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Sur l’Ile d’Oléron, le deuxième week end découverte de la mycoflore littorale

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Après la Pointe du Médoc*, l’année dernière à la même époque, à l’invitation de Guy Dupuy, le CEMA avait poursuivi à Oléron la recherche des champignons des dunes**.

C’est sur cette île qu’avait lieu les 27 et 28 novembre 2010 le 2ème week-end découverte de la mycoflore littorale organisé, comme le premier, par Jacques Guinberteau conseiller scientifique du CEMA, cette fois à la demande du Conservatoire Botanique National Sud-Atlantique (CBNSA) avec l’appui scientifique et logistique de Guy Dupuy, de la Société Mycologique du Massif d’Argenson (SMMA) et de la Société Mycologique du Poitou (SMP). L’audience était élargie à l’ensemble des sociétés de mycologie du Grand Sud-Ouest et le CEMA y était représenté en nombre.

Compte-rendu de ces journées, photos, liste des espèces, commentaires consultables sur Mycoleron http://www.mycoleron.fr/ en suivant le lien:

http://www.mycoleron.fr/sortie_myco_v2.php3?theme=vertbois

 

 

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Goûts de truffes et de passionnés

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Dans un précédent dossier  sur les truffes, à l’occasion d’une sortie du CEMA en Charente-Maritime nous n’avons pas beaucoup développé l’aspect gustatif des différentes espèces rencontrées et (ou) cultivées. Ce qui est rare (et bon) est cher. Ainsi en-est-il de Tuber melanosporum à maturité.

 Pour les autres il nous a paru intéressant de donner l’avis de Pascal Chautrand qui parle d’expérience : « Les mésentériques qu’on peut trouver pratiquement toute l’année, n’ont pas du tout ni le même parfum ni le même goût selon l’époque et les lieux de récolte. De bitumeuses, elles peuvent aussi avoir un parfum très agréable rappelant la truffe d’été. Les brumale, elles, n’arrivent à maturité que l’hiver et supportent mieux que toutes les autres une cuisson longue. Les Tuber aestivum sont parmi toutes les truffes celles qui supportent le moins la cuisson, mais un brie ou des pâtes chaudes truffés à l’aestivum,  c’est un délice. Par contre elles sont trop souvent ramassées avant leur complète maturité ce qui nuit énormément à leur qualité gustative, la meilleure période de cueillette ne commençant qu’à partir de la fin juin (on les nomme parfois truffes de la St Jean). Néanmoins, c’est vrai que dans certains biotopes,  j’ai récolté des aestivum qui bien que mûres à point, n’avaient pas un parfum très agréable. Ce genre de désagrément m’est également arrivé avec des Cantharellus cibarius trouvées sous junipérus et qui avaient une odeur et un goût de terre très prononcés. Le substrat est peut être responsable mais sûrement aussi les conditions de développement des champignons qu’ils soient épigés ou hypogés. »

Guy Dupuy , par ailleurs, remarque que : « aestivum = incinatum (avec quelques réserves dont on a parlé et certainement des appréciations différentes suivant les « terroirs » et époques) et le commerce de la « truffe de Bourgogne » ne repose pas sur rien… mesentericum est également cultivée… donc appréciée par certains (personnellement j’ai trouvé excellent dans une quiche lorraine…) quant à la brumale elle est certes plus appréciée cuite mais il est exagéré de dire qu’elle ne peut être consommée que cuite. »

                                                                                        M.P.

 

Truffes charentaises : Lagotto et fugue en quatre mouvements maritimes Etudes d’ ascomycètes et basidiomycètes hypogés par J.B.C.

Darius, 14 mois de poils, n’a pas les yeux pers. Plutôt dorés et  la truffe truffière, à perception très souterraine. Ce Lagotto romagnolo, à l’ascendance melanosporée, y voit bien plus loin que le bout de son nez pour débusquer comme pas un ces champignons hypogés sous la conduite bienveillante de Pascal  Chautrand son maître et notre guide de ce premier février mémorable en terres charentaises. Darius de Marennes et non de Millau connaît la musique, se joue des Tuber sans tuba. Fugue et partition en quatre mouvements, de Saint-Romain-de-Benet  à Saint-Georges-du-Bois et des études à la clé… sous sol donc très fouillées de Jacques Beck-Ceccaldi.

Flaire Play de concours

Rencontré  sur l’Ile d’Oloron (1) avec l’ami Guy Dupuy, Pascal Chautrand nous parla de son chien qui l’accompagnait. C’est ainsi que nous sûmes que les Lagotto romagnolo sont truffiers depuis des générations, que Darius participait à des concours et que le CEMA serait tout à fait le bienvenu à une sortie truffes qu’il nous proposait d’organiser. Du pain bénit tant nous étions à la recherche de lieux, de guides pour peaufiner nos études sur les truffes de toute nature. Des souvenirs de cavage (2) et une sortie ancienne en petit comité en Périgord avivaient le désir de retrouver ces ascomycètes que nous avions appréciés macro et microscopiquement.

Dès le soir du 31 janvier, le groupe du CEMA était à pied d’œuvre à Pisany non loin de Saint-Romain- de -Benet, rejoint le lendemain matin par Pascal Chautrand, son chien Darius et Guy Dupuy. Quatre étapes au programme avec deux truffières « cultivées » et deux biotopes « sauvages ». Des espèces espérées ce premier février: Tuber melanosporum bien sûr, T. brumale, T. rufum, T. excavatum et quelques Hymenogaster.

 Sachant que la fragrance des truffes est la plus forte à pleine  maturité et que leur odeur est le sésame de leur découverte, leur mise au jour dépendait de leur mûre abondance, de la pertinence de la réputation des Lagotto romagnolo et de la manière de guider son jeune représentant. Bref une convergence de savoir faire et de conditions naturelles propices. Comme on a pu l’entendre, le lire ça et là, le vérifier au travers du nombre de kilos négociés lors des marchés spécialisés, à Lalbenque par exemple ou sur celui, proche, de Jarnac, 2009-2010 n’est pas un millésime exceptionnel,  loin de là, pour la truffe dite du Périgord, en partie pour des raisons d’hygrométrie. La pluie ne serait pas tombée quand il le fallait pour que « le diamant noir » soit très abondant. De fait, quelques melanosporum molles, pourries parce que gorgées d’eau, « levées » par Darius dans la première truffière visitée l’ont confirmé.

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Nous sommes, lors de cette première étape,  à Saint-Romain-de Benet, sur la truffière de et avec Louis-François Glemet, très sympathique et chaleureux retraité de la Police Nationale après un début de carrière à l’Elysée « sous le Grand Charles  en 62/63» confie-t-il  puis gardien de la paix 9 ans à Puteaux, 4 ans à Bordeaux, puis Mérignac et enfin Royan en 90. L’atavisme est avéré : « mon père cherchait les truffes naturelles avec un cochon ». Il y a dix ans, il plante 300 chênes verts mycorhizés certifiés INRA qui commencent à produire au bout de 7 ans. Le terrain ? Ph 8 avec un peu de chaux magnésienne en amendement. Les espoirs de récolte ? « Au bout de vingt ans le milieu se ferme, il resterait 7 ou 8 ans de production ».

