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Favolaschia calocera: une espèce tropicale découverte aussi en Gironde

Dans ses éditions datées du samedi 22 octobre 2016 le journal Sud Ouest titrait Un champignon tropical s’installe dans la région Cet article évoquait la découverte dans la région de Pau (Robert Cazenave) et celle de Bordeaux (Jacques Beck Ceccaldi) d’une espèce tropicale pour le moins très « voyageuse » et d’adaptation apparemment facile en Europe.

Le Bulletin mycologique et botanique Dauphiné-Savoie N°224 daté de mars 2017 publiait (pages 19 à 29) un article de Robert Cazenave intitulé « Deux récoltes françaises d’une espèce tropicale: Favolaschia calocera R. Heim ». Nous avions mis en ligne peu de temps auparavant l’étude qui va suivre. Nous l’avions bien volontiers très vite retirée de notre blog notamment à la demande du premier découvreur français qui souhaitait en conserver le « scoop ».

Nous la remettons en ligne aujourd’hui longtemps après publication dans le Bulletin de la F.M.D.S. et en tenant compte d’une réactualisation par Jacques Beck Ceccaldi de son étude ci-dessous. Un sujet d’actualité puisque cette espèce a été récemment redécouverte, le 25 octobre, par Yoën Alonzeau au Bois du Bouscat en Gironde lors d’une animation mycologique conduite par le CEMA. Onzième découverte en France (1).

On retiendra que Robert Cazenave souhaite « être informé sur toutes les nouvelles trouvailles pour avoir un maximum d’informations sur le sujet ». Le message est passé. 

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 Ce petit champignon très « nid d’abeille » d’un orange qui tache essaimera-t-il encore à l’entour? Les mycologues y seront sans doute attentifs. Jacques Beck Ceccaldi notre chargé des recherches mycologiques, découvreur et redécouvreur de Favolaschia calocera en Gironde en fait ici le portrait macro-micro. 

Favolaschia calocera  R.Heim

             Division : Basidiomycota   Classe : Homobasidiomycetes, Basidiomycetes

Ordre : Tricholomatales   Famille : Mycenaceae

UNE ESPECE TROPICALE

Jacques BECK CECCALDI  Lormont Gironde France – 2017

Notre première découverte pour la région est notée de novembre 2015, à Lormont en Gironde, rive droite de la Garonne, dans un petit parc municipal dit « Parc du Bois Fleuri », en centre-ville,

Favolaschia-calocera-JBC-20.jpg

mais l’état de notre récolte (planche ci-dessus) ne nous permit pas de réaliser des observations microscopiques. Les exemplaires étaient encore immatures et il nous avait été impossible de les conserver.

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Une deuxième découverte (ci-dessus) en novembre 2016 fut réalisée dans un autre parc distant d’un kilomètre, toujours en pleine ville

favolascia-in-situ-2.jpg

et nous a permis les descriptions qui suivent après une longue ré humidification.

     Descriptions macroscopiques

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           Chapeau : stipité latéralement, réniformes, 3 à 15 mm, large, jaune à orange très lumineux. Ressemblant plus à un corps gélatineux (si humide) que caoutchouteux. Surface translucide pavée par les pores de l’hyménium de façon hexagonale. La pigmentation qui confère ce bel orangé à l’ensemble du sporophore parvient à colorer les doigts en cas de manipulation excessive.

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 Odeur : nulle. Saveur : un peu amère. Pores : 2 à 3 par mm au maximum, polygonaux (hexagonaux) à maturité, profonds de 1à 1,5mm ou plus si parvenus à maturité complète. Radialement répartis à partir du stipe, ils sont de plus en plus petits en approchant de la marge qui est, couverte d’une pruine blanche.

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Stipe : court, cylindrique, latéral, une manipulation inattentive fera disparaître la pruine blanche qui le recouvre. 

Descriptions microscopiques

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Spores :L’état de la première découverte girondine (fin 2015 à Lormont), n’avait pas permis une étude microscopique suffisamment précise. Par contre nous avons obtenu un résultat significatif lors de la récolte de 2016. La sporulation abondante, blanche en masse, a facilité l’observation de spores, ovoïdes à larmoïdes, dont un pôle supporte le hile, sans posséder au pôle opposé de trace de pore germinatif. L’intérieur apparait granuleux et présente une vésicule centrale particulièrement importante au point de ne laisser au cytoplasme que deux étroits ménisques. Les dimensions sont toutefois semblables à celles notées lors de la première découverte, et se situent dans l’échelle de 9,3-11 x 8,5µm.

