récoltés le jour même sur le site venaient en appui d’échanges conviviaux avec nos visiteurs.

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Les panthères sortent du bois

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Aussi belles que toxiques, les Amanites panthère sont très présentes en Gironde (et ailleurs certainement) en ce moment. A preuve trois stations le long de l’Eau Bourde, sous feuillus, à Canéjan ce lundi matin. Squames blanches en cercles réguliers sur le chapeau, bracelets au pied au dessus de la volve (plutôt bulbe pour cette espèce), lames blanc pur.

Scutellinia: étude dans le sens du poil

Le genre est vaste et les Scutellinia paraissent très proches les uns des autres. Le lundi 16 mai 2011, un petit groupe du CEMA (Jacques Boyer, Jacques Beck Ceccaldi, Jean André Camy, Bertrand Lartigue, Michel Pujol) a prospecté les abords de l’Eau Bourde à Canéjan (33) à la recherche de quelque sujet d’étude susceptible d’égayer de frais la réunion mycologique de travail qui suivait. A l’ombre des aulnes glutineux, sur un tronc à la surface bien décomposée et très humide, de petits disques rouge orangé aux bords hérissés de poils: des Scutellinia  sans aucun doute mais lesquels? Etude du CEMA coordonnée par Jacques Beck Ceccaldi.

 FamillePyrenomataceae

Scutellinia umbrorum(Fr.)Lamb.

Du latin : scutella + suff. inus = très petite coupe

Du grec : umbra + suff. orum = lieu ombré

Macroscopie :

2412525788

1445525930

Apothécie en coupe de 5 à 8 mm de diamètre. Hyménium orangé. Marge incurvée couvert de poils bruns.

Excipulum garni de poils un peu plus courts. Milieu : en troupes nombreuses souvent serrées.

Sur troncs en décomposition avancée, très imbus.  A l’ombre des aulnes en zone marécageuse.

  Microscopie:

(préparation dans le bleu coton)

Asques : 180 (220) x 12 – 14 µm, octosporés.

Spores : elliptiques, multiguttulées, bassement verruqueuses,

18,2 – 22,6 x 11,5 – 13,5 µm. Qe = 1,6 [1,5 – 1,7]

Paraphyses : dépassant les asques, septées, larges de 4 à 6 µm

Avec l’apex renflé jusqu’à 8 µm. Pigmentation caroténoïde.

Poils : drus, multiseptés, acuminés, implantation serrée mais non en touffes.

Longs des 300 à 500 µm. Base à ramifications difficiles à mettre en évidence dans cette récolte.

2675041366

1ère planche

Où nous voyons une chaînette octosporée dans l’asque proche de la déhiscence.

L’apex renflé des paraphyses à contenu pigmentaire granuleux (en dissolution).

Des asques operculés, vides, après l’éjection.

Les poils (x400) de la marge, sur un sujet encore immature.

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 2ème planche

1 – Poils acuminés, de longueur moyenne, à base élargie.

2 – Pour une meilleure visibilité, les proportions ne sont, volontairement, pas respectées sauf en 1 et 2 à l’immersion  x 1000.

3 – Différents états des spores et des ornementations.

4 – Les pustules isolées sont visibles, ensuite les fusions entre elles commencent.

      «  … les ornements se montrent, dans la plupart des cas, plus nombreux lorsqu’ils sont plus petits. Ce qui rend l’aspect général de l’ornementation ce sont : la variation de taille des éléments ornementaux, la plus ou moins grande fréquence de leurs fusions et leur densité de répartition à la surface sporale … ».

                                                Observations :

Les caractères macroscopiques et microscopiques nous rapprochent de cette espèce (son écologie, ses spores, ses poils …).

Voir aussi : Scutellinia umbrorum

Sur http://mycostra.free.fr – Société Mycologique de Strasbourg

               Et Scutellinia patagonica (Rehm) Gamundi

Sur http://www.ascofrance.fr/doc/ uploads/45.pdf

Et sur le même site, la Thèse de Mme Le Gal. (observations des spores de la 2ème planche, pages 96 et 97).