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Et Darius cherche sous les brûlés à peine perceptibles des chênes verts, s’arrête, la patte gratte, Pascal le stoppe doucement et dégage délicatement une truffe quand il ne la prend pas dans la gueule de son Lagotto qui attend la friandise, un genre de croquette adaptée,  donnée en reconnaissance de l’efficacité de ses recherches. Nous n’entendrons Darius n’aboyer qu’une fois tout au long de la journée, pour réclamer sa « récompense » dont il estimait, semblait-t-il dire, qu’elle tardait à venir. Dans cette quête à ras-de terre ou à quinze à vingt centimètres de profondeur, toujours le respect du milieu à protéger : ne prélever que les « fruits » bien mûrs de texture convenable, remettre en place les autres soit pour les récolter peut-être plus tard ou, de toute manière, permettre aux spores de germer et de recommencer un cycle dont on sait qu’il est très aléatoire comme c’est le cas chez beaucoup d’espèces de champignons.

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Nous quitterons la truffière plantée pour aller, près de là, en milieu « sauvage » qui au bout d’un pré, qui à l’orée d’un bois aux essences mélangées, le sol étant de nature semblable au premier. Darius et Pascal y localiseront des Hymenogaster et des Tuber brumale dont on lira l’étude plus loin. Si l’aspect des Hymenogaster plus clairs, non verruqueux diffèrent de celui de la « mélano », en revanche, l’odeur et l’enveloppe extérieure de T. brumale et T. melanosporum recouverte de terre peuvent être confondus par des amateurs, par essence non connaisseurs .

La truffe rufum nez de chien dans le sable

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Truffe=calcaire ? Pas pour Tuber rufum appelée nez de chien. C’est au bord d’un chemin goudronné, dans le sable de la Forêt de la Coubre, au sud de Marennes, très peu enterrées, souvent au ras du bitume, qu’elles sont apparues nez à nez de Darius, quasi immédiatement détectées par le chien truffier.

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La quatrième et dernière étape de ce circuit truffier en Charente-Maritime, imaginé et conduit par Pascal Chautrand pour le CEMA, était, plus au nord, vers Surgères, la truffière du tout aussi sympathique et chaleureux Franck  Auduberteau, artisan électricien retraité à Saint-Georges du Bois. Sur une terre argilo-calcaire à céréales, sur roche, de Ph 8 (une constante) ont été plantés, il y a vingt ans, explique-t-il, « un tiers de chênes verts, un tiers de chênes pubescents et un tiers de noisetiers tous certifiés par l’INRA ». Les dernières melanosporum y ont été récoltées il y a deux ans.

Effectivement, lors du cavage chez Franck Auduberteau, Darius révélait nombre de Tuber brumale dont certaines immatures, quelques Tuber excavatum bien réniformes et même l’enveloppe résiduelle  d’une Tuber aestivum, pourtant d’été d’après son nom, ayant résisté à l’hiver mais pas au flair de l’irrésistible et très affectueux Darius.

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Restait, comme à Saint-Romain-de-Benet, avant de reprendre la route, à partager avec notre hôte le pineau de l’amitié fait maison et poursuivre nos chères études de têtes un peu grises à l’aide de quelques échantillons frais.

                                                                                 MICHEL PUJOL

1_ http://cemachampi.blogs.sudouest.fr/archive/2010/01/03/oleron-un-pont-c-est-tout-que-non-champignons.html

2_ http://cemachampi.blogs.sudouest.fr/archive/2009/12/24/truffes-en-revue-de-presse-2-avec-aqui-fr.html

Remerciements à Pascal Chautrand, Louis-François Glemet, Franck Auduberteau et tendres caresses à  Darius.

 

Le dossier de Jacques Beck-Ceccaldi,

Chargé des études mycologiques du CEMA

ASCOMYCETES HYPOGES :TUBER

Sous-Classe Discomycetideae…ensemble particulier (mode de vie hypogé)

Ordre Tuberales   Famille Tuberaceae    Genre Tuber

Tuber melanosporum  Vitt.

        Du latin : tuber = tumeur, gale devenu Truffe

On a longtemps cru qu’il s’agissait d’une gale des racines

Voir Dictionnaire Etymologique de L’Association Mycologique d’Aix-en-Provence.

 + melas = noir + sporus = spores

   Truffe du Périgord – Rabasse – Diamant noir

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Réceptacle : globuleux, diamètre 1 à 6 cm (voire beaucoup plus). La couche externe brun noirâtre (péridium)        est dure et formée de petites verrues polygonales à  6 faces striées.

La gléba formant la chair presque rougeâtre au début devient noire et est marbrée de blanc (veines ramifiées).

Odeur : forte et agréable.

Milieu et substrat : hypogé sous chênes et noisetiers et nombreux autres arbres.

Saison : mûrit en hiver. Récolté en Dordogne. Leg. Jacques Boyer puis en Charente maritime le 01 02 2010.  

Comestibilité: son appellation vernaculaire « Le diamant   noir » indique sa rareté, sa qualité gastronomique et sa valeur sur les marchés.

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Asques : globuleux, contenant 1 à 6 spores (2-3 et 4 spores nombreux, une spore plus rares). Æ 85 – 90 µm.

Spores : elliptiques, brunâtre à noir opaque, appendices épineux (spinules) assez longs et serrés jusqu’à 6 µm (pas de réseau ou alors si fin qu’il n’est visible qu’au microscope électronique à balayage qui le montre interrompu, irrégulier. 20-30-(55) x 18-21(35) µm, les dimensions des spores dépendent de leur nombre dans l’asque.

Sous-Classe Discomycetideae…ensemble particulier (mode de vie hypogé)

Ordre Tuberales   Famille Tuberaceae    Genre Tuber

Tuber brumale  Vitt.

Du latin :  bruma = hiver

Truffe d’hiver

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Sporophore : subglobuleux, diamètre 1 à 3 cm (voire 6) possède une fossette. La couche externe noire (péridium jamais rougeâtre), quoique dure, est facilement séparable de la chair. Elle est formée de petites verrues polygonales très peu saillantes (5 à 6 faces), sillonnées non striées, dont le centre déprimé est occupé par un petit picot.

La gléba formant la chair presque blanche au début devenant brun gris sur le tard est veinée de blanc (veines grossières et épaisses).

Odeur : agréable.

Milieu et substrat : hypogé sous chênes formant de nombreuses troupes dans les truffières.

Saison : novembre à mars. Récolté en Dordogne. Leg. Jacques Boyer puis Charente maritime.

Observations microscopiques :

Asques : sphériques ou elliptiques, contenant 1 à 5 spores (asques à 2-3 et 4 spores nombreux, à 5 spores plus rares). Diamètre moyen 85 – 90 µm.

