Archives du mot-clé Spores

Les tubes de Noël

De quels tubes s’agit-il? A Noël on penserait à jingle bells , mon beau sapin ou autre petit papa noël . Point de sapins mais des pins le jour de Noël. Par exemple à Canéjan, en Gironde à deux très grands pas de Bordeaux. Des pins sous lesquels foisonnent des fougères abritant des Chanterelles en tube (Craterellus tubaeformis).

chanterelle en tube, craterellus tubaeformis, Canéjan, CEMA, Michel Pujol, spores

Nous les récoltons en utilisant une petite paire de ciseaux afin de couper leur pied en tube (d’où leur nom vernaculaire) et réduire ainsi la durée du nettoyage avant de les cuisiner. Sautées à la poêle dans un peu d’huile d’olive ou en sauce elles apportent un goût de fête en fin d’année. Leurs « cousines » plus côtières Craterellus lutescens méritent aussi l’attention des myco-cuisiniers. 

chanterelle en tube, craterellus tubaeformis, Canéjan, CEMA, Michel Pujol, spores

chanterelle en tube, craterellus tubaeformis, Canéjan, CEMA, Michel Pujol, spores

Sous le microscope (planches ci-dessus), les spores sont ovoïdes. Marchand souligne l’apicule oblique (ce n’est pas la généralité sur notre récolte). En sporée (planche du haut) nous avons relevé (Piximètre) les dimensions suivantes: (8,2) 8,8 – 12,4 (16,3) × (7) 7,5 – 10,8 (12,3) µm . Q = (1,1) 1,14 – 1,3 ; N = 11 . Me = 11,1 × 9,1 µm ; Qe = 1,2. Les hyphes sont nettement bouclés.

Lors d’une cueillette on prendra soin d’éviter les confusions de proximité car souvent de petites espèces toxiques à lames et non à plis partagent le même biotope. Forme en trompette, plis bien marqués caractérisent entre autre cette espèce. La couleur du chapeau peut être assez grise et le pied plus épais notamment sous feuillus où les tapis de mousses les accueillent volontiers.

M.P.

Bibliographie:

MycoDB

Marchand tome 2, p. 162 et 242 n° 177

Eyssartier&Roux p. 596

Courtecuisse n° 112

Bon p. 306 et 307


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Agrocybe dura [Printemps-été sur le BRF et incursions en prairies (suite) par Jacques Beck Ceccaldi (deuxième volet)]

Nous publions le deuxième volet d’une étude (lien note 19/5/2016  blog wordpress ) de Jacques Beck Ceccaldi, co-fondateur du CEMA et chargé des études mycologiques, consacrée à quelques espèces rencontrées depuis le début de printemps sur le BRF et en prairies.

Aujourd’hui, focus sur Agrocybe dura  (Bolton) Singer

A paraître dans de prochaines notes  Hoenbuellia petaloides puis Hypholoma fasciculare, Micromphale brassicolens, Pluteus pearsonni et enfin Stropharia coronilla  dernière espèce-épilogue de ce deuxième volet. Récoltes faites en Gironde – Bordeaux et environs. Mai- Juin- Juillet 2016

 Agrocybe dura    (Bolton) Singer  syn. Agrocybe molesta        Agrocybe dure

                         Agrocybe dura macro

Chapeau : 3 à 10 cm, hémisphérique, devient craquelé au soleil, très jeune brun noirâtre puis jaune pâle à centre plus foncé avec des restes de voile blanchâtres à brunâtres. Lames : libres, blanches jeunes puis beiges, arête entière. Stipe : 12 x 3à4 cm, cylindrique membraneux blanc à anneau en jupe blanche ou jaune pâle. Base pourvue de rhizoïdes blancs sur lesquels on peut voir, parfois, plusieurs primordiums (voir photo). Chair : blanche dans le chapeau et plus brune dans le pied. Odeur : farine rance.  Non comestible.

Habitat : en centre-ville envahissant un parterre de plantes ornementales couvert de bois raméal fragmenté le long d’un trottoir, aussi sur les bords d’un chemin clair envahi par le Gratteron aparine (Gaillet – Rubiacées) sous chênes et charmes.

Type  trophique *: (relatif à la nutrition) Shu = saprotrophe humicole.

Statut patrimonial : (Liste rouge pour la France : R. Courtecuisse)  HL = taxon évalué mais non menacé.

Agrocybe dura basides

Basides : tétrasporiques, peu clavées, sans boucles, 40 x 10 µm, stérigmates assez longs 3 à 4µm.

Agrocybe dura spores

Sporée : brune. Spores : ellipsoïdes à losangiques, lisses, à parois épaisses et pore germinatif très net. 8-10 (12) x 5-6(8) µm.

Agrocybe dura cheilocystides

Marge des lames portant de très nombreuses cheilocystides clavées, bouclées et caténulées, non béquées ou courtement au contraire des pleurocystides de la face des lames qui ne se contentent pas d’être béquées puisqu’elles peuvent porter un rostre important.

Agrocybe dura caulocystides

Au-dessus de l’anneau le pied porte en surface de nombreuses caulocystides plus ou moins clavées à parois simples.

Etude mycologique Jacques Beck Ceccaldi

Gobelets d’avril: Helvella acetabulum

Helvella-acetabulum.jpg

Ces helvelles quand elles sont presque enterrées et habillées de feuilles font penser à quelque pézize brune. C’est en dégageant le pied court décoré de côtes en relief plus claires que le sommet que l’on reconnait l’Helvelle en gobelet ou Helvelle en calice, Helvella acetabulum*.

