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Sensibilisation aux risques d’intoxications par les champignons à Cap Sciences

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De nombreux visiteurs pour l’opération « Champignons: assurances tous risques » dimanche dernier 12 octobre à Cap Sciences organisée dans le cadre de la Fête de la science par le CEMA en partenariat avec l’Ordre des pharmaciens, le Centre antipoison et l’Université de Bordeaux. L’exposition présentait quelques espèces récoltées notamment la veille lors de la sortie à Mérignac avec le Centre antipoison et d’autres champignons apportés par des adhérents du CEMA. Sur les posters affichés et sur les tables l’accent était mis sur la comestibilité et les confusions qui conduisent aux intoxications.

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Comment reconnaître les espèces, éviter les confusions, la consultation des pharmaciens, les études mycologiques, l’intervention des centres anitipoison et les cas d’intoxications recensés ont été les sujets évoqués dans la salle audiovisuelle par Alain Decendit (Université de Bordeaux et CEMA), Patrick Saint-Yrieix et Gérard Deguin (vice-présidents du Conseil Régional de l’Ordre des pharmaciens, Jacques Boyer, Jacques Beck Ceccaldi et Michel Pujol (CEMA). La pertinence des questions posées témoignaient de l’intérêt porté par le public à une meilleure connaissance du monde des champignons, une assurance en quelque sorte pour faire face à tous les risques.

M.P.

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Le CEMA côté sciences, une balade à Lormont avec Cap Sciences

« Vous avez dit champignons? » était le thème de la balade proposée par Côté Sciences/Cap Sciences ce dimanche 27 octobre. Jacques Beck Ceccaldi, Jacques Boyer, Michel Pujol et Jean-Christophe Blanchard, du CEMA, l’animaient. Le groupe des participants était  conduit par Alexandre Nadaud et Alexia Sonnois, de Cap Sciences, autour du château des Iris et dans le Parc de l’Ermitage à Lormont (33).

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La première station en zone d’accumulation de feuilles et autres  déchets végétaux permettait d’observer une prolifération de Clathres en cage (Clathrus ruber).  Véritables colonisateurs de ces biotopes, ils s’installent également, comme il était vérifié plus loin, sur les tapis de bois raméal fragmenté (BRF) destinés à garder de l’humidité au pied des arbres.

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 Reconnaître les champignons en utilisant des applications sur tablettes? Une démarche expérimentée dimanche. Les néophytes durent apprendre plusieurs termes précis de mycologie avant d’arriver, par exemple, au genre Agaricus sans toutefois atteindre l’espèce réelle parce que celle rencontrée n’était pas très courante. Ces applications ont le mérite d’obliger l’utilisateur à bien observer tous les caractères macroscopiques d’un champignon à identifier et ainsi d’inciter à un examen logique et rigoureux.

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Il est indispensable en effet de reconnaître ceux qui tuent. Avant de commencer la visite, nous avions fait examiner au groupe quelques Amanites phalloïdes récoltées deux jours avant dans la périphérie de Bordeaux. Dimanche, ont été observées, dans la partie haute du parc de l’Ermitage, quelques petites Lépiotes très toxiques parmi lesquelles ces Lépiotes brun-rose (Lepiota brunneoincarnata). Mortelles.

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 Le petit Entolome à pied vert (Entoloma incanum) qui est scruté ci-dessus (grossi énormément dans notre montage), « tellement typique qu’il est difficile à confondre »* est lui classé dans les sans intérêt ou indigeste mais qu’il soit permis de le manger des yeux…

M.P.