Spores : elliptiques, jaune à brunâtre clair, entourées d’une masse gélatineuse hyaline, appendices épineux,  très longs jusqu’à 6 µm devenant flexueux (pas de réseau).

Les dimensions des spores dépendent de leur nombre dans l’asque, 20-36-(50) x 18-22(30) µm .

 Pour information

  « La truffe paie le déclin de la biodiversité » par Yannick Groult – http://www.laterre.fr/

Pour Pierre Sourzat, directeur technique de la station d’expérimentation trufficole de Cahors-le Montat, la truffe du Périgord  est victime de l’industrialisation de l’agriculture. Un déclin qui laisse la place à une autre espèce, Tuber brumale.

-P.S. « …Avec l’industrialisation et la simplification des méthodes culturales, les terres peu productives ont été abandonnées et se sont reboisées, favorisant Tuber brumale, une espèce forestière, au lieu de Tuber melanosporum. Depuis trente ans, elle est de plus en présente dans les récoltes. Finalement, la truffe paie le déclin de la biodiversité. »

-Y.G….Cette autre espèce est-elle vraiment indésirable ?

-P.S. « …Elle se vend 200 euros le kilo au lieu de 800 pour la melanosporum, c’est dire ! Les arômes de la brumale présentent des pointes herbacées plus ou moins agréables. On ne peut pas la consommer fraîche, il faut la cuisiner. »

-Y.G….Pourquoi Tuber brumale prend-elle la place de Tuber melanosporum ?

-P.S. « …La melano naît vers mi-juin, mais la brumale peut apparaître en automne ou au printemps. Et surtout, des chercheurs d’Italie ont découvert qu’elle a un pouvoir contaminant 10 000 fois supérieur ! En outre, la culture des truffières avec des outils tractés disperse ses spores. Finalement, la brumale se développe mieux dans des conditions difficiles. »

                            Sous-Classe Discomycetideae…ensemble particulier (mode de vie hypogé)

Ordre Tuberales   Famille Tuberaceae    Genre Tuber

Tuber aestivum Vitt.

Du latin :  aestivus = de l’été

  Truffe de la Saint Jean  ou  Truffe d’été

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  Ascome : subglobuleux irrégulier, diamètre 3 à + de 10 cm pour 30 à + de 200 grammes, péridium noir composé de verrues polygonales et pyramidales de grande taille, striées et sillonnées, très dures avec des arêtes vives. Le péridium ne se sépare pas de la gléba mais les verrues éclatent à maturité.

Chair : gléba presque entièrement blanchâtre au début, elle devient jaunâtre puis brune à maturité parcourue de nombreuses petites veines blanches (orangées à la périphérie) putrescible sur le tard.

Odeur : qualifiée d’intense et agréable dans la littérature.

 Milieu et substrat : hypogé (peu profond) et apparaissant à la surface de la terre, sous charmes pour nos récoltes mais aussi noisetiers, chênes.

 Saison : mai à septembre.

Plusieurs récoltes en Dordogne et Gironde. Leg. J. Boyer et J.B.C.

Remarques : Les bons critères de détermination sont …

  • – l’apparition à la surface de la terre à maturité complète
  • – la maturité complète en mai, juin et début juillet (pour nos découvertes)
  • – la forte taille des verrues
  • – la couleur de la gléba (ne devenant jamais complètement noire).
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Observations microscopiques :

Le manteau est formé de cellules polygonales.

Asques : sphériques à elliptiques. Diamètre moyen 90 µm.

Asques contenant principalement 2 à 4 spores mais peu nombreux contenant une, cinq ou six spores. 

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  Spores : elliptiques, jaunâtres à brunâtres pâles, translucides et  guttulées avant maturité (planche 1).

A maturité, elles sont entourées d’une masse hyaline et pourvues d’appendices épineux (spinules) à base triangulaire de 4 à 6 µm reliés par des crêtes formant un réseau alvéolé irrégulier mais très marqué (ornementation sporale interrupto-réticulée). Les dimensions des spores dépendent de leur nombre dans l’asque.

Pour la littérature 25-45 (50) x 18-36 (40) µm.

Pour nos récoltes, dans une moyenne  de 20-32 (40) x 18 -26 (30)µm.

Sous-Classe Discomycetideae…ensemble particulier (mode de vie hypogé)

Ordre Tuberales   Famille Tuberaceae    Genre Tuber

Tuber excavatum Vitt.

Du latin : excavare = creuser

Truffe jaune – Truffe creuse

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Sporophore : subglobuleux parfois percé (cavités) au centre le plus souvent (parfois vers la marge), diamètre 1 à 3 cm (voir +), de couleur brun roux à rouge jaune virant à obscure sur le tard. Le cortex épais, lisse, est dur et se décolle parfois de la chair en cas de forte dessiccation. 

Chair : gléba ocre brun à brun rouge veinée de blanc présentant une à deux ou trois cavités.

Milieu : hypogé sous chênes ou noisetiers.

Saison : hiver.

 Fréquence : courant mais pas en nombre important. Récolté en Dordogne. Leg. Jacques Boyer, puis Charente maritime.

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 Observations microscopiques :

Asques : sphériques, contenant 1 à 5 spores (asques à 4 spores nombreux, à 5 spores rares). Diamètre moyen 100  x 90 µm.

Spores : elliptiques, hyalines à brunâtres, entourées d’une masse gélatineuse hyaline. Appendices épineux  longs jusqu’à 5 µm reliés par de fortes crêtes formant un réseau polygonal très marqué. Les dimensions des spores dépendent de leur nombre dans l’asque.

Dans cette récolte, les asques contiennent surtout quatre spores et les dimensions obtenues sont dans une moyenne de 30-40x 25-30 µm.

Le réseau complet étendu à la totalité de la surface sporale forme des alvéoles parfaites. Il apparaît à l’intérieur de ces alvéoles, un réseau incomplet, très fin, que l’on pourrait qualifier de  » réseau secondaire » !

 

Sous-Classe Discomycetideae…ensemble particulier (mode de vie hypogé)

Ordre Tuberales   Famille Tuberaceae    Genre Tuber

                                                                       Tuber mesentericum  Vitt.

        Du grec : mesentêrion = mésentère (membrane de l’intestin) forme contournée

   Truffe mésentérique

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Réceptacle : globuleux irrégulier, creusé d’une dépression (excavation), diamètre 3 à 6 cm (parfois plus). La couche externe brun rougeâtre (péridium) dure est formée de petites verrues polygonales à 5 – 6 faces.

La gléba formant la chair presque rougeâtre au début devient grise et est parcourue de veines ramifiées.

 Milieu et substrat : hypogé sous chênes et noisetiers en terrain calcaire.

Saison : mûrit en hiver. Récoltée en Dordogne. Leg. Jacques Boyer.

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Asques : globuleux, contenant 1 à 5 spores (asques à 2-3 et 4 spores nombreux, à 1 et 5-6 spores plus rares). Diamètre moyen 90 µm.