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  • Les basides, non bouclées, bisporées, (rares basides tri ou quadrisporées), en palissade, (38-40 x 7-10µm), présentent de longs stérigmates approchant 12 à 14 µm.

 Nous avons observé des formations acanthosiques, non seulement sur la marge en palissade, mais aussi en profondeur, de dimensions irrégulières : 7,4-63,3 x 7-11,4µm. Elles sont cylindriques à base plus ou moins effilée, couvertes de diverticules de 2 à 3,5µm, sans cloison ni boucle.

      

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            Les gloeocystides montrent une guttule centrale fortement développé à contenu huileux jaunâtre baignant dans un espace granuleux. Elles prennent une forme clavée atteignant de 39,7 à 75,9 x 7 à 25µm. La longueur parait très variable car elles possèdent ou non un très long pédicelle non cloisonné pouvant atteindre 150 µm

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            Acanthocytes : 43-70 x 7-11µm, cylindriques à base + ou – effilée, cellules couvertes sur toute la hauteur de diverticules (d’expansions + ou – épineuses) de 2 à 3,5µm. 

               Cloisons et Boucles : non observées.

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                                                                                                                                                                                                                                                 Jacques Beck Ceccaldi                  -1 Selon J.Beck Ceccaldi&J. Boyer (3/11/2017) : « Cette espèce tropicale (pantropicale) invasive issue de Madagascar a été décrite en Nouvelle-Zélande, Australie, Hawaï, La Réunion, Mayotte, Tanzanie,  observée pour la première fois en Europe, en Italie (Gênes en 1999), puis en Espagne (Gijon, Asturies), Cornouailles (UK), Portugal (Braga), Suisse. En France, la première découverte a été faite par Robert Cazenave (AMB) dans le Béarn en 2015, puis à Lormont (Gironde) la même année par Jacques Beck-Ceccaldi. A ce jour, la récente découverte du Bois du Bouscat n’est que la 11° trouvaille sur le territoire national : en 2016 celle du bois de Pau, une nouvelle à Lormont, 6 ou 7 dans les Landes  (alentours de Bayonne et Capbreton) et enfin un récolte en 2017 à Hendaye. Les hypothèses quant à sa survenue en Europe, vont du réchauffement climatique, à la mondialisation, et à la redoutable capacité d’implantation de cette espèce dite envahissante  s’il s’avère qu’elle présente un danger pour nos espèces locales. »                                                                           

 *Pour l’Australie, la Nouvelle Zélande et l’Italie : Réf.  www.researchgate.net – jan.2017 – First record of Favolaschia calocera in Western Australia, RICHARD ROBINSON- Departement of Parks and widlife.

**Acanthocytes Du grec : άкανθα, akantha, acanthos = épines + cystis = cystides ↔ cystides épineuses.

 

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Rencontres mycologiques (suite): du côté de Bergons avec AMB/SMB/CEMA

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Nous publions la suite du compte-rendu des rencontres mycologiques SMB/SMC/CEMA des 3 et 4 septembre autour d’Argelès-Gazost (65). Après la journée au Lac d’Estaing  voici évoquées les recherches non sans déterminations et … dans la plus grande convivialité dans la forêt de Bergons.

Ce biotope autour de « La Cabane » rappelait aux anciens du CEMA de très bons souvenirs de découvertes  en 2009 . Or en cet an de grâce 2016 le Ciel a gardé l’œil sec et, sans larmes de pluie, peu de champignons. Bergons étant près de Lourdes et les lieux présentant dans le bas quelques zones plutôt marécageuses le miracle s’est accompli et la liste des espèces récoltées n’est pas restée … vierge.

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Même des cèpes ont été trouvés par Véro et Serge. De surcroît dans deux formes différentes, une forme nigricans (ci-dessus à gauche) plus sombre que le type habituel (à droite) du Cèpe de bordeaux.

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Les lignicoles, sécheresse oblige, prenaient une large part dans les espèces rencontrées tel le Polypore résineux (Ischnoderma resinosum) qui, comme son nom ne l’indique pas pousse sur feuillu et ici sur hêtre.