       

Le genre est vaste et les Scutellinia paraissent très proches les uns des autres. Le lundi 16 mai, un petit groupe du CEMA (Jacques Boyer, Jacques Beck Ceccaldi, Jean André Camy, Bertrand Lartigue, Michel Pujol) a prospecté les abords de l’Eau Bourde à Canéjan (33) à la recherche de quelque sujet d’étude susceptible d’égayer de frais la réunion mycologique de travail qui suivait. A l’ombre des aulnes glutineux, sur un tronc à la surface bien décomposée et très humide, de petits disques rouge orangé aux bords hérissés de poils: des Scutellinia  sans aucun doute mais lesquels? Etude du CEMA coordonnée par Jacques Beck Ceccaldi.

FamillePyrenomataceae

Scutellinia umbrorum(Fr.)Lamb.

Du latin : scutella + suff. inus = très petite coupe

Du grec : umbra + suff. orum = lieu ombré

Macroscopie :

Apothécie en coupe de 5 à 8 mm de diamètre.

Hyménium orangé.

Marge incurvée couvert de poils bruns.

Excipulum garni de poils un peu plus courts.

Milieu : en troupes nombreuses souvent serrées.

Sur troncs en décomposition avancée, très imbus.

 A l’ombre des aulnes en zone marécageuse.

 Microscopie:

(préparation dans le bleu coton)

Asques : 180 (220) x 12 – 14 µm, octosporés.

Spores : elliptiques, multiguttulées, bassement verruqueuses,

18,2 – 22,6 x 11,5 – 13,5 µm. Qe = 1,6 [1,5 – 1,7]

Paraphyses : dépassant les asques, septées, larges de 4 à 6 µm

Avec l’apex renflé jusqu’à 8 µm. Pigmentation caroténoïde.

Poils : drus, multiseptés, acuminés, implantation serrée mais non en touffes.

Longs des 300 à 500 µm. Base à ramifications difficiles à mettre en évidence dans cette récolte.

1ère planche

Où nous voyons une chaînette octosporée dans l’asque proche de la déhiscence.

L’apex renflé des paraphyses à contenu pigmentaire granuleux (en dissolution).

Des asques operculés, vides, après l’éjection.

Les poils (x400) de la marge, sur un sujet encore immature.

 2ème planche

1 – Poils acuminés, de longueur moyenne, à base élargie.

2 – Pour une meilleure visibilité, les proportions ne sont, volontairement, pas respectées sauf en 1 et 2 à l’immersion  x 1000.

3 – Différents états des spores et des ornementations.

4 – Les pustules isolées sont visibles, ensuite les fusions entre elles commencent.

      «  … les ornements se montrent, dans la plupart des cas, plus nombreux lorsqu’ils sont plus petits. Ce qui rend l’aspect général de l’ornementation ce sont : la variation de taille des éléments ornementaux, la plus ou moins grande fréquence de leurs fusions et leur densité de répartition à la surface sporale … ».

                                                Observations :

Les caractères macroscopiques et microscopiques nous rapprochent de cette espèce (son écologie, ses spores, ses poils …).

Voir aussi : Scutellinia umbrorum

Sur http://mycostra.free.fr – Société Mycologique de Strasbourg

               Et Scutellinia patagonica (Rehm) Gamundi

Sur http://www.ascofrance.fr/doc/ uploads/45.pdf

Et sur le même site, la Thèse de Mme Le Gal. (observations des spores de la 2ème planche, pages 96 et 97).