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Spores : elliptiques, jaunâtre à brun foncé, entourées d’une masse gélatineuse hyaline, appendices épineux (spinules) assez longs jusqu’à 6 µm et réseau marqué.

Les dimensions des spores dépendent de leur nombre dans l’asque, 20-36-(40) x 18-24(30) µm.

 Sous-Classe Discomycetideae…ensemble particulier (mode de vie hypogé)

Ordre Tuberales   Famille Tuberaceae    Genre Tuber

Tuber rufum  Vitt.

 Du latin : rufus = roux, brun rougeâtre.

   Truffe rousse – Truffe nez de chien

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Réceptacle : petite truffe subglobuleuse, diamètre 2 à 4 cm. La couche externe brun rougeâtre (péridium) est lisse et peu épaisse. La gléba, blanche avant maturité, est molle mais compacte, devient brunâtre à noire et possède de fines veines plus claires.

Odeur : rapidement très désagréable.

Saison : mûrit en hiver.

Milieu : récoltée (par le chien truffier) en Charente maritime sur un chemin bordé de feuillus et conifères mêlés permettant  un accès direct à la plage !

Remarque : sa présence pourrait annoncer celle de Tuber melanosporum  et faciliterait le dressage des chiens (voir littérature).

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Asques : globuleux, contenant 1 à 5 spores (asques à 2-3 et 4 spores nombreux, à 1 et 5 spores plus rares). Diamètre moyen 90 µm.

Spores : elliptiques, jaunâtre à brun foncé, appendices épineux serrés (spinules) assez longs jusqu’à 6 µm. Les dimensions des spores dépendent de leur nombre dans l’asque, 18-25 x 17-18,5 µm .

 

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BASIDIOMYCETES HYPOGES :

 MELANOGASTER ET HYMENOGASTER

Basidiomycota  –  Homobasidiomycète

Ordre Melanogastrales   Famille Melanogastraceae   Genre Melanogaster

Melanogaster broomeianus  Berk. & Tul.

Du grec : melanos = melas = noir + gaster = ventre, intérieur (gléba)

Dédié à Broome C.E.

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Sporophore : hypogé subglobuleux, diamètre 1 à 6 cm. La couche externe brun ocracé à brun rougeâtre (péridium) est lisse et peu épaisse. La gléba, presque blanche au début, molle à aspect marbré, formée de logettes, devient brun gris sur le tard. Elle est veinée de blanc (veines grossières et fines).

Odeur : « fruitée » + ou – agréable.

Milieu et substrat : hypogé sous feuillus, mais aussi rarement sous conifères, forment de nombreuses troupes.

Saison : récolté sur l’île de Ré en avril où ils apparaissaient en surface évitant le recours à un chien truffier.

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Observations microscopiques :

Basides : petites et ventrues, elles supportent de 2 à 8 spores.

Spores : cylindriques, jaune à brunâtre clair, parois épaisses, restes de stérigmate présents, 8-10 x 3-4,5 µm.

 

Basidiomycora  –  Homobasidiomycète

Ordre Hymenogastrales   Famille Hymenogastraceae   Genre Hymenogaster

Hymenogaster olivaceus  Vitt.

Du grec : umen = hymen ou hyménium + gaster = ventre, intérieur (gléba)

Du latin : oliva + suff. aceus = olivacé

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 Sporophore : très petit réceptacle hypogé subglobuleux bosselé à + ou – cylindrique, 2 à 3 cm. La couche externe blanchâtre à brun jaunâtre (péridium) puis presque noire est lisse et peu épaisse. La gléba, presque blanche au début, molle formée de cellules labyrinthiformes, devient jaunâtre puis brun olivacé très sombre sur le tard.

Odeur : sans pour nos exemplaires.

Milieu et substrat : hypogé sous feuillus, dans les truffières.

Saison : récolté en début d’hiver en Charente maritime en ayant recours au chien truffier.

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Observations microscopiques :

Basides : non observées.

Spores : fusiformes à citriformes avec une périspore épaisse paraissant très finement granuleuse, jaune à brunâtre clair, restes de stérigmate.

Notre récolte 19-23 (25,5) x 11,3-13 (15,9) µm mais pour la littérature  20-40 x 11-18 µm.

Remarque : la littérature indique que les Hymenogaster comprennent de nombreuses formes ou variétés toujours discutées par les auteurs à cause de la très importante variabilité des caractères des spores d’où de nombreuses synonymies. H. olivaceus = H. decorus Tull. ou H. pallidus Berk. & Br.

Certaines espèces possèdent des spores lisses tandis que d’autres sont ornementées (verruqueuses) ou sont entourées d’une périspore fortement étalée dans des dimensions beaucoup plus grandes.

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Coordination des études mycologiques Jacques Beck Ceccaldi, recherches microscopie Jacques Beck Ceccaldi, Jacques Boyer et Michel Pujol

Contributions photos: Guy Dupuy, Jean André Camy, Jacques Boyer, Jacques Beck Ceccaldi, Anne-Marie et Michel Pujol

 

 

 

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Darius, 14 mois de poils, n’a pas les yeux pers. Plutôt dorés et  la truffe truffière, à perception très souterraine. Ce Lagotto romagnolo, à l’ascendance melanosporée, y voit bien plus loin que le bout de son nez pour débusquer comme pas un ces champignons hypogés sous la conduite bienveillante de Pascal  Chautrand son maître et notre guide de ce premier février mémorable en terres charentaises. Darius de Marennes et non de Millau connaît la musique, se joue des Tuber sans tuba. Fugue et partition en quatre mouvements, de Saint-Romain-de-Benet  à Saint-Georges-du-Bois et des études à la clé… sous sol donc très fouillées de Jacques Beck-Ceccaldi.

Flaire Play de concours

Rencontré  sur l’Ile d’Oloron (1) avec l’ami Guy Dupuy, Pascal Chautrand nous parla de son chien qui l’accompagnait. C’est ainsi que nous sûmes que les Lagotto romagnolo sont truffiers depuis des générations, que Darius participait à des concours et que le CEMA serait tout à fait le bienvenu à une sortie truffes qu’il nous proposait d’organiser. Du pain bénit tant nous étions à la recherche de lieux, de guides pour peaufiner nos études sur les truffes de toute nature. Des souvenirs de cavage (2) et une sortie ancienne en petit comité en Périgord avivaient le désir de retrouver ces ascomycètes que nous avions appréciés macro et microscopiquement.

Dès le soir du 31 janvier, le groupe du CEMA était à pied d’œuvre à Pisany non loin de Saint-Romain- de -Benet, rejoint le lendemain matin par Pascal Chautrand, son chien Darius et Guy Dupuy. Quatre étapes au programme avec deux truffières « cultivées » et deux biotopes « sauvages ». Des espèces espérées ce premier février: Tuber melanosporum bien sûr, T. brumale, T. rufum, T. excavatum et quelques Hymenogaster.