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et le drôle pleure bien plus que le Ciel cité plus haut.

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On pourrait le croire lignicole, et son nom l’accréditerait. Mais. Comme le fait remarquer Robert Cazenave ce bolet (Buchwaldoboletus lignicola), « comme son nom ne l’indique pas est un parasite! Il pousse apparemment sur le bois, mais il se nourrit en réalité du mycélium de Phaeolus schweinitzii. »  Autre appellation synonyme:  Pulveroboletus lignicola (Kall.) Pilát.

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Courant mais au joli velouté du revêtement du chapeau, le polypore bai (Polyporus durus).

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Enfin pour clore, en images, la langue du bois, ce spectaculaire polypore géant (Meripilus giganteus) bien développé.

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Des arbres sautons dans l’herbe pour cette ravissante composition myco-botanique quand Sebacina incrustans encroûte les herbes (ici), aussi les débris végétaux et, parfois, s’épanouit au pied des troncs.

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Parmi les Agaricales, comme pour rappeller que les champignons ça tue, cette amanite vireuse (Amanita virosa) plus fréquente en montagne et aussi toxique que l’amanite phalloïde.

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Une variété d’A. muscaria citée la veille au soir lors des exposés, Amanita muscaria var. aureola plus dorée que la tue-mouches type et aussi moins squamuleuse du chapeau.

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Bien pitées dans la terre par leur pied radicant (détail en bas à droite) ces deux collybies radicantes (Xerula radicata) ornaient le chemin de retour de notre balade

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ainsi que cette russule profondément enterrée ne montrant que son chapeau et que nous avons peu à peu dégagé (notre montage) pour découvrir le stipe bien blanc et les lames du plus beau jaune citrain. D’autres russules de la même espèce figuraient sur la table de détermination avec un dégradé de traces violettes. Il s’agissait bien sûr de Russula violeipes fo. citrina.

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Après apéritif et pique-nique les forces étaient reconstituées pour que, aidé de l’assistance, Robert, avec bienveillance et détermination, analyse tous les cas d’espèces.

M.P.

Bergons : 113 espèces déterminées

Amanita citrina ; A. fulva ; A. muscaria f.aureola ; A. rubescens ; A. rubescens var.annulosulfurea ; A. spissa ; A. virosa ; Artomyces pyxidatus ; Bjerkandera adusta ; Boletus calopus ; B.edulis ; B. edulis f. nigricans ; B. erythropus ; B. luridus ; B. pulverulentus ; B. subappendiculatus ; Calocera viscosa ; Cantharellus cibarius var.amethysteus ; Chlorociboria aeruginascens ; Clitocybe clavipes ; Cl. odora ; Collybia confluens ; C. maculata ; Cudoniella acicularis ;

Daedaleopsis confragosa ; D. confragosa var.tricolor ; Diatrype decorticata ; D. disciformis ; Eutypa maura ; Fomes fomentarius ; Fuligo septica ; Galerina marginata ; Ganoderma carnosum ; G. lipsiense ; Guepinia helvelloides ; Gymnopilus penetrans ; Heterobasidion abietinum ; Hydnum repandum fo.rufescens ; Hygrophorus chrysodon ; H. fagi ; Hymenochaete cruenta ; Hypholoma fasciculare ; H. radicosum ; H. sublateritium ; Hypomyces chrysospermus ; Hypoxylon cohaerens ; H. fragiforme ; H. fuscum ;

Ischnoderma resinosum ; Kuehneromyces mutabilis ; Laccaria amethystina ; Lactarius picinus ; L. salmonicolor ; Leccinum scabrum ; Lenzites betulinus ; Lepiota clypeolaria ; L. ventriosospora ; Lycogala epidendrum ; Lycoperdon perlatum ; Macrolepiota procera var.fuliginosa ; Marasmius cohaerens ; M. rotula ; Megacollybia platyphylla ; Meripilus giganteus ; Mycena galericulata ; M. pura ; Mycoacia uda ;

Oligoporus tephroleucus ; Otidea onotica ; Oudemansiella radicata ; Peniophora limitata ; Peziza badia ; P. succosa ; Phaeolus schweinitzii ; Phellinus hartigii ; Ph. Punctatus ; Phlebiella vaga ; Piptoporus betulinus ; Pleurotus cornucopiae ; Pluteus leoninus ; Pl. luteovirens ; Polyporus ciliatus ; P. durus ; P. varius ; Postia caesia ; Pulveroboletus lignicola ; Pycnoporus cinnabarinus ;