Helvella-acetabulum-Lormont.jpg

Ces deux récoltes girondines des 8 et 22 avril, respectivement à Lormont et Gradignan, attestent qu’au pays des vins les gobelets ne manquent pas… L’espèce est en effet assez courante au printemps plutôt sur sol riche en humus.

Helvella-acetabulum-planche.jpg

Microscopiquement , comme l’indique la planche ci-dessus, le sommet des asques n’est pas amyloïde.

La coupe est bien dessinée à l’état jeune et l’extérieur est concolore à l’hymenium. La couleur varie de brun clair à brun très foncé. De la coupe aux lèvres? oui mais sans croquer car classé « sans intérêt ou indigeste ».

M.P.

Helvella-acetabulum-grad.jpg

*Le guide des champignons France et Europe Guillaume Eyssartier&Pierre Roux p.1066

*Champignons de France et d’Europe occidentale marcel Bon p.328 

*Guide des champignons de France et d’Europe Régis Courtecuisse&Bernard Duhem n°23

BRF suite : effet « re » Volvaire à plusieurs coups

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Nous avons souligné à propos du bois ramifié fragmenté la pousse de plus en plus fréquente de Clathres rouge. Autre espèce à se plaire dans ce substrat artificiel, la Volvaire visqueuse Volvariella gloiocephala(De Cand. : Fr.)Boekhout et Enderle synonymisée avec  Volvariella speciosa (Fr. : Fr.)Singer et (notamment chez Breitenbach) avecVolvariella speciosa var. gloiocephala (De Cand. : Fr.) Singer *Sa viscosité dépend des conditions hygrométriques et la période récente de sécheresse explique l’aspect « sec » des chapeaux des basidiomes de nos photos.

Nous l’avons trouvée le 23 avril 2011 dans les espaces verts d’un lotissement de Cadaujac (33), signalée par une adhérente du CEMA. Cette Volvaire  y poussait depuis plusieurs jours en troupe abondante sur une partie herbeuse copieusement recouverte de BRF. Il n’est pas rare non plus de la rencontrer à cette époque en plein champ labouré. Souvent de belle taille ses taches blanches attirent l’attention d’automobilistes ayant un œil en forme de … champignon.

 

4169240821 (1)

Mesure des spores (logiciel Piximètre):

13,78  9,45

12,17  8,81

14,93  10,80

15,73  9,51

12,99  8,38

12,14  8,52

 

10,7 [12,4 ; 14,8] 16,5 x 7,5 [8,5 ; 10] 11 µm

Q = 1,3 [1,4 ; 1,6] 1,7 ; N = 6 ; C = 95%

Me = 13,6 x 9,2 µm ; Qe = 1,5

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 On remarquera le sommet des cheilocystides clavées prolongé par un « bec », les basides étant plus banales.

Mesure basides

54651048145,83  15,72 / 43,86  14,69 / 32,72  17,36 

26,9 [32,8 ; 48,8] 54,7 x 13,3 [14,4 ; 17,4] 18,6 µm

 Q = 1,4 [1,9 ; 3,3] 3,8 ; N = 3 ; C = 95%

 Me = 40,8 x 15,9 µm ; Qe = 2,6

 Mesure cystides 

335040161851,57  16,64 / 35,69  14,84/ 35,05  17,37

 22,4 [30,2 ; 51,4] 59,1 x 13,7 [14,8 ; 17,8] 18,8 µm

Q = 1,4 [1,9 ; 3,1] 3,6 ; N = 3 ; C = 95%

Me = 40,8 x 16,3 µm ; Qe = 2,5

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 * Dans la littérature: Breitenbach tome 4 n° 130; Roux (Mille et un champignons) p. 1047; Courtecuisse n° 901; Bon p. 198; Eyssartier et Roux (Le guide des champignons France et Europe) p. 250

 

SPORES (1) BASIDIOMYCOTA. Microscopie des spores, première partie, par Jacques Beck Ceccaldi

Voici la première partie d’une étude de Jacques Beck Ceccaldi sur la microscopie des spores. C’est le fruit d’un travail personnel mené depuis plusieurs années avec la plus grande rigueur. Tous les documents présentés, toutes les observations consignées sont de lui seul. Il me semble important de souligner combien l’expérimentation personnelle est source de connaissances fiables et sincères. Certes, une compilation de données pêchées ça et là est utile, voire nécessaire mais c’est encore mieux si ces données sont recoupées, vérifiées expérimentalement par celle ou celui qui les regroupe ce qui n’est pas, malheureusement, forcément le cas. Là, JBC a observé, noté, photographié ses champignons en macro et en micro et, pour mieux comprendre ce qu’il voyait, quand c’était nécessaire, cherché dans la littérature et pris l’avis d’autorités compétentes. Sa méthode est, pour nous, exemplaire.
Aller directement à la source réduit le trajet de la connaissance et s’y abreuver est notre plaisir. Notre blog a pour objectif de le partager.

M.P.