 Sachant que la fragrance des truffes est la plus forte à pleine  maturité et que leur odeur est le sésame de leur découverte, leur mise au jour dépendait de leur mûre abondance, de la pertinence de la réputation des Lagotto romagnolo et de la manière de guider son jeune représentant. Bref une convergence de savoir faire et de conditions naturelles propices. Comme on a pu l’entendre, le lire ça et là, le vérifier au travers du nombre de kilos négociés lors des marchés spécialisés, à Lalbenque par exemple ou sur celui, proche, de Jarnac, 2009-2010 n’est pas un millésime exceptionnel,  loin de là, pour la truffe dite du Périgord, en partie pour des raisons d’hygrométrie. La pluie ne serait pas tombée quand il le fallait pour que « le diamant noir » soit très abondant. De fait, quelques melanosporum molles, pourries parce que gorgées d’eau, « levées » par Darius dans la première truffière visitée l’ont confirmé.

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Nous sommes, lors de cette première étape,  à Saint-Romain-de Benet, sur la truffière de et avec Louis-François Glemet, très sympathique et chaleureux retraité de la Police Nationale après un début de carrière à l’Elysée « sous le Grand Charles  en 62/63» confie-t-il  puis gardien de la paix 9 ans à Puteaux, 4 ans à Bordeaux, puis Mérignac et enfin Royan en 90. L’atavisme est avéré : « mon père cherchait les truffes naturelles avec un cochon ». Il y a dix ans, il plante 300 chênes verts mycorhizés certifiés INRA qui commencent à produire au bout de 7 ans. Le terrain ? Ph 8 avec un peu de chaux magnésienne en amendement. Les espoirs de récolte ? « Au bout de vingt ans le milieu se ferme, il resterait 7 ou 8 ans de production ».

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Et Darius cherche sous les brûlés à peine perceptibles des chênes verts, s’arrête, la patte gratte, Pascal le stoppe doucement et dégage délicatement une truffe quand il ne la prend pas dans la gueule de son Lagotto qui attend la friandise, un genre de croquette adaptée,  donnée en reconnaissance de l’efficacité de ses recherches. Nous n’entendrons Darius n’aboyer qu’une fois tout au long de la journée, pour réclamer sa « récompense » dont il estimait, semblait-t-il dire, qu’elle tardait à venir. Dans cette quête à ras-de terre ou à quinze à vingt centimètres de profondeur, toujours le respect du milieu à protéger : ne prélever que les « fruits » bien mûrs de texture convenable, remettre en place les autres soit pour les récolter peut-être plus tard ou, de toute manière, permettre aux spores de germer et de recommencer un cycle dont on sait qu’il est très aléatoire comme c’est le cas chez beaucoup d’espèces de champignons.

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Nous quitterons la truffière plantée pour aller, près de là, en milieu « sauvage » qui au bout d’un pré, qui à l’orée d’un bois aux essences mélangées, le sol étant de nature semblable au premier. Darius et Pascal y localiseront des Hymenogaster et des Tuber brumale dont on lira l’étude plus loin. Si l’aspect des Hymenogaster plus clairs, non verruqueux diffèrent de celui de la « mélano », en revanche, l’odeur et l’enveloppe extérieure de T. brumale et T. melanosporum recouverte de terre peuvent être confondus par des amateurs, par essence non connaisseurs .

La truffe rufum nez de chien dans le sable

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Truffe=calcaire ? Pas pour Tuber rufum appelée nez de chien. C’est au bord d’un chemin goudronné, dans le sable de la Forêt de la Coubre, au sud de Marennes, très peu enterrées, souvent au ras du bitume, qu’elles sont apparues nez à nez de Darius, quasi immédiatement détectées par le chien truffier.

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La quatrième et dernière étape de ce circuit truffier en Charente-Maritime, imaginé et conduit par Pascal Chautrand pour le CEMA, était, plus au nord, vers Surgères, la truffière du tout aussi sympathique et chaleureux Franck  Auduberteau, artisan électricien retraité à Saint-Georges du Bois. Sur une terre argilo-calcaire à céréales, sur roche, de Ph 8 (une constante) ont été plantés, il y a vingt ans, explique-t-il, « un tiers de chênes verts, un tiers de chênes pubescents et un tiers de noisetiers tous certifiés par l’INRA ». Les dernières melanosporum y ont été récoltées il y a deux ans.

Effectivement, lors du cavage chez Franck Auduberteau, Darius révélait nombre de Tuber brumale dont certaines immatures, quelques Tuber excavatum bien réniformes et même l’enveloppe résiduelle  d’une Tuber aestivum, pourtant d’été d’après son nom, ayant résisté à l’hiver mais pas au flair de l’irrésistible et très affectueux Darius.

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Restait, comme à Saint-Romain-de-Benet, avant de reprendre la route, à partager avec notre hôte le pineau de l’amitié fait maison et poursuivre nos chères études de têtes un peu grises à l’aide de quelques échantillons frais.

                                                                                 MICHEL PUJOL

1_ http://cemachampi.blogs.sudouest.fr/archive/2010/01/03/oleron-un-pont-c-est-tout-que-non-champignons.html

2_ http://cemachampi.blogs.sudouest.fr/archive/2009/12/24/truffes-en-revue-de-presse-2-avec-aqui-fr.html

Remerciements à Pascal Chautrand, Louis-François Glemet, Franck Auduberteau et tendres caresses à  Darius.

 

Le dossier de Jacques Beck-Ceccaldi,

Chargé des études mycologiques du CEMA

ASCOMYCETES HYPOGES :TUBER

Sous-Classe Discomycetideae…ensemble particulier (mode de vie hypogé)

Ordre Tuberales   Famille Tuberaceae    Genre Tuber

Tuber melanosporum  Vitt.

        Du latin : tuber = tumeur, gale devenu Truffe

On a longtemps cru qu’il s’agissait d’une gale des racines

Voir Dictionnaire Etymologique de L’Association Mycologique d’Aix-en-Provence.

 + melas = noir + sporus = spores

   Truffe du Périgord – Rabasse – Diamant noir

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Réceptacle : globuleux, diamètre 1 à 6 cm (voire beaucoup plus). La couche externe brun noirâtre (péridium)        est dure et formée de petites verrues polygonales à  6 faces striées.

La gléba formant la chair presque rougeâtre au début devient noire et est marbrée de blanc (veines ramifiées).

Odeur : forte et agréable.

Milieu et substrat : hypogé sous chênes et noisetiers et nombreux autres arbres.

Saison : mûrit en hiver. Récolté en Dordogne. Leg. Jacques Boyer puis en Charente maritime le 01 02 2010.  

Comestibilité: son appellation vernaculaire « Le diamant   noir » indique sa rareté, sa qualité gastronomique et sa valeur sur les marchés.

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Asques : globuleux, contenant 1 à 6 spores (2-3 et 4 spores nombreux, une spore plus rares). Æ 85 – 90 µm.