*Le guide des champignons France et Europe Eyssartier & Roux p.626

Fête de la science: le CEMA avec Côté sciences

fête de la science,cema,côté sciences,cap sciences,mycologie,balade scientifique,alexandre nadaud,jacques guinberteau,jacques beck ceccaldi,jean andré camy,jean-christophe blanchard,michel pujol,clarisse francLe CEMA a fait l’ouverture de la Fête de la science ce mercredi 10 octobre 2012 au Domaine de La Burthe à Floirac avec Côté sciences par une balade scientifique ayant pour sujets … les champignons. Jacques Guimberteau, Jacques Beck Ceccaldi, Jean André Camy, Jean-Christophe Blanchard et Michel Pujol ont été les guides mycologiques d’un après-midi découverte et partage à la rencontre du monde fongique en compagnie de Clarisse Franc et d’Alexandre Nadaud de Cap Sciences. 

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Les champignons bien que capricieux parfois et qui sèchent les cours prévus de longue date se sont prêtés à la leçon de choses tout émoustillés par de récentes pluies. Les espèces saprotrophes habitaient les feuilles, celles symbiotiques le pied des arbres et les parasites carrément leurs troncs. Rien que de très normal et d’intéressant à révéler aux promeneurs attentifs qui entendirent quelques noms latins certains plus rares (mycologiquement s’entend) que les autres.

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Sans pour autant être exhaustif citons: Collybia dryophila, C. aquosa, Marasmius oreades, M. confluens, Marasmiellus candidus (en quantité sur les branchettes), Clitopilus prunulus, Volvariella murinella, Lepiota pseudofelina, L. subincarnata, L. cristata, Pluteus luteovirens, P. cervinus, P. salicinus, P. murinus, Fistulina hepatica, Laetiporus sulphureus, Hirneola auricula-judae, Agaricus osecanus, A. bresadolanus, A. moelleri, Leucoagaricus leucothites, Cortinarius infractus, Ganoderna lucidum, G. aspersum, Artomyces pyxidatus, Agrocybe erebia, Simocybe geraniolens, Morganella pyriforme, Amanita ovoidea 

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Tout ce beau monde eut droit à des présentations détaillées et regardé à la loupe quand un petit sujet présentait un gros intérêt. 

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Cap sur la science des champignons : ateliers et conférences en partage

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Le site de Cap Sciences est privilégié. Première place au hit parade des lieux les plus fréquentés de Bordeaux. Des enfants qui y  acquièrent ou qui y confortent  le goût des sciences et qui, plus tard,  postulent à des postes d’animateurs aux manifestations qui s’y déroulent aujourd’hui. Des passeurs d’information scientifiques rodés à toutes les générations. Un public de tout âge dont le dénominateur commun est une soif de savoirs qu’il  vient  ici  étancher. De là à dire que nous avons bu du petit lait… Ce Dimanche de la science du 7 novembre 2010 « Champignons pièges et délices » en partenariat avec le CEMA et le Centre antipoison de Bordeaux n’a été que délice pour les intervenants de Cap Sciences, les médecins du CAP et les mycologues qui y ont montré tous les pièges qu’il vaut mieux éviter dès qu’il s’agit de passer de la contemplation à la casserole.

Macro

Deux ateliers  illustraient l’approche scientifique du monde des champignons : macroscopie et microscopie. Des posters avaient été spécialement réalisés pour cette occasion matérialisant le partenariat Cap Sciences-CEMA.

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Plus de deux cents espèces différentes avaient été récoltées la veille et l’avant-veille aussi bien sur le littoral qu’à l’intérieur des terres dans des biotopes variés. N’avaient été posés dans des assiettes que les champignons encore assez frais et propres à la « dégustation » macroscopique que conduisait Yves Mortureux, du CEMA.  Le but n’était pas d’être exhaustif et de montrer une collection mais de regarder sous toutes les coutures tous les habits du pied à la tête, sentir, éventuellement goûter, comparer. En bon praticien, le docteur Mortureux invitait aux vertus de l’examen clinique avant que le cas ne devienne pathologique. Bien entendu, du Boletus edulis très comestible à l’Amanita phalloides  éminemment mortelle toutes les situations intermédiaires figuraient sur la table des opérations.