Rickenella mellea ; Russula albonigra ; R. aurea ; R. delica ; R. fellea ; R. foetens ; R. mustelina ; R. ochroleuca ; R. olivacea ; R. vesca; R. violeipes fo.citrina ; Scleroderma citrinum ; Sebacina incrustans ; Sparassis nemecii ; Stereum hirsutum ; S. rugosum ; Strobilomyces strobilaceus ;

Trametes gibbosa ; T. hirsuta ; T. pubescens ; T. versicolor ; Tricholomopsis rutilans ; Tylopilus felleus ; Tyromyces kmetii ; Ustulina deusta ; Xerocomus chrysenteron.

 

Au printemps, en Ariège, avec les Bigourdans

Connaissez-vous la Forêt Royale de Sainte-Croix-Volvestre ? Un petit coin de paradis mycologique pour Nicolas de Munnik expert et guide de ces deux journées partagées avec les amis de l’Association Mycologique de Bigorre. Ajoutez à cette sapinière naturelle très ancienne et remarquable à un peu plus de 300m d’altitude, un autre biotope plus propice aux apparitions printanières, sous frênes en particulier, d’ascomycètes dont quelques uns goûteux bien cuits ou séchés. Nos pas, alors motorisés, nous conduiront, à quelques kilomètres de là, du côté de Gourbit toujours chaperonnés, pour notre plus grand plaisir, par Nicolas. 

Ischnoderma-benzoinum-SCV.jpg

Ce week-end des 9 et 10 avril, il ne fallait pas s’attendre à trouver dans la sapinière une fonge très diversifiée en dehors des espèces lignicoles tels ces « vieux » Ischnoderma benzoinum accrochés à leur sapin.

Neolentinus-adhaerens-SCV.jpg

Ou bien, plus frais, Neolentitus adhaerens, des Lentins qui collent au doigt quand on les tapote du chapeau, eux aussi bien accrochés à leur sapin.

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Outre ce côté attachant de l’espèce, on remarquera l’aspect très denticulé des lames et un stipe, pour notre récolte, très velu.

Fomitopsis-pinicola-RB.jpg

Autre espèce « classique » des résineux présente à Sainte-Croix-Volvestre, le Polypore marginé gouteux en larmes et pas goûteux. On ne saurait trop défendre l’intérêt d’une orthographe à l’écriture bien droite…

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Comme une fleur se détachant d’un fond vert sapin, une Amanite jonquille bien jaune ornée de squames délicates blanches.

Sarcosphaera-coronaria-SCV.jpg

Et nous la retrouvons encore ici « notre » Pézize couronnée objet de précédentes notes mais ne sommes nous pas dans une Forêt Royale? Alors, quoi de plus normal qu’une couronne en ces lieux. 

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L’œil gourmand de l’ami Georges ne pouvait le manquer tant ce champignon est goûté des mycophages en particulier des Espagnols. Nous n’avons trouvé toutefois qu’un seul Hygrophore de mars. N’étions-nous pas en avril!

Calocybe-gambosa-SCV.jpg

En revanche, ils étaient plus nombreux, cette fois hors sapinière, sous peupliers, toujours à Saint-Croix-Volvestre, en bordure d’un lac, repérés la veille par … Georges, ces Calocybe gambosa appelés aussi Tricholome de la saint … Georges. Normal car la Saint Georges est en avril mais sans Georges Le Bescond cette photo n’aurait pas été prise.

Gourbit basique

Après les terres plutôt acides de la sapinière où voisinaient des châtaigniers, le lendemain, Nicolas de Munnik guidait le groupe des mycologues bigourdans à Gourbit, en plus haute montagne semée de pierres calcaires, une terre (Ph 7 à 8) bien humide, irriguée par des ruisseaux et ruisselets alimentés par la fonte de la neige et peuplée d’aulnes, frênes et noisetiers.

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 La première observation mycologique et … botanique de Nicolas fut consacrée à l’Anémone des bois et « son » champignon symbiotique Dumontinia tuberosa

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Quand on dégage doucement cet ascomycète de son substrat et qu’on enlève délicatement la gangue de terre qui entoure son stipe on découvre le sclérote pendant.