       

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Scutellinia-umbrorum-(Fr.)L.jpg
Le genre est vaste et les Scutellinia paraissent très proches les uns des autres. Le lundi 16 mai, un petit groupe du CEMA (Jacques Boyer, Jacques Beck Ceccaldi, Jean André Camy, Bertrand Lartigue, Michel Pujol) a prospecté les abords de l’Eau Bourde à Canéjan (33) à la recherche de quelque sujet d’étude susceptible d’égayer de frais la réunion mycologique de travail qui suivait. A l’ombre des aulnes glutineux, sur un tronc à la surface bien décomposée et très humide, de petits disques rouge orangé aux bords hérissés de poils: des Scutellinia sans aucun doute mais lesquels? Etude du CEMA coordonnée par Jacques Beck Ceccaldi.

FamillePyrenomataceae
Scutellinia umbrorum(Fr.)Lamb.

Du latin : scutella + suff. inus = très petite coupe

Du grec : umbra + suff. orum = lieu ombré

Macroscopie :

scutellinia, scutellinia umbrorum, CEMA, Canéjan, Eau Bourde, aulne glutineux, ascomycètes, Jacques Beck Ceccaldi, Jacques Boyer, Jean André Camy, Bertrand Lartigue, Michel Pujol

scutellinia, scutellinia umbrorum, CEMA, Canéjan, Eau Bourde, aulne glutineux, ascomycètes, Jacques Beck Ceccaldi, Jacques Boyer, Jean André Camy, Bertrand Lartigue, Michel PujolApothécie en coupe de 5 à 8 mm de diamètre.

Hyménium orangé.

Marge incurvée couvert de poils bruns.

Excipulum garni de poils un peu plus courts.

Milieu : en troupes nombreuses souvent serrées.

Sur troncs en décomposition avancée, très imbus.

A l’ombre des aulnes en zone marécageuse.

Microscopie:

(préparation dans le bleu coton)

Asques : 180 (220) x 12 – 14 µm, octosporés.

Spores : elliptiques, multiguttulées, bassement verruqueuses,

18,2 – 22,6 x 11,5 – 13,5 µm. Qe = 1,6 [1,5 – 1,7]

Paraphyses : dépassant les asques, septées, larges de 4 à 6 µm

Avec l’apex renflé jusqu’à 8 µm. Pigmentation caroténoïde.

Poils : drus, multiseptés, acuminés, implantation serrée mais non en touffes.

Longs des 300 à 500 µm. Base à ramifications difficiles à mettre en évidence dans cette récolte.

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1ère planche
Où nous voyons une chaînette octosporée dans l’asque proche de la déhiscence.

L’apex renflé des paraphyses à contenu pigmentaire granuleux (en dissolution).

Des asques operculés, vides, après l’éjection.

Les poils (x400) de la marge, sur un sujet encore immature.

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2ème planche
1 – Poils acuminés, de longueur moyenne, à base élargie.

2 – Pour une meilleure visibilité, les proportions ne sont, volontairement, pas respectées sauf en 1 et 2 à l’immersion x 1000.

3 – Différents états des spores et des ornementations.

4 – Les pustules isolées sont visibles, ensuite les fusions entre elles commencent.

« … les ornements se montrent, dans la plupart des cas, plus nombreux lorsqu’ils sont plus petits. Ce qui rend l’aspect général de l’ornementation ce sont : la variation de taille des éléments ornementaux, la plus ou moins grande fréquence de leurs fusions et leur densité de répartition à la surface sporale … ».

Observations :

Les caractères macroscopiques et microscopiques nous rapprochent de cette espèce (son écologie, ses spores, ses poils …).

Voir aussi : Scutellinia umbrorum

Sur http://mycostra.free.fr – Société Mycologique de Strasbourg

Et Scutellinia patagonica (Rehm) Gamundi

Sur http://www.ascofrance.fr/doc/ uploads/45.pdf

Et sur le même site, la Thèse de Mme Le Gal. (observations des spores de la 2ème planche, pages 96 et 97).