  

BASIDIOMYCOTA   LES  SPORES

 

Pour les spores de chaque espèce détaillées ici on trouvera une illustration réalisée par l’auteur et en légende le nom de l’espèce, ses observations concernant les dimensions, la couleur de la sporée et les caractères principaux des spores parmi les espèces qu’il a étudiées.

agaricus-macrosporus-jbc8-1.jpg
Agaricus macrosporus
 
12 x 5-6 µm – sporée brune – spore  amygdaliforme –  sommet conique – apicule décentré – parois épaisses agocybe-pediades-jbc-9-12.jpg
Agrocybe pediades  9-12 x 7-8 µm  – sporée brune – spore elliptique lisse – pore germinatif tronqué – apicule décentré    anelaria-semiovata-jbc-18-x.jpg
Anellaria semiovata 10-18 x 9-10 µm – sporée noire – spore elliptique lisse – pore germinatif  évident – apicule décentré arrhenia-spathulata-jbc-75.jpg

Arrhenia spathulata 7,5-8 x 4,2 µm – sporée blanche – spore amygdaliforme lisse – guttulée – apicule évident auricularia-mesenterica-jb.jpg

Auricularia mesenterica    15,5 x 5,6 µm – sporée blanche – spore cylindrique incurvée – longues germinations   calocera-viscosa-jbc-10-12x.jpg                             Calocera viscosa 10-12 x 4 µm – sporée blanche – spore elliptique arquée- 1 cloison, spores secondaires par bourgeonnements clavulinopsis-helvola-jbc-4.jpg
Clavulinopsis helvola 4-6 x 4-5,5 µm – sporée blanche – spore sphérique densément échinulée – un peu anguleuse collybia-luxurians-jbc-5-8x.jpg
Collybia luxurians 6-8,5 x 4,5-5 µm – sporée blanche – spore larmiforme  guttulée – apicule décentré évident lisse   conocybe-tenera-jbc-12-15x.jpg              Conocybe tenera  12-15 x 6-7 µm – sporée jaune à  rouille – spore ovoïde lisse – apicule décentré évident coprinus-lagopus-jbc-10-12x.jpg
Coprinus lagopus 10-12 x 7 µm  – sporée noire violacée- spore elliptique à ovoïde – apicule décentré évident, pore germinatif large coprinus-phlyctidosporus-jbc.jpg
Coprinus phlyctidosporus  7-11 x 5-8 µm – sporée noire – spore ovoïde – densément verruqueuse, verrues globuleuses 1 à 2 µm cortinarius-decipiens-jbc-8.jpg
Cortinarius decipiens  8-10 x 4,5 6 µm – sporée rouille  – spore elliptique – finement rugueuse cortinarius-pseudovulpinus.jpg
Cortinarius pseudovulpinus 9-10 x 5-6 µm – sporée rouille – spore elliptique  – rugueuse – anastomoses des verrues formant un réseau incomplet       cystolepiota-pulverulenta-j.jpg
Cystolepiota pulverulenta 3-4 x 2,5 µm – sporée blanche – spore elliptique lisse – 
dextrinoïde (réaction à l’iode, brun rouge)                                                                                                                    ditiola-pezizaeformis-jbc-1.jpg                                                       Femsjonia pezizaeformis = Ditiola p. 18-22 x 7-8,8 µm – sporée blanche – spore 7 à 11 cloisons, elliptique,  lisse –  arquée vers la première cellule marquée par l’apicule – spores secondaires par bourgeonnements                                                                                                                                entoloma-nidorosum-jbc-6-7.jpg                                            Entoloma nidorosum  7-9 x 8 µm –  sporée rose – spore anguleuse à subglobuleuse – 5-7 angles (le nombre d’angles des spores d’entolomes varie de 4-5 à 12) entoloma-lividum-jbc-5-6-an.jpg
Entoloma lividum  Ø 10-8 µm  – sporée rose – spore polyédrique – 5-6 angles – apicule conique très saillant     flammulina-velutipes-jbc-8.jpg
 Flammulina velutipes 8,2 x 4,5-5 µm – sporée blanche – spore elliptique – lisse à apicule décentré galerina-marginata-jbc.jpg
Galerina marginata 10 x 6 µm – sporée ocre  – spore amande  verruqueuse – présence d’une plage lisse vers l’apicule gomphidius-viscidus-jbc-22x.jpg
Gomphidius viscidus  22 x 6,7 µm  – sporée noire – spore bolétoïde lisse – apicule évident décentré