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La Sclérotinie tubéreuse est bien connue, ainsi que le souligne R. Courtecuisse    (n°9), pour apparaître « au printemps, dans les bois frais, avec l’anémone sylvie ».

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Autre asco myco-compatible avec ce biotope, ce Sarcoscypha d’un rouge chatoyant faisant penser, au premier abord, à des recettes où on l’associe à un zeste de kirch au fond de sa coupe…

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La micro écarte coccinea au profit d’austriaca avec des spores souvent déprimées aux pôles. Chez S. coccinea les spores peuvent être plus ou moins plates mais jamais déprimées.

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Au rayon des lignicoles, on aime à photographier, sans judas, les volutes de cette oreille mésentérique.

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De même, sur branches de noisetier ce pleurote en forme de nid est éclatant, très chou par son odeur également alliacée.

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Sur cette photo de Robert Cazenave on distingue bien la forme de nid à la marge hérissée.

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Ce myxomycète semble dessiner un logo très mode sur revêtement grumeleux.

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Retour chez les ascos avec cet Hypocreale décrit dans la littérature sur Corylus, comme semble-t-il ici, ou sur Salix.

Enfin, vous interrogez-vous, rien à se mettre sous la dent? Une petite morille par exemple? Très peu en vérité.

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 Celle-ci, au hasard.

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… et quelques morillons.

Vous en reprendrez bien deux pour la fin (faim?)

Michel Pujol

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 Les espèces rencontrées

09 avril 2016, Ste CROIX VOLVESTRE, 40 espèces :       

    Amanita junquillea, Amylostereum chailletii, Auricularia mesenterica, Bjerkandera adusta, Calocybe gambosa,  

    Caloscypha fulgens, Ciboria rufofusca, Cudoniella clavus, Daedalea quercina, Dasyscyphella nivea, Exidia truncata,  Fomitopsis pinicola,

 Ganoderma adspersum, Gymnopilus penetrans, Heterobasidion abietinum,  Hygrophorus marzuolus, Hymenochaete corrugata, Hymenochaete rubiginosa, Hypocrea pulvinata, Hypoxylon fuscum, Lentinus adhaerens,              

    Metatrichia vesparium, Panellus stypticus, Paxillus involutus, Paxillus rubicundulus, Phellinus ferreus,         

    Phellinus hartigii, Phellinus punctatus, Piloderma croceum, Pleurotus columbinus, Pluteus cervinus, 

    Sarcoscypha austriaca, Sarcosphaera coronaria, Skeletocutis amorpha, Stereum hirsutum, Stereum ochraceoflavum,    Tarzetta catinus, Trametes versicolor, Trichaptum abietinum, Trichaptum biforme

10 avril 2016, GOURBIT, 49 espèces :

    Artomyces pyxidatus, Auricularia mesenterica, Bactridium flavum, Chlorociboria aeruginascens,  Daedaleopsis confragosa, Dasyscyphella nivea, Datronia mollis, Diatrype bullata, Diatrype stigma, Disciotis venosa,

    Encoelia furfuracea, Exidia glandulosa, Fuscoporia ferruginosa, Hemitrichia serpula, Hymenochaete corrugate,

    Hymenochaete rubiginosa, Hymenochaete tabacina, Hypocreopsis lichenoides,                   .

    Hypomyces rosellus, Hypoxylon fuscum, Kuehneromyces mutabilis, Laeticorticium roseum, Lenzites betulinus, 

    Metatrichia vesparium, Mitrophora semilibera, Morchella esculenta, Panellus stypticus, Peniophora cinerea,   

    Peniophora limitata, Phlebiella vaga, Phyllotopsis nidulans, Plicaturopsis crispa, Polyporus brumalis, Polyporus varius, Psathyrella spadiceogrisea, Psilopezia babingtonii, Sarcoscypha austriaca,              

    Skeletocutis nivea, Stereum hirsutum, Stereum rugosum, Stereum sanguinolentum, Stereum subtomentosum,   

    Strobilurus stephanocystis, Tectella patellaris, Trametes multicolor, Trametes pubescens, Trametes versicolor,  Tremella mesenterica, Vuilleminia coryli.                                 