Micro

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Côté micro, Jacques Beck Ceccaldi, chargé des recherches mycologiques du CEMA, préparait quelques lames en direct initiant à l’incontournable enquête microscopique qui permet de mieux cerner la personnalité du champignon étudié ou, du moins, de s’en approcher le plus possible. Les images de l’oculaire projetées sur écran plat montraient, par exemple,  que des espèces mortelles sont aussi belles façon micro que version macro et comment un minuscule champignon peut présenter beaucoup d’intérêt grossi mille fois.

Conférences

Deux conférences « Regard sur la diversité du monde des champignons » par Jacques Guinberteau, ingénieur d’études à L’INRA, conseiller scientifique du CEMA, mycologue de renommée internationale et « Champignons : délicieux poisons ? » par les docteurs Pierre Chanseau et Magali Labadie du Centre Antipoison et de Toxico vigilance de Bordeaux offraient  deux autres angles d’approche.

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 Jacques Guinberteau  faisait partager sa passion et son expérience d’expert, nourrie lors de  nombreuses années d’études et de terrain. Il opérait un tour d’horizon didactique et largement documenté qui mettait en perspective tous les aspects de la diversité de la mycoflore et de son environnement.

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Pierre Chanseau et Magali Labadie évoquaient les différents toxidromes (types d’intoxications par des champignons)  qu’ils rencontrent lors des régulations et lors des contacts avec leurs confrères médecins et pharmaciens. Ils énonçaient quelques règles qui doivent être appréciées au cas par cas en tenant compte du degré de fragilité ou de faiblesse de la personne concernée.

 D’une manière générale, quand les symptômes se déclarent très peu de temps après l’ingestion de champignons ils constatent que c’est moins inquiétant que lorsqu’ils surviennent quelques heures ou quelques jours après. Encore faut-il vérifier qu’il ne s’agit pas d’un effet retard d’une consommation antérieure. La « dose » absorbée accentue la gravité de l’atteinte qui peut être fatale. La complexité des situations incite à faire preuve d’une extrême prudence et à déconseiller par exemple la consommation du Bidaou qui provoqua encore un décès l’année dernière même si, dans ce cas, on observait plusieurs repas successifs avec ce Tricholome aux lames jaunes. Cuire les  golmottes et les morilles, ne pas ramasser des comestibles qui ne le sont plus parce qu’ils ont concentré tous les éléments nocifs dont ils se sont nourris participaient aux conseils prodigués.

   

Mycologie et mycophagie doivent faire bon ménage. La seconde a besoin de la première pour s’exercer sans problème, avec délice, sans tomber dans les pièges.

 

Truffes en revue … de presse (1 avec Cap Sciences)

448724722La sexualité des truffes n’est plus un mystère. Sous ce titre, notre confrère Alexandre Marsat publiait le 13 novembre 2008, sur le site de Cap Sciences (1), un article évoquant les recherches de Jean-Marc Olivier de l’INRA avant que ce dernier ne présente à la Maison de l’Aquitaine à Paris une synthèse des expérimentations dans le domaine de la trufficulture réalisées ces dernières années.

 Première étape sur la route du Diamant Noir (ci-dessus ascocarpes de Tuber melanosporum juste après récolte Photo D.R.)