gomphus-clavatus-jbc-9-13×4.jpg                                                                                                      

Gomphus clavatus 13-15 x 5-6 µm  – sporée ocre  – spore subfusiforme verruqueuse – apicule évident décentré
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Gymnopilus picreus  9-10 x 5-6 µm  – sporée rouille  – spore amande rugueuse – apicule évident décentré hebeloma-sacchariolens-jbc.jpg
Hebeloma sacchariolens 12-17 x 7-9 µm – sporée rouille – spore amande rugueuse – apicule, pore germinatif, évidents hygrocybe-langei-jbc-12-16x.jpg     
Hygrocybe langei 12-14(15) x 5-7(8) µm  – sporée blanche – spore cylindrique à ellipsoïde – espèce bisporée                   inocybe-asterospora-jbc-12x.jpg
Inocybe asterospora  12 x 10 µm – sporée brune – spore gonisporée, bosses conférant une forme étoilée inocybe-decipiens-jbc-13-15.jpg
Inocybe decipiens 13-15 x 7-9 µm – sporée brune – spore polygonale – nombreuses bosses émoussées inocybe-geophylla-jbc-11×6.jpg
Inocybe geophylla  11 x 6 µm  – sporée brune – spore lisse en amande 
inocybe-hirtella-jbc-mesure.jpg
11-13,5 (15,3) x 6-7,5 µm                                                            Q (coefficient)  = 1,8                                                                                   1- 12,1 x 6,4     8- 12,8 x 6,7            15- 12,8 x 7                                        2-    14 x 7,5     9 11,6 x 7,4            16- 12,5 x 6,6  Inocybe  hirtella         3- 13,5 x 7   10- 12,2 x 7,2            17-    13 x 7  mesures des spores    4- 10,7 x 6,9  11- 9,3 x 5,9        18- 14,2 x 7,8                                              5- 12,3 x 6   12- 12,2 x 7,4          19- 12,5 x 7,5                                              6- 11,2 x 6   13- 10,6 x 6,2           20-12,3 x 7,3                  7- 12,8 x 7,4   14- 11,1 x 6    21- 12 x 7,5              22- 15,2 x 7 inocybe-praetervisa-jbc-12x.jpg  Inocybe praetervisa 12 x 9 µm  – sporée brun argile – spore goniosporée + ou – oblongue – nombreuses bosses anguleuses       inocybe-lacera-jbc-13-18×5.jpg
 Inocybe lacera 13-18 x 5-6 µm – sporée brun tabac – spore lisse subcylindrique – dimensions variables  pour d’autres auteurs 11-15 x 4,5 -6 inocybe-obscura-jbc-10×6.jpg
Inocybe obscura  10 x 6 µm  – sporée brune – spore un peu en citron  et sommet plus ou moins étiré laccaria-amethystina-jbc.jpg
Laccaria amethystina  Ø 9 µm  – sporée blanche – spore globuleuse guttulée – nombreux aiguillons    lacrimaria-lacrymabunda-jbc.jpg                                                                                         
Lacrimaria  lacrymabunda  10 x 6 µm – sporée noire – spore en citron verruqueux – pore germinatif tronqué lepiota-cristata-jbc-6-75.jpg
Lepiota cristata  6-7,5 x 3-3,5 µm  – sporée blanche – spore éperonnée lisse – apicule latéral dextrinoïde(réaction brun rouge à l’iode)  leucoagaricus-bresadolae-jbc.jpg                                    Leucoagaricus bresadolae  8,2-9,2  x 6,2-6,9 µm – sporée blanche – spore ellipsoïde lisse – pore germinatif évident                           leucoagaricus-macrorrhizus-jbc-bleu-melzer.jpg
Leucoagaricus macrorrhhizus  6,4-9 x 4-4,7 µm – sporée blanche – spore ellipsoïde lisse – apicule évident – pore germinatif étroit                              lyophyllum-transforme-jbc-spore.jpg                                             Lyophyllum transforme 9 x 8 µ m – sporée blanche – spore triangulaire = Lyophyllum trigonosporum pour spores triangulaires                                                            macrothyphula-fistulosa-jbc.jpg                                                                                   Macrothyphula fistulosa 16 x 7 µm – sporée blanche – spore ellipsoïde arquée vers l’apicule – production de spores secondaires   melanoleuca-arcuata-jbc.jpg                                     Melanoleuca arcuata 8,3 x 4,5 µm – sporée blanche – spore elliptique densément verruqueuse   melanoleuca-kuehneri-jbc.jpg             Melanoleuca kuehneri 7-8,5 x 4,5-5,5 µm – sporée blanche- spore elliptique verruqueuse – apicule décentré évident

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Mycena pura 6-8 x 3,5-4,5 µm – sporée blanche – spore ellipsoïde amyloïde – apicule décentré évident   mycena-galericulata-jbc.jpg                                                                                                                                                                    Mycena galericulata 10-12 x 6-8 µm – sporée crème – spore ellipsoïde amyloïde – apicule décentré évident   myriostoma-coliforme-jbc.jpg                                                                                                                                                                                                                                                      Myriostoma Myriostoma coliforme  Ø 6-4 µm – sporée brune – spore sphérique irrégulièrement verruqueuse panaeolus-ater-jbc.jpg
Panaeolus ater 10 -13 x 7-10 µm – sporée noire – spore citron lisse – apicule axial – pore germinatif tronqué – la maturation des spores, inégale dans le temps, rend les lames nuageuses                                                                                                                                                                                               
panaeolus-fimicola-jbc-9-12.jpg                                                                                                                                                                                                                                    Panaeolus fimicola 9-12 x 6-7 µm – sporée noire  – spore allongée  lisse – pore germinatif plat          phaeomarasmius-erinaceus-jb.jpg              Phaeomarasmius erinaceus 8-11 x 5,5-8,5 µm – sporée blanche – spore un peu en citron lisse – apicule et pore peu visibles