Allo CEMA? Du pin sur la planche avec un Gloeophyllum

Nous recevons au CEMA des appels téléphoniques d’identification de champignons et nous conseillons, si ce n’est déjà fait, de photographier les sujets le plus nettement possible  sous divers angles, voire, dans certains cas, de faire passer, en plus des photos, un échantillon pour étude microscopique. N’ayant surtout pas la science infuse même à l’heure du thé nous nous concertons parfois autour de boissons plus roboratives comme le café ou autre et, pour ajouter aux chances de réduire l’angle d’arrivée à l’espèce, nous élargissons le Cercle autant que faire se peut.

Dernièrement, Antoine Ribaud nous interroge « sur un champignon qui s’est développé sur une terrasse en pin ».

Sur les photos qu’il nous envoie, compte-tenu du biotope et de l’allure du basidiophore, de ce que nous devinons de son hymenium, de ce que nous trouvons en littérature, nous allons plutôt vers Gloeophyllum sepiarum, le Lenzite des poutres ou Lenzite des clôtures. Mais sans aucune certitude (science infuse… thé thé).

Nous connaissons le goût que notre excellent ami Robert Cazenave, Président de l’Association Mycologique de Bigorre, a à l’endroit et à l’envers des Aphillophorales et lui transmettons les infos et photos pour avis.V__9A60(1)

Pour l’ami Robert l’envers ne fait pas un pli: « l’hymenium est entreporé et labyrinthé et non lenzithoïde comme G. sepiarum ». Il s’agit de Gloeophyllum trabeum.  Robert Cazenave ajoute: « comme G. sepiarum et comme G. abietinum, il pousse sur le bois de conifères et particulièrement sur le bois d’œuvre qui a pris l’humidité ».

M.P.

Tras los Pirineos… sans quitter la Garonne

Qu’y-a-t-il de commun entre Bordeaux et le Val d’Aran? La Garonne bien sûr qui court, vivace, depuis le Pla de Beret au-dessus de Baqueira et rejoint Vielha avant de muer de Garonna en Garonne sans changer de peau et continuer à parler Catalan. Des rives humides où règnent frênes et noisetiers et ce mois de mai … quelques morilles.

Un décor de carte postale pour un week-end, les 10 et 11 mai avec les amis de l’Association Mycologique de Bigorre sous la conduite de Robert Cazenave et Vincent Lesterps.

Des quelques espèces rencontrées, émergent des Entolomes et Strobilurus en nombre sous les pins (à droite de notre cliché du groupe à Beret en entête).1654210163

Cet Entolome printanier foisonnait en petits groupes au pied des pins dans les tapis d’aiguilles.1914837385

Hors les spores caractéristiques du genre et la saison liée à l’espèce, l’odeur d’Entoloma hirtipes est particulière. Plutôt foie de poisson (Courtecuisse), iodée évoquant l’odeur de l’eau que relâchent les huîtres (Eyssartier-Roux), huître ou mastic (Borgarino-Hurtado), de concombre ou de poisson (Bon), concombre, farine (Myco DB). Classé « sans intérêt ou indigeste » mais bon à sentir en y trouvant effectivement un peu tout ça en le froissant énergiquement. 

Biblio: Guillaume Eyssartier & Pierre Roux Le guide des champignons France et Europe page 644; Pierre Roux Mille et un champignons mention page 655; Marcel Bon Champignons de France et d’Europe occidentale page 190; Didier Borgarino & Christian Hurtado Le guide des champignons page 349; Régis Courtecuisse & Bernard Duhem Guide des champignons de France et d’Europe n° 920

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Sur cônes de pin enterrés, ce petit champignon voisinait avec notre Entolome à pied hérissé.

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La microscopie confirmait, s’il en était besoin, par ces cystides « couronnées », le nom de l’espèce: Strobilurus stephanocystis ou Collybie des cônes de pin.

Biblio: Pierre Roux Mille et un champignons page 546; Didier Borgarino & Christian Hurtado Le guide des champignons page 288; Guillaume Eyssartier & Pierre Roux Le guide des champignons France et Europe page 348; Marcel Bon Champignons de France et d’Europe occidentale mention page 176; Régis Courtecuisse & Bernard Duhem Guide des champignons de France et d’Europe n° 622

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Cette sortie en Val d’Aran était aussi et surtout tournée vers les morilles. Ces blondes furent difficiles à débusquer et quelques spécimens aussi crépus rejoignirent les paniers … pour étude ultérieure.