Spores : elliptiques, brunâtre à noir opaque, appendices épineux (spinules) assez longs et serrés jusqu’à 6 µm (pas de réseau ou alors si fin qu’il n’est visible qu’au microscope électronique à balayage qui le montre interrompu, irrégulier. 20-30-(55) x 18-21(35) µm, les dimensions des spores dépendent de leur nombre dans l’asque.

Sous-Classe Discomycetideae…ensemble particulier (mode de vie hypogé)

Ordre Tuberales   Famille Tuberaceae    Genre Tuber

Tuber brumale  Vitt.

Du latin :  bruma = hiver

Truffe d’hiver

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Sporophore : subglobuleux, diamètre 1 à 3 cm (voire 6) possède une fossette. La couche externe noire (péridium jamais rougeâtre), quoique dure, est facilement séparable de la chair. Elle est formée de petites verrues polygonales très peu saillantes (5 à 6 faces), sillonnées non striées, dont le centre déprimé est occupé par un petit picot.

La gléba formant la chair presque blanche au début devenant brun gris sur le tard est veinée de blanc (veines grossières et épaisses).

Odeur : agréable.

Milieu et substrat : hypogé sous chênes formant de nombreuses troupes dans les truffières.

Saison : novembre à mars. Récolté en Dordogne. Leg. Jacques Boyer puis Charente maritime.

Observations microscopiques :

Asques : sphériques ou elliptiques, contenant 1 à 5 spores (asques à 2-3 et 4 spores nombreux, à 5 spores plus rares). Diamètre moyen 85 – 90 µm.

Spores : elliptiques, jaune à brunâtre clair, entourées d’une masse gélatineuse hyaline, appendices épineux,  très longs jusqu’à 6 µm devenant flexueux (pas de réseau).

Les dimensions des spores dépendent de leur nombre dans l’asque, 20-36-(50) x 18-22(30) µm .

 Pour information

  « La truffe paie le déclin de la biodiversité » par Yannick Groult – http://www.laterre.fr/

Pour Pierre Sourzat, directeur technique de la station d’expérimentation trufficole de Cahors-le Montat, la truffe du Périgord  est victime de l’industrialisation de l’agriculture. Un déclin qui laisse la place à une autre espèce, Tuber brumale.

-P.S. « …Avec l’industrialisation et la simplification des méthodes culturales, les terres peu productives ont été abandonnées et se sont reboisées, favorisant Tuber brumale, une espèce forestière, au lieu de Tuber melanosporum. Depuis trente ans, elle est de plus en présente dans les récoltes. Finalement, la truffe paie le déclin de la biodiversité. »

-Y.G….Cette autre espèce est-elle vraiment indésirable ?

-P.S. « …Elle se vend 200 euros le kilo au lieu de 800 pour la melanosporum, c’est dire ! Les arômes de la brumale présentent des pointes herbacées plus ou moins agréables. On ne peut pas la consommer fraîche, il faut la cuisiner. »

-Y.G….Pourquoi Tuber brumale prend-elle la place de Tuber melanosporum ?

-P.S. « …La melano naît vers mi-juin, mais la brumale peut apparaître en automne ou au printemps. Et surtout, des chercheurs d’Italie ont découvert qu’elle a un pouvoir contaminant 10 000 fois supérieur ! En outre, la culture des truffières avec des outils tractés disperse ses spores. Finalement, la brumale se développe mieux dans des conditions difficiles. »

                            Sous-Classe Discomycetideae…ensemble particulier (mode de vie hypogé)

Ordre Tuberales   Famille Tuberaceae    Genre Tuber

Tuber aestivum Vitt.

Du latin :  aestivus = de l’été

  Truffe de la Saint Jean  ou  Truffe d’été

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  Ascome : subglobuleux irrégulier, diamètre 3 à + de 10 cm pour 30 à + de 200 grammes, péridium noir composé de verrues polygonales et pyramidales de grande taille, striées et sillonnées, très dures avec des arêtes vives. Le péridium ne se sépare pas de la gléba mais les verrues éclatent à maturité.

Chair : gléba presque entièrement blanchâtre au début, elle devient jaunâtre puis brune à maturité parcourue de nombreuses petites veines blanches (orangées à la périphérie) putrescible sur le tard.

Odeur : qualifiée d’intense et agréable dans la littérature.

 Milieu et substrat : hypogé (peu profond) et apparaissant à la surface de la terre, sous charmes pour nos récoltes mais aussi noisetiers, chênes.

 Saison : mai à septembre.

Plusieurs récoltes en Dordogne et Gironde. Leg. J. Boyer et J.B.C.

Remarques : Les bons critères de détermination sont …

  • – l’apparition à la surface de la terre à maturité complète
  • – la maturité complète en mai, juin et début juillet (pour nos découvertes)
  • – la forte taille des verrues
  • – la couleur de la gléba (ne devenant jamais complètement noire).
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Observations microscopiques :

Le manteau est formé de cellules polygonales.

Asques : sphériques à elliptiques. Diamètre moyen 90 µm.

Asques contenant principalement 2 à 4 spores mais peu nombreux contenant une, cinq ou six spores. 

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  Spores : elliptiques, jaunâtres à brunâtres pâles, translucides et  guttulées avant maturité (planche 1).

A maturité, elles sont entourées d’une masse hyaline et pourvues d’appendices épineux (spinules) à base triangulaire de 4 à 6 µm reliés par des crêtes formant un réseau alvéolé irrégulier mais très marqué (ornementation sporale interrupto-réticulée). Les dimensions des spores dépendent de leur nombre dans l’asque.

Pour la littérature 25-45 (50) x 18-36 (40) µm.

Pour nos récoltes, dans une moyenne  de 20-32 (40) x 18 -26 (30)µm.

Sous-Classe Discomycetideae…ensemble particulier (mode de vie hypogé)

Ordre Tuberales   Famille Tuberaceae    Genre Tuber

Tuber excavatum Vitt.

Du latin : excavare = creuser

Truffe jaune – Truffe creuse

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Sporophore : subglobuleux parfois percé (cavités) au centre le plus souvent (parfois vers la marge), diamètre 1 à 3 cm (voir +), de couleur brun roux à rouge jaune virant à obscure sur le tard. Le cortex épais, lisse, est dur et se décolle parfois de la chair en cas de forte dessiccation. 

Chair : gléba ocre brun à brun rouge veinée de blanc présentant une à deux ou trois cavités.

Milieu : hypogé sous chênes ou noisetiers.

Saison : hiver.

 Fréquence : courant mais pas en nombre important. Récolté en Dordogne. Leg. Jacques Boyer, puis Charente maritime.

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 Observations microscopiques :

Asques : sphériques, contenant 1 à 5 spores (asques à 4 spores nombreux, à 5 spores rares). Diamètre moyen 100  x 90 µm.

Spores : elliptiques, hyalines à brunâtres, entourées d’une masse gélatineuse hyaline. Appendices épineux  longs jusqu’à 5 µm reliés par de fortes crêtes formant un réseau polygonal très marqué. Les dimensions des spores dépendent de leur nombre dans l’asque.