pholiota-adiposa-jbc-5-6×3.jpg                                                                                                                                                                                                 Pholiota Pholiota adiposa  5-6 x 3,5 µm – sporée brun rouille – spore elliptique à  ovale – apicule décentré                                                                         pluteus-leoninus-jbc-6-73x.jpg                                    Pluteus leoninus  6-7,3 x 5-6 µm – sporée rose – spore subglobuleuse – apicule décentré                      
polyporus-squamosus-jbc-13x.jpg                                      Polyporus squamosus  13 x 5 µm – sporée ocre pâle – spore oblongue – apicule peu visible           porphyrellus-porphyrosporus-jbc.jpg               Porphyrellus porphyrosporus 10-15x 5,7µm – sporée blanche – spore bolétoïde guttulée – dépression vers l’apicule   psathyrella-ammophila-jbc-1.jpg
Psathyrella ammophila  12 x 6-7 µm – sporée noire – spore oblongue lisse – pore germinatif tronqué – apicule décentré        psathyrella-pilluliformis-jbc.jpg
Psathyrella pilluliformis   5-7 x 3-4 µm – sporée sombre – spore subcylindrique – apicule et pore germinatif peu visibles                                                                                                                                                     russula-fuscorubroides-jbc.jpg                                      Russula fuscorubroides 9 x 7 µm  – sporée crème – spore  plutôt globuleuse  verruqueuse – apicule évident mais anastomoses peu nombreuses sarcodon-imbricatus-jbc-dia.jpg
Sarcodon imbricatus  Ø 6 µm  – sporée brunâtre – spore subglobuleuse tuberculeuse – apicule confondu avec les verrues    scleroderma-citrinum-jbc-11.jpg                                                                                                                                                                                                           Scleroderma Scleroderma citrinum 11 x 9 µm – sporée brune – spore ronde épineuse – réticule très incomplet                                                                                                                                                                                         sphaerobolus-stellatus-gemmes-jbc.jpg                                            Sphaerobolus stellatus   1ère image   Gemmes  13,5-16,5 x 4,8-5,8  et  6,9 x 5,6 µm                        Les gemmes seraient les véritables spores de reproduction.                    sphaerobolus-stellatus-spores-jbc.jpg
Sphaerobolus stellatus
  2ème image   Spores   7-10 x 3-5 µm –  sporée blanche – spore oblongue – absence de pore et d’apicule strobilomyces-strobilaceus-jbc.jpg
Strobilomyces strobilaceus  13 x 8-10 µm – sporée noire – spore subsphérique verruqueuse réticulée – ornementation comprise dans une épispore mucilagineuse                                                                                                                                                                                                stropharia-coronilla-jbc-7.jpg         Stropharia coronilla   7-9 x 4-6 µm – sporée pourpre – spore elliptique – pore germinatif indistinct                                            tubaria-furfuracea-jbc-7-9x.jpg                                      Tubaria furfuracea    7-9 x 4-5,5 µm – sporée ocre pâle – spore elliptique – pore germinatif indistinct     tulostoma-brumale-jbc-4-5.jpg                      Tulostoma brumale  4 x 5 µm – sporée brune – spore ronde verruqueuse réticulée        volvariella-gloiocephala-jbc.jpg                                             Volvariella gloiocephala  18 x 7,5-9,5µm – sporée rose – spore elliptique lisse multiguttulée               inonotus-hispidus-jbc.jpg
Inonotus hispidus  12 x 10 µm – sporée rouille – spore subglobuleuse lisse – parois épaisses

JACQUES BECK CECCALDI

 

SPORES (2) ASCOMYCOTA. Microscopie des spores

 Après l’étude consacrée aux spores de basidiomycètes, Jacques Beck Ceccaldi fait part, ici, de ses observations sur les spores d’ascomycètes.

ASCOMYCOTA –  LES  SPORES

Spores dont les dimensions varient selon les espèces de 1-2 µm à plusieurs centaines de microns. La couleur des spores est appréciée sur des sporées en masse obtenues sur plaque de verre. Lorsque la sporée est blanche, les spores étudiées individuellement sont hyalines. Les dimensions sont données en microns (µm = millième de millimètre) sans tenir compte de celles des ornementations qui peuvent être données à part. Les familles sont présentées dans un ordre alphabétique simplifié. Tout comme les descriptions, elles aussi réduites à ce que nous nous permettons d’appeler « l’essentiel » pour ne pas surcharger l’espace de travail et votre lecture. Une remarque fort pertinente nous a été faite sur la façon d’indiquer les mesures sporales sous forme yy X zz « … ne serait il pas plus pratique de mettre une barre avec une valeur en µm… » ? Notre but est de montrer, autant que possible, les meilleures images sur le plan de la perception visuelle, ce qui n’est pas un mince travail car les objectifs micro et caméras dont nous disposons ne permettent pas une définition optimale pour l’instant. C’est pourquoi nous indiquons, à plusieurs reprises, que le rapport d’agrandissement n’est pas toujours respecté entre les mesures et les photos. Mais rassurez-vous, nous songeons à améliorer nos présentations au fil des futures études.

Clavicipitaceae

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Cordyceps capitata
25 x 2 µm.
 Spores secondaires, bacilliformes multiguttulées, résultant de la dislocation, après l’éjection, des huit spores caténulées (en chaîne) contenues dans l’asque dont les dimensions sont immenses, 400 à 600 x 10 µm.
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Elaphomyces granulatus   Classe Plectomycetes Famille Elaphomycetaceae Truffe des cerfs parasitée par Cordyceps capitata. Ø 25 µm. Spores globuleuses, noires, densément verruqueuses. Les verrues peuvent fusionner sans former de réseau.

Diatrypaceae
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Diatrypella verrucaeformis
 6 x 1-1,5 µm.
 Sporée brun clair, spore biguttulée, lisse, allantoïde faible. Asque polysporé contenant un nombre beaucoup plus important de spores que dansD. quercinia (espèce vue précédemment) les dimensions des spores étant plus petites. Elles pourraient se compter jusqu’à 1.024.