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Bien qu’en Espagne, ces Verpes de Bohème agrémentèrent notre vagabondage au frais sous les noisetiers.

M.P.

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Des Verpes mûres et les morilles aussi. Toxiques crues.

Rencontres pyrénéennes AMB/SMB/CEMA/SNNAA

C’est à Campan (Payolle et Mourgoueilh) que Girondins et Lot-et-garonnais du CEMA, Bigourdans et Béarnais ont renoué avec la maintenant traditionnelle sortie  sur les « terres » des amis de l’Association Mycologique de Bigorre

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Le premier week end de septembre, le point de rendez-vous avait été fixé à Sainte-Marie-de-Campan. De là, les mycologues des trois associations accueillis convivialement par « l’équipe » de Robert Cazenave sont descendus le samedi au bois du Mourgoueilh et à Courade et montés le dimanche à Payolle.

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Ambiance de partages autour d’une passion pour le rêgne fongique qui, montagne aidant, avait daigné montrer quelques uns de ses atouts (atours?) au grand jour. 

En témoignent les listes qui suivent des espèces récoltées:

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Bois de MOURGOUEILH le 01/09/12         69 espèces

Amanita rubescens, Amylostereum chailletii, Ascocoryne sarcoides, Bolbitius vitellinus, Bondarzewia mesenterica (=  Bondarzewia Montana),      

Calocera cornea, Calocera viscosa,  Cantharellus cibarius var.amethysteus,  Chlorencoelia versiformis, Collybia butyracea,  Collybia confluens,  Coprinus micaceus,  Coprinus xanthothrix,

Dacrymyces stillatus, Daedaleopsis confragosa,  Diatrype bullata, Diatrype decorticata,        

Fuscoporia ferruginosa (= Phellinus ferruginosus), Ganoderma carnosum,   

Ganoderma lipsiense (=Ganoderma applanatum),  Hydnum repandum fo.rufescens,                     

Hymenochaete corrugata,  Hymenochaete tabacina , Hypoxylon fragiforme,     

Ischnoderma benzoinum, Laccaria bicolor, Lactarius volemus, Laeticorticium roseum (=Corticium roseum), Laxitextum bicolor,  Lenzites betulinus,  Lycoperdon perlatum,                 

Marasmius alliaceus, Marasmius rotula,  Megacollybia platyphylla,  Meripilus giganteus,  Micromphale perforans,  Mycena abramsii,  Mycena crocata,      

Mycena galericulata,  Nectria episphaeria,  Neobulgaria pura,  Oudemansiella radicata,                    

Phaeocollybia lugubris,  Phallus impudicus,  Phellinus hartigii,  Pleurotus ostreatus, Pluteus fayodii ,  Polyporus ciliatus,  Polyporus melanopus,  Pycnoporus cinnabarinus,  Resupinatus trichotis,  Russula fageticola,  Russula fellea,  Russula ochroleuca,  Russula olivacea,               

Schizophyllum commune ,  Steccherinum fimbriatum,  Stereum ochraceoflavum, 

Stereum rugosum (=Haematostereum rugosum),  Stereum sanguinolentum (=Haematostereum sanguinolentum) , Trametes hirsute, Trametes versicolor,

Trichaptum abietinum,     Trichaptum biforme, Tubaria conspersa , Tylopilus felleus,   Volvariella hypopitys,  Xerocomus chrysenteron,  Xerocomus pruinatus.

 PAYOLLE le 02/09/12  24 espèces

Amanita pantherina,  Amanita rubescens,  Armillaria mellea,  Armillaria ostoyae, Boletus erythropus,  Cantharellus cibarius var.amethysteus, Clitocybe nebularis, Clitocybe odora,  Clitopilus prunulus,  Hypholoma fasciculare, 

 Laccaria amethystina,  Macrocystidia cucumis,  Macrolepiota procera var.fuliginosa (=Macrolepiota fuliginosa), Mycena rosea, Oudemansiella radicata, Oudemansiella radicata var.marginata, Panaeolus sphinctrinus, Phallus impudicus, Pluteus cervinus,              

Russula integra,  Scleroderma citrinum,  Stropharia aeruginosa,  Xerocomus badius,  Xerocomus chrysenteron.

