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Au gré de nos pas: le col de Manté en Haute-Garonne

Prendre de la hauteur. 1349m le col du Manté, commune de Boutz, en montant après Saint Béat, avant d’arriver à la station du Mourtis à quelques tours de pédales du col. « Relie la vallée de la Garonne (dénivelée de 848 m) à la vallée du Ger (dénivelée de 549 m) » dixit Wikipedia. Juillet. L’auberge La Soulan (accueil très sympathique) résonne. Entre cloches de vaches de l’estive (certaines sont des blondes d’Aquitaine) cyclistes espagnols, touristes scandinaves, britanniques et … mycologues qui parlent un peu latin Babel babille.

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Nous n’y étions pas venu faire du vélo sinon escalader les pentes de la hêtraie sapinière en prenant soin de souffler dès le premier champignon venu et, éventuellement, faire une pose photo. Cela en compagnie de la Société Mycologique du Comminges (SMC) organisatrice de cette rencontre au sommet à la date du 24 juillet avec la Société Mycologique du Béarn (SMB) et l’ Association Mycologique de Bigorre (AMB).

Morne plaine sèche girondine et riche fonge montagnarde. Cet été, assurément, il faut prendre de la hauteur pour rencontrer le fruit de notre passion. Bref pousser loin et surtout haut pour quelques pousses alors pourquoi ne pas découvrir Menté.

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Dès la veille de la rencontre, nous observions notamment, en repérage, en assez grand nombre Megacollybia platyphylla et Collybia dryophila colonisant le tapis humide des feuilles de hêtre, quelques russules ça et là en particulier des charbonnières aux lames lardacées, Amanita rubescens à tous les stades de croissance de même qu’ Amanita vaginata, bon nombre de lignicoles et un petit bolet amer (ci-dessus). 

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Le lendemain près d’une cinquantaine de Commingeois, Béarnais et Bigourdans allaient sillonner les sous-bois et récolter autour de soixante dix espèces différentes recensées lors de la traditionnelle séance de détermination dirigée avec bienveillance par le Président Rémi Sarraute. Ambiance amicale, festive et conviviale garantie, à « fracasser » une table de gaieté.

Au gré de nos pas, quelques poses photo:

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Bolets amers en nombre

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Quelques amanites

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Le satyre puant ami des mouches, image fixe

Le même en video

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Quelques lignicoles et…

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… cerise sur le gateau ou plutôt sur Stereum hirsutum qu’elle parasite cette très belle trémelle.

Michel Pujol

Les espèces rencontrées

Amanita excelsa ; A. gemmata ; A. rubescens ; A. spissa ; A. vaginata ; Boletus calopus ; B. erythropus ; B. aestivalis ; Calocera cornea ; C. viscosa ; Cantharellus friesii ; C. pallens ; Clitocybe gibba ; Chlorociboria aeruginascens ; Coltricia perennis ; Crucibulum laeve ; Cudonia circinans ; Dacrymyces stillatus; Ditiola pezizaeformis (=Femsjonia P.) ; Hapalopilus rutilans ; Hydropus marginellus ; Clitocybe clavipes ; Collybia aquosa ; C. confluens ; C. dryophylla ; Fomes fomentarius ; Fomitopsis pinicola ; Fuligo septica ; Ganoderma carnosum ; G. lipsiense ; Gyroporus cyanescens ; Hydnum rufescens ; Hydropus marginellus ; H. subalpinus ; Hypholoma fasciculare ; Lactarius picinus ; Lactarius lignyotus; Lenzites betulina ; Lepiota ochraceosulfurescens ; Lycogala epidendron  ; Marasmiellus (=setulipes) androsaceus ; Marasmius aillaceus ; M. rotula ; Megacollybia platyphylla ; Mycena pelianthina ; M. pura ; M. vitilis ; Oudemansiella mucida ; O. radicata ; Panus conchatus ;  Phallus impudicus ; Pholiota astragalina ; Polyporus ciliatus ; P . durus ;P. varius; Porphyrellus porphyroporus ; Pterula multifida ; Pycnoporus cinnabarinus ; Resupinatus trichotis; Russula amoena ; R. aurea ; R. cyanoxantha ; R. cyanoxantha var. peltereaui ; R. grisea ; R. heterophylla ; R. vesca ; Schyzophyllum commune ;  Stereum hirsutum ; S. insignitum ; S. subtomentosum; Stropharia semiglobata ; Trametes gibbosa ; T. hirsuta ;T. pubescens; T. versicolor ; Tremella aurantia ; T. foliacea ; T. mesenterica ; Trichaptum abietinum ; Xerocomus chrysenteron.

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Des Amanites vedettes du printemps landais

La Société Mycologique Landaise (SOMYLA) avait convié notamment cette année les mycologues bigourdans (AMB) à la rencontre des Amanites printanières. Ainsi, dans les bagages de la sympathique équipe conduite par Robert Cazenave, avons-nous pu retrouver ce 8 mai dans les pinèdes sableuses d’Onesse-Laharie ces espèces typiquement très landaises dans notre région et plus fréquentes en terres méditerranéennes. L’accueil des Landais présidés par Pascal Ducos fut convivialement chaleureux.

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En ce 8 mai, l’hygrométrie des jours précédents n’incitait pas à crier Victoire en matière de nombre de récoltes mais la troupe de participants a couvert, en bon ordre de bataille, un champ suffisant pour amener sur la table de détermination quelques Amanita boudieri , Amanita gilbertii et Amanita beillei celles particulièrement recherchées lors de cette sortie traditionnelle des mycologues landais.

Le bas du stipe en « toupie » et les verrues pyramidales du revêtement du chapeau caractérisent A. boudieri . Les différents stades de maturité influent -et ce n’est pas propre à cette espèce bien sûr- sur la coloration des lames qui foncent en vieillissant.

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Chez A. beillei , que certains auteurs considèrent comme une variété de A.boudieri, les lames sont saumon à l’origine et le bulbe moins trapu. A la dessication (avec la sécheresse pas mal d’exsiccata dans le sable, gauche et droite du montage ci-dessus) le saumon s’assombrit singulièrement.

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Dans le cas de A. gilbertii, l’anneau (absent sur notre photo) est placé haut sur le stipe et strié en gardant l’empreinte des lames. Le bas du stipe lui vaut son appellation « d’Amanite plantoir ».

Ces trois espèces ne sont pas les seules printanières puisque ont été rencontrées les « classiques » toutes régions acidophiles Amanita junquillea et (ci-dessous) Amanita rubescens

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Nous avons remarqué, quasiment sur tous les troncs de pin coupés 

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l’omniprésence de Schyzophillum commune.

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Et, pour revenir à « nos » Amanites a aussi été trouvée (leg Françoise Pilet) Amanita valens , proche de A. curtipes. Autour de la table de détermination il a bien été souligné qu’il reste encore quelques travaux à mener pour faire le siège des Amanites, d’autres 8 mai en perspective.

M.P.

Pile et face: un Crépidote blanc et rose

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Rencontré le même jour que l’Amanite jonquille de la note précédente ce champignon a mérité de notre part quelques recherches d’identification. Robert Cazenave, Président de l’AMB, nous a prêté son aide et a reconnu Crepidotus cesatii *qui, rappelle-t-il, a des lames roses comme C.variabilis, mais ce dernier a des lames beaucoup plus serrées. Sur sa brindille de feuillu à terre il nous faisait penser, de loin, à Schizophyllum commune mais n’en avait pas les lames doubles, chacune formée de deux feuillets séparés par un feutrage.

* voir Courtecuisse-Duhem n° 1231 et Eyssartier-Roux page 986