Geoglossaceae

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Trichoglossum hirsutum  

120-150 x 5-7 µm. Spore brun foncé, bacilliforme, lisse, 11 à 15 cloisons à maturité.

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Geoglossum umbratile 60 [78] x 5-5,5 µm. Spore noire à brun foncé, lisse, bacilliforme, 7 cloisons. La forme des paraphyses devrait permettre de différencier cette espèce des autres géoglosses.

 

Helotiaceae

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Ascocoryne cylichnium 

20-25 x 5-6 µm. Spore blanche, fusiforme, lisse, 5 à 7 cloisons. Production de spores secondaires par bourgeonnements.
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Encoelia furfuracea            9-11 x 1,5-2 µm. Hyaline, allantoïde, lisse, biguttulée (peu visible).Spores produisant de nombreuses spores secondaires par étranglements et mélangées à une                                       cristallisation réfringente.
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Bisporella citrina                 9-15 x 3-5 µm. Hyaline, elliptique, une cloison.

Helvellaceae

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Rhizina undulata                                 1-   32 x 10                  7-   35,4 x 9,6                  13-    35 x 8,4                                2-    28 x 9,3                 8-  28,7 x 9,3                  14-  33,7 x 10                                3-    33 x 9,5                 9-  32,6 x 8,8                  15-     36 x 9,5                                4- 31,5 x 10                10-    36 x 8,4                  16-     30 x 9                                5- 41,5 x 10                11-  35,6 x 9,7                  17-  31,5 x 9                                6-    31 x 8,8               12-     39 x 9,2                  18-     31 x 8,9
28-36 [41,5] x 8,4-10 µm. Hyaline, fusiforme, multiguttulée. Pôles appendiculés par gonflement de la périspore (couche externe).
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Discina perlata     21-25 x 11-12 µm mais 25-32,5 x 11-12,5 µm pour la littérature.  Spore hyaline, elliptique avec un éperon apiculaire. 1- Bleu lactique : l’excès d’humidité de cette récolte (gros orages ce jour là) a permis un détachement entraînant l’étalement spectaculaire des 3 couches entourant la spore. 2- Rouge congo : très bonne vue de la guttule centrale accompagnée de guttules satellites. Des spores ne supportent pas l’excès d’humidité. 3- Bleu de méthyle : nous pouvons voir la formation de verrucosités ou de hernies (plus fines que dans l’espèce suivante) sur le contour des spores. 4-  Réactif de Melzer : ces hernies entraînent le recouvrement total de la spore par un   réseau  dont les crêtes sont peu élevées et le maillage interne incomplet.
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Discina parma             1ère planche : détail des différentes couches enveloppant une spore et son contenu protoplasmique (vacuoles, granulations, etc…). La réalité de ces couches est discutée par différents auteurs. 1-  Pustules apiculaires.  2-  Guttules satellites (lipidiques).  3-  Périspore, couche externe.   4-  Epispore, couche intercalaire. 5-  Grosse guttule centrale. 6-  Endospore, membrane interne de la spore. 7-  Petites guttules satellites dans le cytoplasme. 8-  Exospore, assise sous-périsporique.   discina-parma-pl2-jbc.jpg                                         2ème planche : 24-32- [40] x 13-14 µm. Spore hyaline, elliptique allongée avec plusieurs éperons apiculaires, verruqueuse. 1-  Spores immatures sans traces d’ornement puis divers aspects des apicules en cours de développement. 2-  Spores parvenues à maturité (dans le rouge congo ammoniacal). 3-  Bonnes vues du réseau aux crêtes épaisses ornant les spores mûres (dans le bleu lactique). Sur la spore, en bas de l’image, la couche supportant le réseau s’est détachée. 4-  Spores mûres (dans le rouge congo aqueux dilué) comme sur la première planche.
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Gyromitra infula 20-25 x 8,5 µm. Blanche, fusiforme obtuse, lisse, biguttulée.
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Helvella acetabula   = Paxina acetabulum                16 – 18 [20] x 11 – 13 µm. Hyaline, ellipsoïde, uniaxe, lisse.                                            A maturité complète, la grosse guttule centrale ne laisse plus de place au cytoplasme qu’à l’intérieur de petits ménisques à chaque pôle de la spore. Absence de guttules satellites.
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Helvella leucomelanea    = Acetabula vulgaris  = Paxina leucomela         18-22 x 11-12 µm. Hyaline, lisse, elliptique à ovoïde. Une grosse guttule centrale ne laisse plus de place au cytoplasme qu’à l’intérieur de petits ménisques à chaque pôle de la spore.
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Helvella fusca               14,7-19,2 x 11-14 µm  Q= 1,3  Hyaline, elliptique à ovoïde, lisse. Contenant une grosse guttule centrale avec de très rares guttules satellites. La coloration est obtenue dans le rouge congo et l’éosine aqueuse.
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Helvella spadicea  = H. monachella                                                 1-2   immatures        13,6  x  10,8                           10 –  23,3  x  13,2

       20,4  x  12,2                           11-    22,3 x 14,1

3-        20 x 17                               12-       21 x 16,5

4        22 x 13,3                            13-    21,7 x 14,2

5 –   23,2  x 14,1                            14-    21,4 x 03,1

6 –   22,3  x 13                               15-    21,4 x 12,7

7 –   23,5  x 13,2                            16-    21,2 x 13,1

8 –   21,2  x 14                               17-       20 x 14,7

   24,3  x  14,5                           18-     20,8 x 13

20-22 (24,3) x 11-14 (17) µm. Hyaline, lisse, elliptique. Une grosse guttule centrale ne laisse plus de place au cytoplasme qu’à l’intérieur de petits ménisques à chaque pôle de la spore où nous observons une à trois petites guttules satellites.                                                                                                             

Humariaceae – Pyronemataceae (selon les auteurs)

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Scutellinia armatospora         Ø 17 µm. Blanche, ronde, multiguttulée, nombreux aiguillons.
humariaceae-humaria-hemipha.jpg                                                 Humaria hemisphaerica      21 x 12 µm. Hyaline, elliptique, biguttulée, verruqueuse.