Dans cette récolte, les asques contiennent surtout quatre spores et les dimensions obtenues sont dans une moyenne de 30-40x 25-30 µm.

Le réseau complet étendu à la totalité de la surface sporale forme des alvéoles parfaites. Il apparaît à l’intérieur de ces alvéoles, un réseau incomplet, très fin, que l’on pourrait qualifier de  » réseau secondaire » !

 

Sous-Classe Discomycetideae…ensemble particulier (mode de vie hypogé)

Ordre Tuberales   Famille Tuberaceae    Genre Tuber

                                                                       Tuber mesentericum  Vitt.

        Du grec : mesentêrion = mésentère (membrane de l’intestin) forme contournée

   Truffe mésentérique

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Réceptacle : globuleux irrégulier, creusé d’une dépression (excavation), diamètre 3 à 6 cm (parfois plus). La couche externe brun rougeâtre (péridium) dure est formée de petites verrues polygonales à 5 – 6 faces.

La gléba formant la chair presque rougeâtre au début devient grise et est parcourue de veines ramifiées.

 Milieu et substrat : hypogé sous chênes et noisetiers en terrain calcaire.

Saison : mûrit en hiver. Récoltée en Dordogne. Leg. Jacques Boyer.

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Asques : globuleux, contenant 1 à 5 spores (asques à 2-3 et 4 spores nombreux, à 1 et 5-6 spores plus rares). Diamètre moyen 90 µm.

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Spores : elliptiques, jaunâtre à brun foncé, entourées d’une masse gélatineuse hyaline, appendices épineux (spinules) assez longs jusqu’à 6 µm et réseau marqué.

Les dimensions des spores dépendent de leur nombre dans l’asque, 20-36-(40) x 18-24(30) µm.

 Sous-Classe Discomycetideae…ensemble particulier (mode de vie hypogé)

Ordre Tuberales   Famille Tuberaceae    Genre Tuber

Tuber rufum  Vitt.

 Du latin : rufus = roux, brun rougeâtre.

   Truffe rousse – Truffe nez de chien

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Réceptacle : petite truffe subglobuleuse, diamètre 2 à 4 cm. La couche externe brun rougeâtre (péridium) est lisse et peu épaisse. La gléba, blanche avant maturité, est molle mais compacte, devient brunâtre à noire et possède de fines veines plus claires.

Odeur : rapidement très désagréable.

Saison : mûrit en hiver.

Milieu : récoltée (par le chien truffier) en Charente maritime sur un chemin bordé de feuillus et conifères mêlés permettant  un accès direct à la plage !

Remarque : sa présence pourrait annoncer celle de Tuber melanosporum  et faciliterait le dressage des chiens (voir littérature).

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Asques : globuleux, contenant 1 à 5 spores (asques à 2-3 et 4 spores nombreux, à 1 et 5 spores plus rares). Diamètre moyen 90 µm.

Spores : elliptiques, jaunâtre à brun foncé, appendices épineux serrés (spinules) assez longs jusqu’à 6 µm. Les dimensions des spores dépendent de leur nombre dans l’asque, 18-25 x 17-18,5 µm .

 

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BASIDIOMYCETES HYPOGES :

 MELANOGASTER ET HYMENOGASTER

Basidiomycota  –  Homobasidiomycète

Ordre Melanogastrales   Famille Melanogastraceae   Genre Melanogaster

Melanogaster broomeianus  Berk. & Tul.

Du grec : melanos = melas = noir + gaster = ventre, intérieur (gléba)

Dédié à Broome C.E.

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Sporophore : hypogé subglobuleux, diamètre 1 à 6 cm. La couche externe brun ocracé à brun rougeâtre (péridium) est lisse et peu épaisse. La gléba, presque blanche au début, molle à aspect marbré, formée de logettes, devient brun gris sur le tard. Elle est veinée de blanc (veines grossières et fines).

Odeur : « fruitée » + ou – agréable.

Milieu et substrat : hypogé sous feuillus, mais aussi rarement sous conifères, forment de nombreuses troupes.

Saison : récolté sur l’île de Ré en avril où ils apparaissaient en surface évitant le recours à un chien truffier.

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Observations microscopiques :

Basides : petites et ventrues, elles supportent de 2 à 8 spores.

Spores : cylindriques, jaune à brunâtre clair, parois épaisses, restes de stérigmate présents, 8-10 x 3-4,5 µm.

 

Basidiomycora  –  Homobasidiomycète

Ordre Hymenogastrales   Famille Hymenogastraceae   Genre Hymenogaster

Hymenogaster olivaceus  Vitt.

Du grec : umen = hymen ou hyménium + gaster = ventre, intérieur (gléba)

Du latin : oliva + suff. aceus = olivacé

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 Sporophore : très petit réceptacle hypogé subglobuleux bosselé à + ou – cylindrique, 2 à 3 cm. La couche externe blanchâtre à brun jaunâtre (péridium) puis presque noire est lisse et peu épaisse. La gléba, presque blanche au début, molle formée de cellules labyrinthiformes, devient jaunâtre puis brun olivacé très sombre sur le tard.

Odeur : sans pour nos exemplaires.

Milieu et substrat : hypogé sous feuillus, dans les truffières.

Saison : récolté en début d’hiver en Charente maritime en ayant recours au chien truffier.

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Observations microscopiques :

Basides : non observées.

Spores : fusiformes à citriformes avec une périspore épaisse paraissant très finement granuleuse, jaune à brunâtre clair, restes de stérigmate.

Notre récolte 19-23 (25,5) x 11,3-13 (15,9) µm mais pour la littérature  20-40 x 11-18 µm.

Remarque : la littérature indique que les Hymenogaster comprennent de nombreuses formes ou variétés toujours discutées par les auteurs à cause de la très importante variabilité des caractères des spores d’où de nombreuses synonymies. H. olivaceus = H. decorus Tull. ou H. pallidus Berk. & Br.

Certaines espèces possèdent des spores lisses tandis que d’autres sont ornementées (verruqueuses) ou sont entourées d’une périspore fortement étalée dans des dimensions beaucoup plus grandes.

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Coordination des études mycologiques Jacques Beck Ceccaldi, recherches microscopie Jacques Beck Ceccaldi, Jacques Boyer et Michel Pujol

Contributions photos: Guy Dupuy, Jean André Camy, Jacques Boyer, Jacques Beck Ceccaldi, Anne-Marie et Michel Pujol

 

 

 

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Travaux pratiques dans les dunes de la Pointe du Médoc

76439287.2Les champignons de la Pointe du Médoc montrés sur le terrain et enseignés par Jacques Guinberteau. Deux jours de partage, d’échanges et de convivialité, les 14 et 15 novembre,  avec le concours du CEMA, pour un groupe de passionnés venus de Bigorre, du Béarn, de Charente-Maritime, du Centre de la France, de Montpellier et … de Gironde.