 

Champignons des dunes troisième: au Verdon … du Jura au Canada

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Un Canadien, une Algérienne, une Iranienne, des mycologues du Jura, de l’Allier, de Montpellier, du Limousin, de Poitou-Charentes, de Midi-Pyrénées et de l’Aquitaine: les champignons des dunes suscitent de plus en plus d’intérêt d’année en année de la part de la communauté mycologique. De quoi réjouir et récompenser notre conseiller scientifique et ingénieur d’études à l’INRA Jacques Guinberteau qui est le fondateur et guide du Colloque inter-régional sud-atlantique sur la Mycoflore des dunes Aquitaine dont c’était les 19 et 20 novembre 2011 la troisième édition au Verdon et Soulac avec le concours du CEMA. Echos de ce rassemblement scientifique et convivial. 

 Camp de base

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L’accueil aux Tourterelles samedi matin

 En 2009, les travaux s’étaient déroulés à la Pointe du Médoc. En 2010 ils avaient eu l’Ile d’Oléron pour cadre avec l’appui de la SMMA.

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En 2011, retour en Gironde avec un camp de base privilégié, Les Tourterelles au Verdon-sur-Mer, à la limite de Soulac-sur-Mer, dirigé par Alain Jallageas qui avait ouvert (qu’il en soit chaleureusement remercié) ses portes au CEMA. Ce village de vacances de la S.N.C.F., domaine privé de 22 hectares, a été à plusieurs titres remarquable et apprécié des participants. En effet, la vaste pergola de toile a abrité l’exposition et la salle de spectacles les conférences.

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Quant au domaine, il a été un merveilleux site de recherches mycologiques. Il y pousse quantité d’espèces de champignons dans plusieurs sortes de biotopes particulièrement protégés. Le rêve! 

« bonne fréquentation »

Comme il est écrit plus haut, parmi la soixantaine de participants, outre Francis Murray le Canadien de l’Université de Laval, Mounia l’Algérienne enseignante à l’Université d’Oran, Jean-Marc et Sylviane Moingeon du Jura, Micheline Broussal de Montpellier, Guillaume Eyssartier mycologue professionnel auteur d’ouvrages de référence, Michel Hairaud spécialiste des ascomycètes, Jean-Manuel et Monique Martin de l’Allier, Jean-Paul Priou, plusieurs sociétés mycologiques du sud-atlantique, de Limoges à Tarbes, étaient représentées.

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La renommée et compétence de Jacques Guinberteau notamment en matière de mycoflore dunaire avait bien sûr à voir avec la qualité scientifique de cette « bonne fréquentation » ce qui n’excluait évidemment pas une franche et amicale convivialité tout au long de ce colloque.

Prospections

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Le samedi matin, les prospections et prélèvements d’échantillons pour l’exposition se faisaient dans le domaine des Tourterelles. L’après-midi, c’était le retour, deux ans après, dans la forêt domaniale de Grave à l’extrême pointe du Verdon.

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Le dimanche matin, les recherches, entre forêt de chênes verts et dunes d’accrétion calcaire se poursuivaient autour du phare Saint Nicolas. 

Conférences

Samedi, en fin d’après-midi, après un rapide coup de rétroviseur en images sur les sessions 2009 et 2010 par le CEMA, Michel Hairaud présenta, sous forme de diaporama macro-micro, une sélection d’ascomycètes récemment récoltés dans différentes régions de l’arc atlantique ( dunes du Contentin, Côtes d’Armor, Saintonge et Marais Poitevin, Parc National de  Somiedo en Asturies).

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Jean-Marc Moingeon proposa ensuite quelques espèces jurassiennes déclinées saison après saison. La très rare Nothomitra cinnamomea Maas G. en fut le point d’orgue. Dimanche après-midi, en avant-clôture du colloque, Jacques Guinberteau donna un « aperçu sur les Lépiotes s.l. d’Aquitaine », revue de détail très … détaillée des genres Leucoagaricus, Sericeomyces, Lepiota, Leucocoprinus, Echinoderma, Melanophyllum et Chamaemyces.

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L’exposition des échantillons récoltés lors de ce colloque, dressée sous chapiteau, rendit compte, avec les étiquettes « fait main-haute couture » de Patrice Tanchaud et Jacques Beck Ceccaldi, de la richesse fongique des biotopes visités.

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Compte-rendu scientifique téléchargeable en PDF: Colloque des champignons des dunes Soulac 2011