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Melastiza chateri 16 x 9 µm, pour la littérature 17-20 x 9-11 µm. Blanche, fusiforme, biguttulée, verruqueuses, appendices pointus aux pôles, réticule complet.

Lasiosphaeriaceae

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Lasiosphaeris hirsuta 

55-68 (75) x 6-7 µm. Brune, cylindrique à 7 cloisons. Spore arquée à l’avant dernière cloison. Nombreuses germinations entraînant l’apparition de spores secondaires.                                    

Leotiaceae = Helotiaceae

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Leotia lubrica
25 x 4-6 µm.
 Hyaline, subcylindrique, septée 3 à 5 cloisons.

Morchellaceae

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Mitrophora semilibera    20 – 24 x 13 – 15 µm. Hyaline, elliptique, lisse. Petites sphérules lipidiques à l’extérieur des pôles qui disparaissent  rapidement après éjection.
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Morchella conica var. intermedia 18-23 x 11-13 µm  pour la littérature : 18,7-22,5 [25] x 9-10 [14] µm. Spore hyaline, elliptique + ou – étroite, lisse. Les gouttelettes présentes sur le pourtour des spores sont indiquées dans la littérature comme n’apparaissant qu’aux pôles des spores. Elles ne sont bien visibles, pour cette récolte, que dans un colorant bleu.
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Verpa conica = V. digitaliformis                          20 x 14 µm. Blanche, elliptique, lisse. Dans un colorant rouge nous observons des gouttelettes lipidiques à  l’extérieur des pôles de la spore et les trois couches,   périspore, mésospore (couche intercalaire) et endospore.

 Pezizaceae

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Peziza ammophila              16,5 x 10-13,5 µm.            Blanche, elliptique, lisse, (finement ponctuée ?)

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Peziza badioconfusa
 = Galactinia olivacea     17-19,5 x 7,2- 9,5 µm. Blanche, étroitement elliptique, ornementation fine pustuleuse. De nombreuses pustules fusionnent et forment des saillants mais ne parviennent pas à engendrer une amorce de réseau.
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Peziza succosa 1 – Spore de l’espèce   14-16,3 x 8-10,6 µm, hyaline, elliptique, guttulée et  verruqueuse. Les verrues ont des contours anguleux ou arrondis (les deux formes se rencontrent. Les fusions entre les verrues apparaissent sans former de réseau à mailles. Sur la planche nous observons des spores matures ou à différents stades de  maturité, ainsi qu’une éjection de l’asque avec son appareil apical amyloïde dans le bleu lactique.   pezizaceae-peziza-succosa-2.jpg                                               2 – Anamorphe                 Elément observé sur l’hyménium d’une P. succosa qui a été déterminé comme « pouvant être » l’anamorphe de l’espèce! Anamorphe = stade asexué.   pezizaceae-peziza-varia-jbc.jpg                    

Peziza varia                        1-        5,3 x 9          6-   14,2 x 9,3       11-   14,3 x 9          16-     17 x 9,5                         2-      15,2 x 9,4       7-   15,4 x 9,5       12-   15,4 x 9,4       17-   16,7 x 10                         3-      14,9 x 9,3       8-   14,7 x 10        13-   14,5 x 9          18-   14,2 x 9,1                         4–      14,5 x 12        9-   16,2 x 9,7       14-      15 x 9,8       19-   15,1 x 9,8                         5-         15 x 9,5     10-   16,3 x 9,4       15-   14,6 x 9,5       20-   15,2 x 9                                                                                      15-17 x 9-11 µm. Blanche, elliptique, lisse. On note, toutefois, une trace ronde de diamètre 3-4 µm au centre de la spore. Remarque : les spores de plusieurs ascomycètes peuvent présenter, avant maturité complète, un début d’ornementation qui disparaîtra par la suite.
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Peziza vesiculosa  20-23 x 10-13 µm. Blanche, elliptique, lisse, absence de guttules. De nombreuses spores ont, déjà, germé.
 pezizaceae-plicaria-leiocar.jpg                                              Plicaria leiocarpa            Ø 8-9 (10) µm. Hyaline, ronde, contenu granuleux. Espèce des places à feu.

                                          Pleosporaceae  Bitunicatae

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Leptosphaeria acuta         40-60 x 6 µm. Spore étranglée à chaque cloison (4 à10) jaunâtre pâle, lisse  fusiforme. Asque à double paroi (bituniqué).

Nectriaceae

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Nectria episphaeria           7-11 x 4-5 µm. Blanche, elliptique, rugueuse,  une cloison. L’une des deux cellules étranglées est plus petite. Les spores produisent de longues germinations.