Des sorties menées tambour battant sans pluie trop battante le dimanche matin, une conférence publique de très haut niveau et vulgarisatrice. De nombreuses espèces rencontrées, décrites, comparées et, presque à jamais, ancrées dans les mémoires des participants et à tout le moins enregistrées dans les cartes de leurs appareils  photo numériques. De nouvelles photos nous sont parvenues aussi publions-nous de nouvelles planches.

 1908005523Le samedi matin, les champignons de la forêt domaniale de la Pointe de Grave aussi bien dans les parties ouvertes que sous les couverts de pins et chênes verts étaient attentivement observés. Sur les tables, la récolte se prêtait à l’enseignement de Jacques Guinberteau guide et organisateur de cette session.

Les échanges entre mycologues des différentes associations et spécialistes invités allaient s’affiner tout au long de ces deux journées aussi studieuses que conviviales.

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Dans l’après-midi, c’était le tour des dunes à accrétion calcaire, proches du phare Saint Nicolas puis d’une autre zone littorale encore plus au sud. Autant d’endroits qui avaient fait l’objet, la veille, de repérages pour que le groupe y découvre les espèces les plus intéressantes.

En fin d’après-midi, à la mairie de Soulac, dans une salle mise à disposition par la municipalité, se tenait la conférence publique sur les champignons des dunes au cours de laquelle le conseiller scientifique du CEMA remettait en perspective les observations de la journée et partageait ainsi plusieurs années d’études de la mycoflore de la Pointe du Médoc.

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Le dimanche matin, sous la conduite de Jacques Guinberteau, les participants à la session « révisaient » dunes blanche et grise, « zone de combat », et  bord de forêt sur une autre partie de la côte en bouclant là une visite aussi complète qu’il était possible au cours de deux journées très denses à l’initiative du mycologue INRA. Outre la très grande compétence de ce dernier, la présence active à cette session, notamment de Gilles Corriol, Guy Dupuy, Patrice Tanchaud, Robert Cazenave, Jean-Michel Allin et Jacques Beck Ceccaldi a contribué à la qualité scientifique et conviviale des partages mycologiques.

                                                                                                                M.P.

Parmi les espèces récoltées

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Quelques Agarics et une lépiote parmi les nombreuses espèces récoltées les 14 et 15 novembre: de g. à d. Agaricus menieri, A. devoniensis, A. parvitigrinus, A. frerei et Agaricus sp, Lepiota ochraceodisca et Agaricus sylvicola (ces montages ne respectent pas les dimensions respectives des espèces les unes par rapport aux autres)

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Dans le sable des dunes, de g. à d. Stropharia halophila, Macrolepiota fulliginosa, Hygrocybe conocoides, Croogomphus fulmineus, Cortinarius glaucescens et Omphalina pixidata (ce montage n’est pas respectueux de l’échelle, par exemple, l’Omphale est, dans la réalité, bien plus petit que le Cortinaire d’à côté)

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de g. à d. Geastrum fornicatum, Leucoagaricus subolivaceus, Marasmius littoralis et Leucoagaricus purpureorimosus

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De haut en bas et de gauche à droite: Agaricus fissuratus, Agaricus sylvaticus, Agaricus porphyrizon vu de dessus et de dessous, Callistoporium xanthophyllum, Rickenella fibula, Coprinus ammophilae, Agaricus variegans, Inocybe heimii, Mycena inclinata

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De haut en bas et de gauche à droite: Otidea onotica, Leucogyrophana mollusca, Ptychogaster albus, Mycena seynesii, Mycena galopus, Mycocia uda, Antrodia xantha

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De haut en bas et de gauche à droite: Mycena rosea, Cortinarius chevassouti, Trichaptum ollii, Lentinus bisus, Hyla meridionalis, Clitocybe odora, Marasmius oreades, Arrhenia spathulata

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Dans le sens inverse des aiguilles d’une montre: Rhizopogon luteolus, Rhizopogon roseolus, Gymnopilus spectabilis, Suillus granulatus, Suillus bellini, Xerocomus dryophilus, Lycoperdon spadiceum, Lycoperdon umbrinus et Cyathus olla au centre

  Contributions photos: André Cazenave, Micheline Broussal, Jacques Boyer, Christophe Cobo, Jean-Michel Allin, Laurence Benoit, Anne-Marie Pujol, Serge Rivault et Michel Pujol

 

Oléron : un pont c’est tout ? que non, champignons

2020873447Le samedi 28 novembre 2009 un vent frisquet balayait le pont de l’Ile d’Oléron décourageant d’y danser tous en rond. Les ronds … de champignons n’avaient pas pour autant disparu des surfaces, sous les pins et chênes verts et même dans le sable des dunes blanche, grise et noire. A deux semaines de distance de la Pointe du Médoc (voir la note correspondante travaux pratiques dans les dunes), quelques insatiables du CEMA comptaient bien sur quelques trouvailles mycologiques avec l’ami Guy Dupuy (1)

1_  http://www.floreoleron.fr/index.php3

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Le samedi après-midi , le groupe du CEMA, guidé par Guy Dupuy, arpentait non sans s’arrêter souvent (il y avait beaucoup d’espèces encore)  la côte orientale, près de Saint-Pierre d’Oléron. Les couverts des premiers feuillus et conifères mêlés d’abord, puis la première dune boisée, la dune noire fixée, la dune grise et enfin la dune blanche mobile  étaient explorés. Ces visiteurs ne manquaient pas, dans leurs observations, d’établir un parallèle avec ce qu’ils avaient trouvé deux semaines auparavant dans le biotope en partie calcicole, plus au sud, de la Pointe du Médoc. Les conditions climatiques avaient en effet permis quelques belles pousses sur l’Ile.

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Le lendemain 29 novembre 2009 les pharmaciens de l’Ile d’Oleron, du bassin de Marennes et de la région autour renforçaient singulièrement l’effectif donc le potentiel des récoltes. Il s’agissait là, pour Guy Dupuy et son frère, pharmacien, d’aider à reconnaître, sur le terrain, les espèces comestibles et surtout toxiques. Les tables de l’aire de repos de la plage de Grand Village témoignaient de l’abondance de la récolte propice aux déterminations et recommandations. C’était l’occasion pour ces pharmaciens d’échanger leurs expériences des champignons apportés dans leur officine et de souligner leur responsabilité face à un public pas forcément conscient des dangers à consommer des espèces parfois difficiles à identifier avec certitude. Une manière de vérifier, s’il en était besoin, toute l’utilité des sorties en compagnie de mycologues en complément des livres spécialisés, le partage de la passion en plus.

                                                                                                                                                M.P. 

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NDLA_ Tous les champignons figurant sur les planches ont été récoltés et photographiés sur l’Ile d’Oléron sauf Agaricus sp ressemblant à lanipes (ci-dessus, en bas à droite) trouvé sur le « continent » à proximité de Marennes et amené par l’un des participants à la sortie « pharmaciens » du dimanche.