(1) http://www.infosciences-aquitaine.net/sexualite_truffes

Site Cap Sciences http://www.cap-sciences.net/

La sexualité des truffes n’est plus un mystère

La recherche sur les truffes vient de vivre un nouveau tournant. « La sexualité des truffes n’est plus un mystère » s’exclame Jean-Marc Olivier qui a consacré 25années de recherche à l’Inra Aquitaine sur ces champignons mythiques (1).
« Jusqu’à maintenant, on croyait que la truffe était homothallique, c’est à dire qu’elle avait un fonctionnement proche de l’hermaphrodisme, mais sans preuve scientifique directe. Or, grâce aux progrès de la biologie moléculaire, des collègues italiens ont réussi à mettre au point une astuce technique qui leur a permis de sortir de l’ADN des spores. L’ADN nous a alors appris que l’ascocarpe (la partie que l’on mange) naît de la rencontre de cellules maternelles et paternelles. L’heterothallisme a été prouvé. » Cette reproduction permet à la truffe d’effectuer une recombinaison, peut varier et s’adapter aux changements notamment climatiques. La découverte est importante pour les trufficulteurs, car on peut maintenant éliminer toute idée d’une espèce en voie de disparition par appauvrissement génétique. « Une nouvelle question se pose : quand on fait l’ensemencement (2), est-ce que l’on maîtrise bien la sexualité ? Cela pourrait contribuer à améliorer et à rendre plus régulière la trufficulture. »

La recherche sur les truffes n’est donc pas prête de s’arrêter, bien au contraire, cette découverte ouvre de nouveaux champs d’investigation. « On va pouvoir comprendre comment fonctionne la reproduction et notamment pourquoi les « bébés » truffes se forment au mois de mai. D’autres résultats sont à venir (sur la nutrition ou l’écologie) avec l’avancement du séquençage du génome de la truffe noire par l’Inra Nancy. »

Et, la région bordelaise restera en pointe sur ces recherches puisque un nouveau programme, « Truffe dans le paysage et les politiques de gestion du territoire », est piloté par le Cemagref de Cestas. (3)

                                                                                                Recueilli par Alexandre Marsat

(1) Le 24 novembre 2008, Jean-Marc Olivier, ex- directeur de l’unité Mycologie et sécurité des aliments, devait présenter à la Maison de l’Aquitaine à Paris, la synthèse des expérimentations « trufficulture » réalisées depuis 1993 en France et notamment par l’Inra Aquitaine.
(2) La relance de la trufficulture en France s’est fait grâce à la « mycorhization contrôlée en pépinière » : l’Inra a mis au point en 1970 l’ensemencement d’arbres mycorhizés (le champignon est installé sur les racines de l’arbre). Cette mycorhization est aujourd’hui contrôlée dans notre région par la société Agritruffe à Saint-Maixant (33).
(3) avec l’Inra, l’EnitaB et l’université Bdx

Avec Côté Sciences, les champignons « cachés » de Floirac, dans la forêt de la Burthe

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Floirac-clathre-MP.jpg« A la recherche des champignons cachés…. » c’était le thème de la balade proposée par Côté Sciences le dimanche 25 octobre 2009 dans le massif forestier de la Burthe à Floirac. Alexia Sonnois et Alexandre Nadaud de Côté Sciences dirigeaient cette promenade naturaliste co-guidée par le CEMA et par Grégory Gomez, directeur d’Aquit’Nature. Ce dernier faisait découvrir la flore et la faune non sans livrer quelques anecdotes au cours desquelles le groupe de visiteurs -une quarantaine de personnes- apprit, au pied du fragon, ce que gringonner veut dire. Comment aussi le frelon asiatique, dont quelques nids sont haut perchés dans les robiniers de La Burthe,  est attaqué, découpé et tué par notre frelon européen.

 Cette mise en bouche conduisait aux champignons « cachés » qui, conditions climatiques et hygrométriques n’aidant pas beaucoup, jouaient effectivement à cache-cache avec les promeneurs mais une séance de repérage, le jeudi, avait permis d’en localiser quelques uns. Ainsi une Volvaire (Volvaria gloiocephala)  et quelques Clathres grillagés (Clathrus ruber) sous le séquoia près du château et, au fil du chemin, bien d’autres espèces notamment lignicoles commentées par les guides du jour du CEMA Jacques Beck Ceccaldi, Jacques Boyer, Sylvie Cantin et Michel Pujol. Floirac-Panéoles-JB.jpg

L’occasion de partager notre passion en groupe et en aparté avec un public qui, c’est à souligner, posa moins que d’habitude la question « ça se mange ? » et fut très attentif au rôle et à la place des champignons dans la nature.

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