                                       Pyronemataceae

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Cheilimenia theleboloides 14-21 x 8-10 µm. Blanche, lisse, elliptique. L’hydroxyde de potassium chauffé fait apparaître des stries en long (ici, image en négatif).
 pyronemataceae-tazzetta-cat.jpg                                               Tazzetta catinus  = Tarzetta c. =  Pustularia c. 18-19 x 12-14µm. Hyaline,  fortement elliptique, lisse, biguttulée.

Sarcosphaeraceae

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Sarcosphaera crassa  = S. eximia  = S. coronaria 13-14 (18) x 7- (9) µm. Blanche, cylindrique à elliptique, très finement rugueuse biguttulée, parois épaisses.

Sarcoscyphaceae

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Pseudoplectania  nigrella Ø 14 µm. Blanche, ronde, lisse.                 « M.G.Malençon a observé, autour des spores, la formation d’une masse verdâtre qui semble correspondre à une assise sous-épisporique (anormalement gonflée, ici) à coque lisse sans qu’il s’y forme, pour autant, une ornementation…(1929) ».

Sclerotiniaceae

sclerotiniaceae-dumontinia.jpg                                                                          Dumontinia tuberosa   = Sclerotinia tuberosa            12-17 x 5,5-8 µm. Blanche, lisse, elliptique. Une guttule est présente à chaque pôle bien visible dans un colorant bleu.

Sordariaceae

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Nitschkia confertula            9-10 x 3,5-4 µm. Jaune pâle, cylindrique, lisse, biguttulée, + ou – arquée.

Sphaeriaceae

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Rosellinia aquila              20-30 x 7-9 µm. Brun foncé,  naviculaire, guttulée. Fente germinative joignant les deux pôles et petits appendices ronds apiculaires.                                                                                    

Xylariaceae

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Hypoxylon multiforme 
 10-12 x 4,5-5,5 µm. Brun foncé, elliptique,1 face plate, fente germinative peu visible.
  xylariaceae-hypoxylon-micro.jpg                                    Hypoxylon microsporum 6,7-8,5 x 3-4 µm. Brune, réniforme biguttulée, fente germinative non observée. Les asques octosporés, 130-160 x 4-5µm, présentent parfois une division cellulaire peu conforme.

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Xylaria digitata            5,7-7 x 3-4 µm. Brun clair, conidies du stade asexué (stade imparfait). Reproduction des spores par étranglements. Dans un second temps, le stade parfait (sexué) apparaît (non observé).                                                                                         xylariaceae-xylaria-hypoxyl.jpg
Xylaria hypoxylon 12 x 6 µm.Spore réniforme (une face plate), noire, lisse uniguttulée, fente germinative n’atteignant pas les deux pôles. Il s’agit de la forme parfaite, sexuée.
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Xylaria longipes        11-13 x 5-6 µm. Noire, elliptique irrégulière (une face plate), lisse. Fente germinative peu visible.

Tuberales

« Groupe à part »  mode de vie hypogée                       Les dimensions des spores dépendent du nombre de spores dans l’asque.                       Pas d’hyménium constitué, les asques sont répartis sans ordre dans la gléba.
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Tuber melanosporum                20-30 [55] x 18-21[35] µm. Brunâtre, elliptique à subglobuleuse, nombreuses, spinules (aiguillons) jusqu’à 4µm de long. Un réseau incomplet très fin n’est visible qu’au microscope électronique. Présence de 4 à 6 spores par asque pour la littérature mais nous n’avons observé que des asques contenant 1 à 4 spores.
 tuberales-tuber-aestivum-jb.jpg                                        Tuber aestivum                 25-32 [38] x 18-26 [30] µm. Brunâtre, elliptique pour les uns mais ovoïde pour les autres, spinules crochues 6-7 µm de long, interrupto-réticulée, asques 1 à 6 spores.

 tuberales-tuber-mesentericu.jpg                                                   Tuber mesentericum        20-36 [40] x 18-24 [30] µm. Brune, elliptique, spinules jusqu’à 8 µm, interrupto-réticulée, asques 1 à 6 spores.                                                              

Pour comparaison : Un lichen

 

Partenaires de la symbiose lychénique : champignon + algue = lichen

Il s’agit de l’association d’une algue verte ou d’une cyanobactérie avec un ascomycète. Moins de 20% des lichens résultent de l’association d’un basidiomycète et d’une algue. Moins de 5 % de l’association des trois éléments.

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Xanthoria parietina  = algue + ascomycète 

Description macroscopique : Thalle (appareil végétatif des végétaux inférieurs) foliacé jaune orangé, K+ rouge, lobes plats. Pas suffisamment éclairés, des exemplaires peuvent être verdâtres. Zone E : supporte une pollution moyenne. Descriptions microscopique des apothécies : très nombreuses à hyménium jaune orangé de 2 à 3 mm de diamètre. Ascospores polariloculaires comprenant deux loges, une à chaque pôle de la spore, reliées par une étroite lumière. Spores, 10-17 x 9µm, étroitement  elliptiques. En haut et à gauche de la planche nous observons l’hyménium d’une apothécie (constitué en palissade) comprenant des asques de dimensions 100 x 20-25 µm et des paraphyses multiseptées dont l’extrémité est composée de cellules plus ventrues, divisées et  couvertes d’une gélin épithécial caroténoïde (pigmentation se dissolvant rapidement) conférant la couleur aux apothécies. Les cellules rondes sont les algues.

JACQUES BECK CECCALDI