Scutellinia-umbrorum-(Fr.)L.jpg
Le genre est vaste et les Scutellinia paraissent très proches les uns des autres. Le lundi 16 mai, un petit groupe du CEMA (Jacques Boyer, Jacques Beck Ceccaldi, Jean André Camy, Bertrand Lartigue, Michel Pujol) a prospecté les abords de l’Eau Bourde à Canéjan (33) à la recherche de quelque sujet d’étude susceptible d’égayer de frais la réunion mycologique de travail qui suivait. A l’ombre des aulnes glutineux, sur un tronc à la surface bien décomposée et très humide, de petits disques rouge orangé aux bords hérissés de poils: des Scutellinia sans aucun doute mais lesquels? Etude du CEMA coordonnée par Jacques Beck Ceccaldi.

FamillePyrenomataceae
Scutellinia umbrorum(Fr.)Lamb.

Du latin : scutella + suff. inus = très petite coupe

Du grec : umbra + suff. orum = lieu ombré

Macroscopie :

scutellinia, scutellinia umbrorum, CEMA, Canéjan, Eau Bourde, aulne glutineux, ascomycètes, Jacques Beck Ceccaldi, Jacques Boyer, Jean André Camy, Bertrand Lartigue, Michel Pujol

scutellinia, scutellinia umbrorum, CEMA, Canéjan, Eau Bourde, aulne glutineux, ascomycètes, Jacques Beck Ceccaldi, Jacques Boyer, Jean André Camy, Bertrand Lartigue, Michel PujolApothécie en coupe de 5 à 8 mm de diamètre.

Hyménium orangé.

Marge incurvée couvert de poils bruns.

Excipulum garni de poils un peu plus courts.

Milieu : en troupes nombreuses souvent serrées.

Sur troncs en décomposition avancée, très imbus.

A l’ombre des aulnes en zone marécageuse.

Microscopie:

(préparation dans le bleu coton)

Asques : 180 (220) x 12 – 14 µm, octosporés.

Spores : elliptiques, multiguttulées, bassement verruqueuses,

18,2 – 22,6 x 11,5 – 13,5 µm. Qe = 1,6 [1,5 – 1,7]

Paraphyses : dépassant les asques, septées, larges de 4 à 6 µm

Avec l’apex renflé jusqu’à 8 µm. Pigmentation caroténoïde.

Poils : drus, multiseptés, acuminés, implantation serrée mais non en touffes.

Longs des 300 à 500 µm. Base à ramifications difficiles à mettre en évidence dans cette récolte.

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1ère planche
Où nous voyons une chaînette octosporée dans l’asque proche de la déhiscence.

L’apex renflé des paraphyses à contenu pigmentaire granuleux (en dissolution).

Des asques operculés, vides, après l’éjection.

Les poils (x400) de la marge, sur un sujet encore immature.

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2ème planche
1 – Poils acuminés, de longueur moyenne, à base élargie.

2 – Pour une meilleure visibilité, les proportions ne sont, volontairement, pas respectées sauf en 1 et 2 à l’immersion x 1000.

3 – Différents états des spores et des ornementations.

4 – Les pustules isolées sont visibles, ensuite les fusions entre elles commencent.

« … les ornements se montrent, dans la plupart des cas, plus nombreux lorsqu’ils sont plus petits. Ce qui rend l’aspect général de l’ornementation ce sont : la variation de taille des éléments ornementaux, la plus ou moins grande fréquence de leurs fusions et leur densité de répartition à la surface sporale … ».

Observations :

Les caractères macroscopiques et microscopiques nous rapprochent de cette espèce (son écologie, ses spores, ses poils …).

Voir aussi : Scutellinia umbrorum

Sur http://mycostra.free.fr – Société Mycologique de Strasbourg

Et Scutellinia patagonica (Rehm) Gamundi

Sur http://www.ascofrance.fr/doc/ uploads/45.pdf

Et sur le même site, la Thèse de Mme Le Gal. (observations des spores de la 2ème planche, pages 96 et 97).v